XI Fleurs d’ItalieOn entourait de nouveau la table. On avait recommencé à boire. — Bonne idée ! disait-on à la ronde, marions le bossu au lieu de Chaverny. — C’est bien plus amusant !… Le bossu fera un mari superbe ! — Et la figure de Chaverny quand il va se réveiller veuf ! Oriol fraternisait avec Amable Passepoil, sur l’ordre de mademoiselle Nivelle qui avait pris ce débutant timide sous sa haute protection. On n’avait plus de ces ridicules délicatesses : Cocardasse junior trinquait avec tout le monde. Il trouvait cela tout simple et n’en était pas plus fier. Ici, comme partout, Cocardasse junior se comportait avec une dignité au-dessus de tout éloge. As pas pur ! le gros petit Oriol, ayant voulu le tutoyer, fut remis sévèrement à sa place. Le prince de Gonzague et le bossu étaie

