L’opticien

4999 Words
C'est dans le lit que Diana se reveille. Un plateau sur la table de nuit. La porte de sa chambre verrouillée. Une petite souris en peluche posée, là. Juste à côté de son verre de jus d'orange. Un petit mot. " Bonjour ma petite souris, je suis partie de bonne heure. Je rentrerais tard. Ce que l'autre a fait hier était imprudent. Je dois vous enfermer.". Elle soupire... super... La voila enfermé. Encore. Elle savait qu'il lui ferait payer. Elle ne se souvient pas du moment où son geolier est venue la chercher. Elle se souvenait d'avoir insulté un long moment le commissaire. Est ce que cet imbécile a, au moins, pris le livre ? Et surtout va t il comprendre ?. Elle se lève pour verifier qu'elle n'a pas de traces sur elle. Apparement il n'a pas profiter de son état... c'est déjà ça... Il y a une robe, posé sur la chaise de sa coiffeuse. Elle hausse les epaules. Pourquoi s'habiller, quand on est enfermée dans une chambre. Elle grignote son petit dejeuner, se sera surement tout ce qu'elle aura jusqu'à son retour. Elle se rallonge. Repense à cette sensation bizarre qui ne l'a quitte pas depuis hier. Entendre le commissaire, si proche mais en même temps si loin... Si loin de se douter qu'elle était juste à quelques centimetres d'elle... L'entendre l'avait chamboulé. Sa voix, qu'elle trouvait si hautaine. Arrogante. Lui avait parut si famillere. Rassurante. Pendant quelques secondes, il lui était apparut comme un sauveur. Celui qui allait la sortir de cet endroit. Il aurait surement cassé la gueule de ce... fou... il l'aurait détaché et ramené aupres de William. Comme quand Bastien l'avait agressé, il l'avait frappé. Deux fois. Il l'avait prise dans ses bras, et fait monter dans sa voiture. Elle avait eu peur de lui, ce soir la. Mais hier, elle l'aurait laissé tabasser son geolier. Sans aucunes craintes. Ça l'a tué de penser ça, mais... lui venait souvent ici, apparement. Si il y avait une personne qui pouvait l'aider, c'etait lui. Il suffisait juste de lui faire passer des messages. Jusqu'à ce ce qu'il comprenne. Elle soupire. Vu qu'il n'a pas capté son premier signe... des souris. Elle a hate qu'il revienne. En espérant qu'il revienne rapidement. Chaque jour qui passe, lui donne envie de se tuer. Elle soupçonne son ravisseur d'être erotomane Elle avait trouvé un vieux bouquin parlant des differents troubles mentaux. Il était médecin. Il en avais pleins. Ou schizophrène. Ou bipolaire. ?Jamais elle ne se serait doutée qu'il était amoureux d'elle. Pendant les diners chez le commissaire, il l'a regardé d'un regard un peu noir. Un peu pervers... c'etait sûrement lui, qui avait tenté de la v****r. La aussi, si le commissaire n'était pas arrivé... Elle rougit en repensant, qu'elle l'avait embrassé. Sous l'effet de la drogue, mais quand même. Pourquoi est ce que son geolier, la degouttait à ce point, alors que Victor lui paraissait beaucoup plus séduisant ? Ils devaient avoir le meme âge à peu pres. Le commissaire n'avait pas la cinquantaine. Il avait fait Alex vers 17 ans. Elle était degouttée par le sexe à force de subir les attouchements, les baisers et les carresses de Gregory. Mais elle essayait de garder une maîtrise de son corps, en repensant à William ou même à Alex, en repensant à ce qu'était une sexualité saine. Bon... le commissaire ne devait pas être du genre, à avoir une sexualité saine. Mais lui au moins, l'avait protégé. Elle se blottit sous les draps. Laissant sa main parcourir son corps. Pendant ces quelques secondes de plaisirs, elle est libre. Libre de coucher avec qui elle veut, où elle veut. Elle peut s'echapper, ne plus être l'objet de quelqu'un. Elle soupire... sentant le plaisir venir lentement. Elle se remémore les mains de son compagnons. Le sourire malicieux de son ami, qui la soulève pour l'assoir sur une table. Le commissaire qui enlève son t shirt à la salle de sport. Coucher avec lui, ça donnerait quoi ? Il serait surement instinctif comme Alexis... qui ne mettait pas vraiment de sentiments. Pas romantique comme William, qui prenait soin de lui demander à chaque fois, ce qu'elle voulait. En tout cas, les trois dégageaient la même sensualitée.. presque féline. Diana ferme les yeux. Laissant son imagination créer des fantasmes. Où se succèdent brièvement, son compagnon et son meilleur ami. Elle n'a pas le temps d'imaginer Victor. Ce n'est peut être pas plus mal. Elle halète. Gémit. Rit. Heureuse