PRÉAMBULEPour celles et ceux qui entrent directement, par ce bouquin, dans l’univers de Cicéron et qui, de ce fait, n’ont pas eu le bonheur de lire les précédents ouvrages, voici une courte, mais bienvenue, présentation des personnages principaux :
Les Z’Hommes :
Cicéron Angledroit : Détective, la quarantaine indéfinie mais bien tassée, si vous voyez ce que je veux dire, pas très grand, mal peigné, assez loser et très opportuniste. Il élève, seul, sa fille Elvira, une gamine pré-ado délurée (Elvira Angledroit… autre calembour). Son ex-femme est partie à l’étranger où elle enchaîne les missions humanitaires. Sa mère, yougoslave, vit à Paris et s’occupe de la petite pendant la semaine… Il fait ce qu’il peut pour vivre, c’est surtout un observateur. Il possède, à Vitry, un deux-pièces qui fait partie d’une maison divisée en appartements… Ses voisins, africains, comptent beaucoup dans sa vie. Mais, désormais, il passe le plus clair de ses nuits, si on peut dire, chez Vanessa à Choisy. Il a aussi un fils, Enzo, mais c’est une autre histoire (voir un peu après).
René : Caddie-man à l’Interpascher de Vitry… mi-ouvrier, mi-traîne-savates… un homme bourru, rustre mais attachant (un peu le Béru de San-Antonio en moins exotique). Ex-alcoolique pas anonyme, il fréquente, chaque matin, le même bistro (dans la galerie de l’Interpascher) que Cicéron… Ils se sont rencontrés à l’occasion d’un attentat qui a touché le troisième larron important de l’histoire (Momo). René, sous ses airs de boulet, est un homme bien et plein de bon sens qui se remet miraculeusement d’un AVC qui l’a transformé.
André dit Momo : Un taciturne à l’allure de SDF, intellectuel « rentré », pas expansif ni vantard. Il vendait des Belvédère (journal d’insertion) à la sortie d’Interpascher… Il déployait une telle psychologie que cette activité était très lucrative pour lui. C’est le penseur de la b***e. Il connaissait déjà René. Mais un attentat (voir Sois zen et tue-le) dans la galerie marchande l’a privé de son bras droit et lui a permis de sympathiser avec Cicéron qui les croisait, lui et René, chaque jour, sans faire attention à eux. Son handicap et les soucis administratifs lui ont fait renoncer à son activité. Désormais il émarge à la Cotorep et à l’AAH (allocation aux adultes handicapés) et, la vie se montrant souvent facétieuse, il est devenu le bras droit de Cicéron. Il a une chambre au mois à l’Hôtel de la Gare de Vitry.
Le commissaire Théophile Saint Antoine : Un flic à l’ancienne, près de la retraite, bien forgé par une longue expérience du terrain, désabusé mais très droit. Est devenu pote avec Cicéron, auquel il confie quelques affaires en marge quand il n’a pas, lui-même, les coudées franches. Pote, mais avec, quand même, la barrière des convenances et du respect qu’ont ancré, en lui, son éducation et une longue carrière poussiéreuse de fonctionnaire de terrain.
Les Nanas :
Monique : Veuve de Richard Costa qui a été au cœur de Sois zen et tue-le. Elle est aussi maîtresse de Cicéron mais plus épisodiquement. Elle est également lesbienne et vit désormais avec Carolina, son ancienne belle-sœur (sœur de Richard). Elle vient d’avoir un bébé : Enzo, de Cicéron qui, ne sachant pas dire non, a accepté d’être le géniteur de cet enfant. Mais Carolina et elle en sont les parents officiels aux yeux de la loi.
Carolina : Juste ci-dessus évoquée, c’est le fantasme number one de Cicé. Manque de bol, lui, si talentueux d’ordinaire, se métamorphose en cloporte dès qu’il l’approche. Au fil des aventures, ils se familiarisent tous les deux mais ça n’est pas facile. D’autant que Carolina connaît très bien la relation « passée » de Monique et de Cicé et qu’elle semble plus exclusive que notre héros.
Vaness’ : Fliquette, adjointe du commissaire, qui accorde aussi ses faveurs à Cicéron. Mais c’est du donnant-donnant. À la moderne. Sexuellement, elle le bouscule un peu par sa jeunesse et il a, parfois, du mal à s’accrocher aux branches. Elle était mariée à un CRS baraqué d’origine africaine dont l’existence créait des angoisses abyssales (et justifiées) dans la tête du détective. Heureusement pour Cicéron, le couple vient de divorcer et tout danger est désormais écarté.
Jocelyne : Euh… là, c’est compliqué. Pour résumer : l’ex-femme du père « inconnu » de Cicéron que celui-ci retrouve, par hasard, fracassé sur sa table de cuisine (voir Qui père gagne) et qui ne laisse pas notre narrateur de marbre. Enfin si, quand même… si l’on peut dire. Mais elle a décidé, unilatéralement, de prendre ses distances. Elle est la mère de Jérôme, pizzaïolo à Vierzon, qui est, de fait, le demi-frère de notre détective.
Et sans oublier Raoul et sa nièce, Lulu, qui tenaient le bistro de l’Interpascher, siège social de notre détective… Vous ne les verrez plus, ils ont vendu leur rade à Félix Yu, un chinois cent pour cent made in RPC.
Voilà, voilou… Bonne lecture !