❇️ Renvoyer ❇️

1231 Words
J'étais toujours assise sans pouvoir faire sortir le moindre mot de ma bouche et lui il n'avait pas touché à son verre, le faisait-il volontairement ? Trop de questions sans aucunes réponses, alors j’ai décidé d’en poser parce que la situation était vraiment glauque - Pourquoi vous avez attendu que je finisse mon service ? - Je vous l'ai dit je voulais que vous me teniez compagnie et je devais rencontrer quelqu'un pour des affaires plus tard donc j'avais besoin d'une bouteille ainsi que de compagnie, mais apparemment vous n'êtes pas de bonne compagnie - Je suis de très bonne compagnie, c'est juste que j'aimerais savoir qu'elles sont vos intentions à mon égard - Moi-même je ne sais pas ce que je vous veux, mais quand je vous ai vu je me suis immédiatement rendu compte d'une chose - Laquelle ? - Vous n'avez rien à faire ici, cet endroit est juste affreux vous ne collez pas avec le décor - J'ai besoin d'argent, c'est pourquoi je travaille ici. En plus ça fait déjà 4 ans que je suis employé dans ce bar je ne crains rien - 4 ans, c'est long et pourquoi vous n'êtes pas parti depuis ? - Je veux finir mes études avant de partir mais là n'est pas la question puis-je connaître votre prénom ? - Si je vous réponds pourrai-je connaître le vôtre ? - Oui, il en va de soi - Je me prénomme Estéban - Amy Un sourire discret prend place sur ses lèvres, j'y réponds par un sourire gêné puis quand la porte s'ouvre et que je vois Hélène pénétré dans la salle j'ai un petit pincement au cœur, cela veut dire que je dois me dépêcher de partir pour aller en cours. - Je suis désolé mais je dois y aller. - Je peux vous déposer si vous le souhaitez - Euh non ne vous dérangez pas pour ça, je vais prendre le bus - J'insiste Il est parti payer sa consommation pendant que je vais récupérer mes affaires sous le regard envieux d'Hélène qui me souffle un petit - Tu as de la chance pour une fois qu'un bel homme entre dans ce bar miteux c'est toi qui l'intéresses, j'aimerais bien être à ta place moi Je ne réponds pas et le suis dehors, je ne suis pas surprise de voir une grosse voiture noire devant le bar. Il m'invite à monter à l'arrière et en fait de même, je suis très mal à l'aise je ne pensais pas qu'il était aussi riche, je ne dis aucun mot jusqu'à ce qu'on arrive devant mon immeuble. Je m'apprête à descendre mais il me reteint par le poignet, je me retourne pour savoir ce qu'il me veut et je plonge à nouveau dans l'océan noir que contiennent ses yeux, il me dit doucement de sa voix si grave et si suave - J'espère vous revoir bientôt - Je ne pense pas que ce soit possible Il me tend une carte et en voyant que je ne réagis toujours pas il me la met dans la main et la caresse doucement, des vagues de frisons prennent possession de tout mon corps, je ne sais pas quoi faire alors je hoche juste de la tête avant de descendre de sa voiture. Je cours jusqu'à la porte de l'immeuble où je m'engouffre à la hâte, après avoir retrouvé une respiration normale je monte rapidement à l'étage et vais prendre une douche. Après m'être habillé je regarde une dernière fois la carte de visite qu'il m'a donné Esteban Millanez, il doit avoir beaucoup d'argent ai-je pensé vu qu'en plus il possède une entreprise. Je souffle un bon coup puis je sors de mon appartement et je me mets à courir vers l'arrêt de bus. Quand j’arrive, je pars directement rejoindre mes deux amies Lenna et Emillie, je leur fais la bise puis on se met à papoter mais Émilie me fait la remarque t'en redouter - Amy t'a une tête affreuse, tu étais de service cette nuit n'est-ce pas ? - Oui mais ne t'inquiète pas je vais arrêter ce travail bientôt il me reste plus qu'à payer la dernière échéance et je pourrais enfin être libre - j'espère bien parce que plus les jours passent et plus tu deviens affreuse. En plus t'as des cernes énormes - A ce point-là ? - Oui Je ne dis plus rien et vais prendre place avec les autres dans l'amphithéâtre, le cours est long et chiant à souhait mais je fais tout pour ne pas dormir et je suis attentivement tout ce que ce vieillard au crâne dépourvu de cheveux qui parle comme si la mort le bipait à chacune de ses inspirations dit. Quand les cours finissent enfin, je rentre à la maison et en profite pour me reposer car je dois repartir travailler dans 2h avec un peu de chance je finirais le travail à 24 h. Et je pourrais me reposer quelques heures de plus aujourd’hui. Je m'assoupis et la sonnerie stridente du réveil me fait sortir de mon sommeil je me lève et regarde l'heure vite fait, je vais vite m'habiller comme il faut puis vais prendre mon bus. J'arrive avec quelques minutes de retard et je sais déjà que je vais me faire réprimander, mais je ne peux pas être toujours à l'heure. Quand je rentre, je vois une autre serveuse qui se déplace mollement dans la pièce se faisant insulter par la moitié des clients. Je vais vers le comptoir de mon cher Hector, il me regarde avec joie puis me dis - Ah tu es enfin là, c'est toi que j'attendais je t'avais dit que je ne refuserais pas s'il voulait t'acheter - Tu vas tout même pas me dire que tu m'as vendu ? - Non bien sûr que non je ne t'ai pas vendu par contre tu es renvoyé - Quoi, mais pourquoi tu sais que je suis une des meilleures serveuses que tu aies. C'est lui qui te l'a demandé ? - Oui et je le sais ça mais je ne peux pas faire autrement, je ne veux pas avoir de problème ce mec est très puissant - Je peux travailler en cachette - Désolé mais je ne peux rien faire pour toi, tu connais la sortie ma belle Je ne le supplie pas plus que ça et m'en vais je marche jusqu'à trouver un taxi pour rentrer chez moi. Je vais me coucher en larmes, demain, je dois me remettre à chercher un travail parce que sinon je ne pourrai pas payer ce que je dois et je risque de ne pas avoir mon diplôme, mais avant tout je vais rendre une petite visite à ce mec. Le lendemain, c'est avec les yeux bouffis que j'arrive à l'université mes copines me regardent avec peine quand je leur dis que je me suis fait virer. Les cours me donnent des maux de tête, mais je résiste et les finis, quand je sors enfin de l'université je suis surprise de voir la voiture d’Esteban. Mais qu'est-ce qu'il fait ici ça ne lui as pas suffi de me faire renvoyer de mon travail, il veut aussi me faire chasser de l'université ? Je ne vais pas lui permettre de me gâcher la vie pour qui il se prend celui-là, je vais lui montrer moi qu'il ne faut pas me provoquer…
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD