Chapitre 7

2806 Words
Adrian 2 Mars, Toujours dans la même position, je la fixe du regard mais elle finit le jeu de regard qu'il y avait entre nous en commençant la conversation. Bien que je pense savoir où elle voudrait en venir. Le sujet de tous mes problèmes, Salvador. " Donc si je comprends bien, tu veux te faire passer pour mort. Mais la chose la plus bizarre que je trouve, si je peux me permettre bien sûr. " " Je t'écoute... " " Pourquoi ton frère te déteste au point de vouloir te tuer ?" Je m’en doutais qu’elle allait me poser cette question. Je lui réponds d’une façon calme. " Je me le demande aussi mais bon." C'est vrai ça je m'en suis toujours posé la question. Bien que d'une part, j'ai l'impression que c'est le fait que j'ai eu le poste de présidence pour la filiale internationale. Étonnement, j'ai la fameuse impression que cela ne peut pas être que ça. Mais je ne sais pas quoi. La seule chose qui me vient à l'esprit c'est le fait que j'ai la présidence de la filiale principale. Il faudrait que je découvre quoi et je le ferai quoi qu'il en coûte. Je la regarde d'un coin de l'œil lorsqu'elle tourne sa tête. A un moment donné, elle se lève de mes jambes et s'éloigne de moi. " Tu sais que je ne te ferais aucun mal ?" " Je le sais, c'est juste que nous venons juste de nous rencontrer et ce n'est pas très approprié. " Je la comprends sur ce point et fais un signe de tête afin qu'elle sache que je suis du même avis. Me souvenant qu'elle devait me raconter ses problèmes, je me surprends à la regarder d'un air pensif. Voyant que je la fixe, elle me regarde et me questionne. " Quoi, il y a un problème ?" Je fais un "non" de la tête. " Alors tu veux quelque chose ? " Je fais à nouveau un "non". " Alors ?" mettant son poing sur ses hanches en me regardant d'un air inquiet. Toujours en faisant un duel de regard, je m'attarde sur ses yeux, ses magnifiques prunelles. D'un coup, j'éclate de rire et elle me regarde d'un air étrange croyant que je devenais fou. Croyez-moi, moi-même je ne sais même pas pourquoi je rigole. Mais une chose est sûre, le simple fait de la voir inquiète pour moi, me laisse penser que je l'intéresse. " Qu'est-ce qu'il se passe ? Arrête de te moquer de moi si c'est ça qui te fait rire." Je continue de rire de plus belle. "Non mais sérieusement là ! " en commençant à être furieuse. " Tu sais que le fait que tu te fâches te fait devenir plus mignonne que tu le penses." riant toujours en la fixant du regard. Elle est trop mignonne. Même quand elle essaye de se mettre en colère, sa bouille d'ange ne fait qu'embellir son visage. Incroyable ! " Quoi ?" d'un air étonné de mes propos. Je vois ses joues virer vers une couleur rosâtre. Elle rougit ! " Je ne dis que la vérité, madame Alexias." " N'importe quoi et puis c'est mademoiselle Alexias, je vous signale." “ Désolé de vous dire la vérité alors !” Je remarque qu’elle est gênée par mes propos. Non, croyez-moi jamais j' aurais pu croire que je dirais des choses comme celle-là. Je pense que c’est le fait que cette fille me fait ressentir des choses nouvelles que je n’ai jamais ressentis pour d’autres filles autrefois. Enfin sauf une, mais ça c’est le passé. Maintenant, nous sommes au présent et je me trouve face à une incroyable jeune femme qui avait une forte ressemblance avec la fille de mon passé. Cependant, Alexias a l’air unique mais surtout spéciale. “ Non mais sérieusement pourquoi vous riez comme ça ?” me dit-elle. M’interrompant dans mes pensées, je la regarde et lui dis d’une manière sincère. “ Je vous ai déjà dit, tu es mignonne même quand tu te mets en colère. S'il te plaît, revenons au tutoiement, tu veux bien ?” “ Ok mais tu penses vraiment ce que tu dis ?” “ Bien sûr, on