pendant ce court instant. Elle en profite pour se rendormir, sans se douter que quelqu'un l'observe en souriant. Profitant à travers un écran du spectacle. Victor sifflote en arrivant au poste. Un livre à la main. Il avait oublié de le descendre hier soir. Décidé à avancer. Apres avoir passé une bonne nuit à combler sa femme. Qui s'était montrée tres entreprenante. Ça faisait longtemps, qu'ils n'avaient pas partagés ce genre de moments. Catherine partageait certains de ses fantasmes, mais n'était pas aussi interessée que lui par ces choses la. Plus depuis sa depression. C'était une des raisons qui le poussait à aller voir ailleurs. Il retrouve son fils qui lui accorde qu'un coup d'oeil : " Content de voir que t'as passé une bonne soirée... - Tu as trouvé quelque chose d'interessant ? - La trace de pas, trouvé dans la tunel correspond à une taille 43, et un autre bout d'empreinte à été aussi retrouver. Mais ça correspond à du 44. Notre homme a un soucis de pointures... et la caisse, c'est un p****n de truc. Tape à l'oeil, un truc de bourge quoi... mais le genre de 4X4 ou on peut faire tranquille, rentrer une femme dans le coffre... couleur noire, et il a des pneux neige...". Victor reflechit : " Hum... ça avance bravo. Maintenant, il faut procéder par étapes, tu me trouves tout les proprietaires de ce genre de vehicules du departement, tu compares les noms au fichier, tout ça... - Je connais mon métier hein... - Cesse de m'agresser... on est du même côté, je te rappelle". William arrive au bon moment : " C'est parceque vous avez loupé sa crise d'adolescence, commissaire... Il faut bien qu'il vous en fasse une. Du nouveau ? - Comme Alex me l'expliquait, les empreintes ont parlées... Je vous laisse, je vais chercher si mes gars, savent des choses sur cette femme..". Il entre dans son bureau. S'assoit à la place où la jeune femme s'était assise un jour où il l'avait interrogé. Le coup du repas... c'etait bien de son genre... Elle est combative et son intelligence est remarquable. Même si elle differe de la sienne. Reflechir comme son cerveau atypique... il en était incapable. Il pose le livre sur un coin de son bureau, et appelle ses hommes de main. Leur demandant de trouver ce qu'ils peuvent sur la femme blonde : " Elle a surement changé d'identité... oui... fait le tour des prostituées, des escortes, des reseaux. Je veux des résultats rapidement ! .... non juste des infos pour l'instant... ha ! Jeff ? j'ai besoin de renseignements sur une autre femme. Dis à Alan de passer, je lui donnerais mes instructions.". William soupire.... son cousin l'interroge : " Nuit dificile ? - Oui... dormir seul, sans elle qui gigote à mes côtés. Merlin a finit par fuire ma compagnie. J'ai fait des rêves étranges, où elle couche avec le commissaire... ou elle est enfermée dans une cave... - Ha ouai.... t'es completement dérangés... après, il est bien conservé... - J'en peux plus. J'ai l'impression que mon cerveau ne veut plus réfléchir.. D'habitude, j'arrive à trouver le moindre petit indice, la moindre incoherence, un truc bizarre... La rien. Je pense juste à Diana. J'arriverais jamais à la retrouver Alex... - Hé ! Dit pas ça ! bien sur qu'on va la retrouver ! On a des indices, on avance ! Ne te morfond pas, j'ai besoin de toi ! Tu connais Didi tu sais comment elle fonctionne, elle nous a envoyé un signe je suis sur qu'elle va nous en envoyer d'autres pour nous aider ! - Elle me manque. Je veux juste la resserer dans mes bras... Des fois, j'ai l'impression d'entendre ses clefs... ou de sentir son regard posé sur moi... celui qu'elle fait quand elle veut me surprendre, et qu'elle pouffe de rire... - Tu veux pleurer ? - Non... mais je veux bien un calin bien virile... - Viens là...". Jordan les rejoint : " Je vous derange ? J'ai un truc qui peut peut etre vous interessez ?" Alex sourit : " Allez viens là gamin... calin de groupe... - Heu... vous voulez pas qu'on aille boire un café plutot ?" Blake se degage des bras de son ami : " Va pour le café... dis nous tes nouvelles ? - Le bouton retrouvé, c'est bien du nacre et le morceau de tissus est en soie de tres bonne qualitée, c'est de la soie sauvage. Il n'y a pas cinquantes boutiques qui vendent ce genre de produits. Donc on devraient peut être pouvoir trouvé quelque chose... en esperant que le kidnapeur se fournisse ici...". Le brigadier chef lève les yeux au ciel : "Alors ça les gars... je vois qu'un