Je viens à peine d'arriver devant son chauffeur que je le vois arrivée vers moi en descendant les escaliers avec un sourire qui me donne envie de lui faire ravaler. Je m'apprête à lui sauter à la gorge pour l'étrangler dès qu'il sera devant moi.
Mais il m'attire vers lui, mon corps est direct parsemé de milliers de frissons ce qui me fit hoqueter.
Son sourire me fait perdre le nord et son regard m'empêche d'esquisser le moindre geste de recule, il caresse doucement mon épaule créant un océan plus que visible de frissonnements sur mon corps.
Un sourire sadique étire ses lèvres puis il me murmure à l'oreille de sa voix grave
- Je suis désolé je n'ai pas eu l'occasion de vous revoir j'aurais aimé vous dire que je vous ai fait renvoyer de ce bar miteux.
- Je suis au courant et franchement je ne sais pas ce qui m'empêche de vous frapper. Ah oui vos bras ! Lâchez-moi
Je commence à gesticuler ayant repris quelques-unes de mes facultés, il sourit et caresse doucement ma joue, cette fois-ci je ne peux pas m'empêcher de rougis à en devenir une tomate.
J’essaie de cacher mon visage, il prend mon menton entre une de ses mains et me fait le regarder. Son regard m'hypnotise, je ne veux même plus qu'il me lâche je veux rester comme ça. Il semble satisfait et il me dit sans me lâcher
- Je viens de payer la dernière échéance de votre semestre, j'ai fait croire qu'on était ensemble car je n'avais selon eux aucune raison de payer vos frais d'étude et si j'ai bien fait attention une femme nous observe pour savoir si ce que j'ai dit est vrai alors je vais vous embrasser
- Je ne vous ai rien demandé et je ne vais pas vous laisser m'…
Ses lèvres capturent les miennes sans plus de procès, mon corps n'est plus qu'un mannequin sans articulations, et pourtant mes lèvres se mouvent contre les siennes. C'est comme si j'étais consumé par une passion des plus vorace, je tremble de tout mon corps et de mon être.
Il me lâche après une ou deux minutes à partager ce qui allait faire de moi la pire des junkies dans quelques mois. Il me fait un bisou sur la bouche puis se recule, je ne comprends vraiment pas ce qui viens de se passer, mais quand il m'invite à monter dans sa voiture je ne dis rien de plus et je m'y engouffre.
Une fois dans la voiture je m'attends à ce qu'il m'explique tout ça, mais il n'en fait rien il demande juste à son chauffeur de nous conduire jusqu'à chez moi, chauffeur qui à ce que j'ai entendu s'appelle Ethan.
Il n'a rien dit depuis que nous sommes partis et quand il mord sa lèvre avec un sourire qui je dois l'avouer pourrait faire tomber la moitié des femmes de la ville je comprends que je ne ferais pas exception.
La voiture s'arrête et je descends à toutes vitesses de la voiture puis je me retourne vers lui et commence à cracher mon venin.
- Espèce de malade je ne sais pas ce qui ne va pas chez vous mais la prochaine fois que vous m'approchez je vous castre espèce de tarer, et si vous vous sentez coupable de m'avoir fait virer je n’en ai rien à faire. Vous n'avez pas à payer mon université parce que vous avez pitié de la fille que vous avez fait virer. Je vais vous le rendre cet argent, mais entretemps je ne veux plus que vous m'approchiez espèce de pervers
Oui je sais j'ai un peu abusé à la fin mais on n'embrasse pas les gens comme ça et même si c'était pour la bonne cause ça m'a chamboulé plus que je ne l'aurais cru. J'ai encore l'impression de sentir ses lèvres sur les miennes, son souffle contre mon visage et son regard qui ne me lâchait pas m’a rendu folle.
Je n'ai pas attendu sa réponse que je suis parti en courant vers la porte de mon immeuble et je m'y suis engouffré à toute vitesse de peur qu'il m'ait suivi. Une fois loin de lui je m'écroule, mes jambes menaçaient de me lâcher d'un moment à l'autre depuis ce b****r.
Je frisonne de tout mon saule et tremble comme une feuille en repensant à son regard si sauvage.
Je suis restée assise au sol pendant une bonne trentaine de minutes puis je me suis finalement relevé avec la ferme conviction d'en savoir plus sur l'homme qui avait chamboulé ma vie en même pas deux jours.
Après avoir pris une douche pour me détendre je prends mon ordinateur et tape son nom. Les articles fusent devant mes yeux. Mon Dieu, je viens d'insulter un homme qui pourrait acheter mon immeuble avec moi à l'intérieur s'il le voulait.
Je mords ma lèvre de panique et d'incompréhension, mais pourquoi il me tournerait autour, j’ai cherché des photos de ses ex et franchement j'étais sur le cul.
Aucunes copines ou plan culs revanchards seulement des spéculations mais rien de concret, peut-être qu'il est homo et qu'il veut faire croire qu'il est hétéro. Mais ça n'a aucun sens, je suis mignonne sans aucun doute mais des femmes splendides lui tournent autour alors que moi je suis plus que banal.
Je souffle d'exaspération en sortant de cet article où ses photos étaient affichées, avec la désagréable impression que même à travers ces photos sont regard pourrait me paralyser sur place.
Je décide finalement de regarder quelques films puis je commence à regarder des annonces de travail, je lui ais dis que je lui rendrai cet argent et même si je sais qu'il n'en a pas besoin je ne veux pas avoir de dettes envers lui.
Il m'intrigue déjà assez et je ne comprends toujours pas pourquoi un homme d'affaire aussi important a pu se retrouver dans un bar aussi miteux et dangereux. Je m'endors après avoir retenu certaines des annonces qui avaient l'air plutôt alléchantes.
Demain au moins en rentrant des cours j'aurai tout le temps de me reposer avant d'aller chercher un nouveau travail, il n'y a pas que la dette que j'ai envers cet homme, je dois me nourrir et payer quelque produit qui me manque…