ne t’a jamais dit à quel point tu es magnifique ?” “ Non, mais merci.” en rougissant. “ Et bien tu veux que je te dise une chose ?” “ Je t’écoute !” “ Crois-moi c’est la première fois que je dis une chose comme celle-là à une femme. Tu es la première et je n’en pèse pas sur mes mots. Il y a tellement de choses qui me viennent à l’esprit pour toi que ça serait long à dire.” “Waouh, je n’y crois pas vous le Adrian Santos, le PDG de A.C.E Corporation vous me dîtes que c’est la première fois que vous faîtes un compliment à une femme alors que je suis sûre et certaine que des milliers de femmes vous cours après.” “ Je ne rigole pas, vous êtes vraiment l’unique femme à qui je fais un compliment de ce type.” “J’en suis flattée !” dit-elle en souriant. J’adore son sourire. Voulant savoir l’origine de son histoire, je lui en informe directement. “ Alexias, tu vas trouver ça bizarre mais j’ai vraiment envie que tu me racontes tout ton histoire. Et ne t'inquiète pas, je ne te jugerais pas et si tu as envie de pleurer, je suis là pour te consoler. Bien sûr, c’est si tu le veux.” Elle perd immédiatement son sourire et je m’en veux que ça soit de ma faute. “Je ne veux pas te rendre triste. Je peux attendre tu sais.” “ Ok, je vais te le dire puisque j’en ai marre de laisser toutes mes pensées pour moi. Je pense que ça serait mieux que je me confie à toi. En plus, je pense que je peux te faire confiance. Mais je vais te chercher un verre d’eau pour toi, ok ?” “Non, pas la peine…" “Oui, je vais le chercher aussi bien pour toi que pour moi puisque c’est vraiment long à raconter.” en me coupant. “ Ok, comme tu voudras.” Elle me regarde un instant dans les yeux puis se tourne pour se diriger vers une petite pièce qui donne sur le salon dont je pense être la cuisine. Elle entre. Mon regard reste fixé sur cette pièce me rendant compte que ça sera sûrement un sujet très sensible pour elle. Quelques minutes plus tard, je la vois revenir vers moi avec à sa main deux verres et une bouteille d’eau. Mais ce qui me perturbe, c’est que j’ai l’impression qu’elle était en train de pleurer puisque des larmes coulaient de ses yeux. Elle dépose les verres et la bouteille d’eau sur la petite table en verre, me regarde puis éclate en sanglots devant moi. La chose qui me vient à l’esprit, c’est de la consoler. C’est ce que je fais, je la tire d’un geste brusque afin qu’elle tombe sur moi. Elle se retrouve sur moi et je soulève ses jambes afin qu’elle soit posée complètement sur mes jambes bien sûr en faisant attention. Elle enfouit son visage dans mon cou et mes poils se mettent à hérisser à son simple contact. Je mets mon bras dans son dos afin de la calmer. A un moment donné, elle relève toujours son visage avec ses yeux débordant de larmes. “ Je suis désolée.” Je ne comprends pas pourquoi elle s’excuse alors comme seule réponse, j’essuie ses yeux du bout de mes doigts afin d’effacer ses larmes. “ Désolée !” me dit-elle de nouveau. Je relève son visage qu’elle avait abaisser et lui réponds cette fois-ci : “ Pourquoi tu t’excuses ?” “J’ai sali tes habits.” “ Mais ce n’est que de l’eau. C’est plutôt à moi de m’excuser.” “Comment ça ?” “Puisque c’est ma faute si tu es en train de pleurer.” “Non, c’est moi. Je me dis juste que si mes parents étaient toujours là rien de cela se serait passé et on ne se serait jamais rencontrer.” Là je compris toute de suite que tous ses problèmes à un rapport avec ses parents. “ Tu veux bien m’en parler ?” Comme réponse, elle hoche la tête. “Cela date depuis que mes parents sont morts d’il y a trois ans...” Waouh, c’est horrible ce qu’elle a vécu. Je comprends à quel point elle a souffert, en plus qu’elle veut vraiment entrer dans l’entreprise. Jamais