❇️ Nouveau Travail ❇️

1280 Words
Ça fait déjà une semaine que je cherche du travail et je commence à désespérer. Quelle chance que j'aie conservée les pourboires reçus qui étaient plutôt conséquents quand je travaillais au bar. J'ai pu grâce à eux, payer quelques produits et refaire les courses, mais je ne pourrais pas tenir comme ça très longtemps. Et je ne veux pas manquer d'argent ou de quoique ce soit. Je me rends alors à mon dernier entretien avec très peu d'optimisme mais je me dois d'y aller même si je sais que mon CV ne colle pas du tout à l'endroit où j'ai postulé. Pourtant, grâce à je ne sais quel miracle ils m'ont donné un travail je dois commencer le soir même, la tenue des serveuses est sublime en plus elle n'est pas vulgaire. J'attache mes cheveux de façon négligé et je commence à faire mon travail je dois être polis et les formules de basse je les connais je n'ai aucun problème avec le menu étant donné qu'il n'a pas changé depuis le temps. Je venais dans ce restaurant quand j'étais encore riche, je connaissais le menu sans oublier les meilleurs vins alors tout se passe extrêmement bien. Mes parents m'avaient quitté quand j'avais fini le lycée la chance que j'avais eue à ce moment c'est qu'il avait déjà payé pour au moins deux années complètes de mon université. Ils avaient malheureusement fait de mauvais placements alors je m'étais retrouvé sans rien, il me restait mon appartement qu'il m'avait pris car j'avais exigé avoir un appartement. Un caprice qui m'avait sauvé la mise après leurs morts vu qu'il l'avait mis à mon nom. Le reste s'était fait difficilement j'avais vendu tous mes vêtements de marques, mes montres, mes bijoux mais ça n'avait même pas fais le prix qu'il fallait payer pour le reste de mes études alors j'avais trouvé ce travail dangereux mais qui payait bien. Je soufflais en repartant une fois de plus donner une autre commande au chef cuisinier qui me sourit gentiment en me disant que j'étais plus efficace que ceux qui était là depuis des mois déjà. Je l'en remercie et me dirige vers la prochaine table avec un sourire professionnel qui manque de disparaître quand je vois mes anciennes amies qui m'ont lâché après la mort de mes parents à cause de mon nouveau statut social. Je ravale ma colère et leur fait mon plus beau sourire en leur demandant ce qu'elles veulent, elles ne me prêtèrent pas attention tout de suite. Puis quand elles le fient, un regard hautain apparu sur leurs visages alors qu'elles me détaillaient avec des sourires moqueurs. Je n'en fis pas cas et attendu leur commande tout en restant professionnel mais une d'elle s'exclama - Alors c'est ça que tu es devenue ? une serveuse tu fais vraiment pitié à voir tu sais Elles se mirent à glousser attirant certains regards sur elles mais je ne fais rien et répète ma question avec le même sourire professionnel. Elles semblent ne pas apprécier et rajoutent avec des regards mesquins et des sourires vainqueurs. - Si tes parents pouvaient te voir, ils seraient honteux et dire que Travis était fou d'elle à une époque. Franchement quelle chance qu'il a ouvert les yeux et qu'il t'ait épousé Rose Je les regarde avec le plus grand des mépris, mais je modère cependant mes pensées meurtrières en leur disant toujours avec ce sourire et mon self contrôle qui risquent de disparaître d'un moment à l'autre - Mes parents s'ils me voyaient, ils seraient fiers de moi parce que j'ai continué mes études et que je vais bientôt les finir en plus vous vos parents sont toujours vivants et pourtant ils n'ont aucune fierté quand on parle de vous. Comment pourrait-on être fier de filles comme vous ? Caroline toi, tu as plus de silicone en toi qu'il n'y a de plastique dans cette ville, quant à toi Léa tu ouvres plus tes jambes qu'il y a de jours dans une année et de cheveux sur une tête. Et n'en parlant pas de la grande Rose qui n'est tellement pas sûre d'elle qu'elle a dû coucher avec toute la moitié de la population masculine. Juste pour trouver un qui aurait bien voulu d'elle, même là il t'a épousé parce que ses parents étaient ruinés et qu'ils avaient besoin de l'argent de tes parents pour remonter la pente. Alors oui, je suis fier d'être serveuse et je sais que mes parents le sont aussi. Maintenant si l'on a fini de discuter pourriez-vous s'il vous plaît me dire ce que vous souhaitez commander pour que je puisse aller passer votre commande et m'occuper des autres clients qu'il y a dans la pièce ? Elles n'osaient plus rien dire, je prends leurs commandes et me dirige vers les cuisines. Le temps est passé vite et ma soirée a été un succès, on m'a payé à la fin de mon service alors j'étais plutôt contente. Deux bonnes semaines se sont écoulées et je commence à vraiment bien m'entendre avec les autres serveurs. Ce soir, on a beaucoup de client mais il y a surtout une réservation qui semble rendre nerveux le patron. Je viens de débarrasser une table et je suis en train de me diriger vers les cuisines quand je tombe sur son regard noir intense, une vague de frissons indescriptible parcourt mon corps, je rougis en me rappelant la dernière fois qu'on a été en contact. Je ne peux toujours pas oublier la façon dont il m'a embrassé et il me fixe avec envie et admiration, je détourne le regard puis continue mon travail en l'ignorant. Mais il a bien sûr fallu qu'il demande à ce que ce soit moi qui le serve. Le patron m'a demandé d'être présentable parce que la première fois, je ne l'étais pas assez alors j'avais délaissé mon chignon désordonné pour un chignon strict, un léger rose à lèvre, du mascara et j'étais assez présentable selon lui. Quand j'arrive à sa table son regard ne me lâche pas, je demande poliment ce qu’ils veulent en commençant par les deux hommes qui l'accompagnaient. Ils me répondent avec des regards pervers et des sourires lugubres quand je me tourne vers lui le regard meurtrier qu'il leur lance fini par les calmer. J'attends sa réponse avec le cœur au bout des lèvres j'ai l'impression qu'il pouvait me sauter dessus d'un moment à l'autre. Je vois un sourire charmeur apparaître sur ses lèvres il me dit en me fixant droit dans les yeux - Je vous veux vous mademoiselle Hatcher, mais je ne pense pas que vous soyez au menu alors je vais prendre ce que j'ai pour habitude de commander et pour la boisson vous savez ce que je veux - Je vous apporte ça tout de suite Les autres serveurs qui étaient à côté et qui avait entendu ce qu'il a dit me lancent des regards curieux. Je me mords la lèvre alors que je me vois déjà me faire questionner par le patron et les autres employées qui ont dû remarquer sa familiarité avec moi. Je prends les boissons des messieurs puis je demande une bouteille de rhum au bar je m'apprête à partir quand le patron m'arrête - C'est la commande de la table où se trouve Monsieur Millanez ? - Oui - Le rhum est pour lui ? - oui, c'est ce qu'il a commandé - Il est un client habituel et il ne prend jamais de Rhum, vous avez dû vous tromper dans les commandes jeune fille, allez prendre une bouteille de vin blanc dans les cuisines Je souffle d'exaspération puis je vais chercher en cuisine ce que monsieur Millanez commande toujours...
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