je n’aurais cru qu’elle aurait vécu une vie comme celle-là. Je n’arrive pas à croire à quel point le monde peut être cruel comme ça. Je m’en veux moi-même alors que la seule chose qu’elle veut c’est travailler. Je m’en fais la promesse que tous ses rêves se réaliseront prochainement et ferait en sorte que ses problèmes ne soient qu’un cauchemar. Elle ne mérite vraiment pas ça. Je la protégerais coûte que coûte ça c’est sûr et certain. Lorsqu’elle a terminé de me raconter son histoire, voyant mon air choqué, elle éclate de nouveau dans mes bras. Je tente de la calmer du mieux que je peux. Quelques minutes plus tard, j’entends un bruit vers la porte. Le bruit devient plus fort ce qui coupe les larmes d’Alexias. Je vois à cet instant la peur à travers ses yeux et moi j’en suis sur le choc. “ Quelqu’un est là ?” dit une voix à l’extérieur. Nous entendons des bruits de pas et la porte se met à grincer. Alexias se lève et elle m’aide à me lever à mon tour. “Tu penses, que c’est qui ?” dis-je d’une voix basse. “ Aucune idée, viens.” Je sens une douleur à ma jambe mais la porte se met à grincer de plus en plus alors nous allons directement dans sa chambre sans oublier de prendre mes béquilles. Sa chambre est magnifique, mais je ne m’attarde pas sur cela sachant que des personnes pourraient venir nous tuer ou nous kidnapper. Ayant peur et entendant le bruit d’une porte s'ouvrir, Alexias ferme la porte de sa chambre tout doucement puis fouille dans ses affaires, prend un petit sac et me fait signe d’aller vers le mur. Sauf que je ne vois qu’un simple mur, elle touche un bouton caché, positionné en bas de sa commode et ce que je vois m’impressionne. J’avais l’impression d’être dans un film d’espionnage à la James Bond. Une ouverture s’ouvre et je vois des escaliers menant à un endroit dont je ne connaissais pas l’existence. Elle m’aide à descendre l’escalier et descend ensuite puis referme l’ouverture en touchant un même bouton positionné cette fois-ci en bas de l’escalier. Nous sommes descendus à temps puisqu’à peine cela je vois des pieds venir en direction de la chambre. Nous descendons et marchons plutôt je veux dire que moi je m’aidais de mes béquilles avec le soutien d’Alexias. Elle ouvre une porte menant au bout de l’escalier et je sens l’air froid à l’extérieur. Ce qui était bizarre, c’est que nous n'étions pas devant son appartement mais plutôt dans une ruelle du Queens. Arrivé à un endroit quelconque où il y avait des chaises pour s’asseoir près d’un stand, je m’arrête une minute. Elle se tourne vers moi et regarde autour. " Qu’est-ce qu’il se passe ? " "J’ai mal. " "Tu veux quelque chose ? " " Non, ça va. Je veux juste prendre une pose. D’ailleurs nous sommes où ? " " Dans une ruelle du Queens derrière mon appartement ! " dit-elle sans entrer dans les détails. Je vois de l’inquiétude dans ses yeux. C’est compréhensible, puisqu’elle ne sait pas qui se trouve dans son appartement et qu’est ce que ces personnes lui veulent. Nous sommes dans une ruelle où marchait des personnes main dans la main ce qui me fait tout de suite comprendre que ce sont des couples. " Nous allons où ? " " J’en ai aucune idée mais je réfléchis. " en fixant un point lointain. "Très bien. On peut aller dans un hôtel. Je suis sûre qu’il y a un hôtel dans les environs." Elle se tourne cette fois ci face à moi et rapproche son visage de mon oreille afin de me dire d’une manière délicate : " Je ne suis pas la bienvenue et crois moi où nous sommes non plus. Donc nous devons partir. " Elle a raison ! Je tourne ma tête et vois des personnes plus particulièrement des femmes la regarder de manière très froide. Une jeune femme s’approche doucement de nous, je regarde sa main et ce que je vois me choque. Cette femme avait dans sa main un couteau et s’approchait toujours de nous. Je prends directement Alexias dans mes bras puisqu’elle ne voyait rien. Je sens sa respiration accélérée dans mon cou et dis d’une simple phrase à cette femme qui me regardait étrangement. "Calmez vous, ok. Nous allons partir. " " Vous vous trompez très cher, nous ne sommes pas là pour vous mais plutôt pour cette idiote. Vous savez qu’elle a tué ses parents. " " Vous vous trompez, elle n’a rien fait de mal. Alors laissez-nous partir et ne faites rien que vous ne pourrez vous pardonner. " dis-je tentant de faire changer d’avis à cette femme. " On vous laisse partir mais on ne veut plus jamais qu’elle vienne ici ou sinon elle mourra." " Très bien, c’est d’accord. " " Alexias, on y va ? " Je sens rien qu’avec sa respiration qu’elle avait peur, elle relève son visage pour me regarder et hoche la tête. La femme nous observant ainsi que tous les autres, elle fait signe aux autres de ne rien faire et nous empruntons le pas tous les deux. Malgré la douleur incessante, je fais abstraction et marche main dans la main avec Alexias. Une fois arrivé au bout du chemin, je vois un taxi et le fait signe de s’arrêter. Il s’arrête et nous montons dans le taxi. Ayant peur, elle me tient la main de plus en plus fort. " Où je vous emmène ? " "A Boston dans le Massachusetts. " " Très bien, attachez vos ceintures. " " Voici l’adresse exacte." dis-je en lui montrant le GPS de mon téléphone. " Aucun souci. " Nous roulons toujours avec Alexias qui pose sa tête sur mon torse en regardant le ciel par les vitres du taxis avec sa main dans la mienne. Arrivé à l’adresse exacte, nous entendirent le bruit des gyrophares des ambulances sûrement à cause d’un accident. " Et, voilà. " " Merci, tenez. " en lui donnant de la monnaie. Nous sortons du taxi et le chauffeur nous fait signe en nous disant « à la prochaine ». Il s’en va et Alexias ayant toujours peur pendant que je m’aide de mes béquilles pour marcher, elle ne me lâche point même pas une minute. Ce qui fait que j’étais aussi bien en train de forcer sur ma jambe qu’en la forçant à marcher à mes côtés. Posant un bras sur ses épaules en me stoppant une minute, elle sursaute à mes côtés. " Adri.. Adrian ? " dit-elle hésitante en me regardant. " Je t’écoute. " "Où sommes-nous ? " me montrant la barrière en fer où nous nous dirigeons. "Chez moi. " " Mais.. " " Il n' y a personne ici et ma famille n’est même pas au courant de l’existence de cet appartement. Donc tu n’as pas à avoir peur. " " Merci. " " Tu n’as pas à avoir peur. Viens là. " Je la prends directement dans mes bras et nous nous dirigeons vers mon appartement. C’est exactement l’endroit où je me dirigeais avant même d’avoir eu cet accident et par la suite de l’avoir rencontré. Ce que je ne regrette pas. Arrivé devant la barrière en fer séparant la cour de l’extérieur de chez moi, je fais le code et il s’ouvre sur l’air ébahi de ma chère Alexias. Nous entrons puis je fais le code de nouveau afin de déclencher l’alarme d’alerte en cas d’infraction. Je vois qu’elle regardait devant elle à la fois en souriant mais toute de même avec une mine inquiétante. Arrivé devant chez moi, je monte les marches toujours aidé par Alexias. J’ouvre la porte menant directement à l’ascenseur que nous prenons. Une fois entré dans l’ascenseur, je touche le bouton numéro 2 menant directement à mon appartement. Elle s’accrochait toujours à mes vêtements lorsque le tic de l’ascenseur fit ouvrir les portes nous faisant prendre conscience que nous étions arrivés. Nous sortons de l’ascenseur et on se dirige dans le salon. "Voici chez moi, on va rester ici."
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