homme qui puisse nous renseigner sur ce genre de magasins..." Le lieutenant hoche la tete : " Le commissaire ? - Ouai... un café d'abord ? Je commencerais à me renseigner sur internet sur les boutiques de luxes des alentours...". Diana pense à Eugenie. Elle a parfois l'impression que son fantome hante les lieux... L'impression de sentir une presence. Triste. Mais compatissante. Une fois, pendant que son ravisseur l'embrassait depuis un trop long moment, un cadre était tombé. Lui laissant quelques minutes. Quand elle se regardait dans la glace, honteuse d'avoir cédée à des chantages. Elle croyait parfois voir un visage. Sentait une main sur son épaule. Peut être devenait elle folle, à force d'être enfermée ? Elle entendais des pleurs d'enfants. Des cris, qui la faisait psychoter... Elle sait que c'est ridicule. Non seulement, il la force à prendre la pilule, mais elle sait qu'il est sterile. Elle avait trouvé dans un livre appartenant à l'ancienne maitresse des lieux, des lettres. Lettres, où elle se confiait. Diana avait apprit des choses qui l'avaient...choqué. Boulversé. Faite pleurer, hurler de rage. Tant envers son geolier que vers Victor... à la difference de son ami, il n'etait pas completement fou lui... D'apres la lettre, il l'avait aidé à garder un lourd secret. Un secret horrible. Mais elle s'en voulait. Lui aussi. Est ce qu'ils avaient couchés ensemble ? Eugenie disait que l'enfant lui rappelait chaque jour ce secret ?. Diana conservait précieusement cette lettre, en la changeant de cachette regulierement. Au cas ou. Un jour, elle sortirais d'ici, et ça pourrait servir à rouvrir une enquête. Eugenie n'avait aucunes intentions de mourir, ou de faire du mal à l'enfant. Son mari lui, aurait par contre, pu avoir du mal a accepter l'enfant d'un autre. Si, c'était ça le secret. De toute façons, il était forcément d'un autre. Une enquête a surement du avoir lieux, et classé bien vite en suicide... Elle avait une petite idée du commissaire qui s'en était chargé. La photo de sa compagne d'infortune, posée sur la coiffeuse tombe subitement. Elle la prend et la regarde, chuchottant : " il rouvrira l'enquête... il me devra bien ça... il payera pour nous de... nous trois...". Sans qu'elle ne sache comment, Diana sent comme un courant d'air lui caresser les cheveux. Elle sourit... et prend son mal en patience. Est ce qu'elle seras encore punit pour hier soir ? Ou seras t il passé à autres choses ?. Les deux policiers, entrent dans le bureau de leur superieur, le derangeant alors qu'il allait prendre un livre : " Qu'est ce que vous me voulez ?" William lui montre les resultats de l'analyse du bouton, et du tissus : " On sait que le kidnapeur porte de tres beaux vêtements.... et comme nous on n'y connait rien... on se disait que votre avis serait le bienvenue...". Devant l'air perplexe de son géniteur, Alexis redonne une explication : " le mec s'habille avec des fringues de bourges... comme toi... tu te fournis où ? sur internet ? Ici ? - Hum... donnez moi les résultats... soie sauvage. Nacre, j'en était sur... dommage que nous n'ayons pas plus d'éléments. En tout cas, personne en ville ne fabrique de vetements avec une matière comme la soie sauvage... ça coûte très cher... personnellement, j'ai seulement six chemises dans cette matière... - Tu les achètes où ? - Ho pas dans le coin. Je vais à Clermont. Il n'y a que deux boutiques qui en proposent, mais on en trouve en ligne.. - Celle que tu portes la... ça en est ? - Oui... si tu prevoit de me renverser du café dessus, je t'en colle une... - Je veux juste verifier si elle n'a pas un trou...". Il le fixe sans reussire à lui faire baisser les yeux, et enlève sa veste de costume. Déboutonne son gilet et sort sa chemise de son pantalon : "Satisfait ? Pas de trace de reprisage... - Mouai... - Tu n'as qu'a passer à la maison regarder les autres... Catherine seras contente de te voir... - Jordan est en train de faire le tour des sites de bourges... ça seras long... t'as les adresses des boutiques ? - Oui... " il griffonne sur un post it : " Appelles les de ma part... ils seront plus concillants pour donner les b****s de videos surveillance. - La confiance règne dans votre milieux... - Ça ne voudra pas dire grand chose, on ne sait pas depuis quand il a cette chemise... - Peut être qu'un client aura l'air bizarre" Blake acquiesse : "Les empreintes de pas, correspondent à des chaussures de ville, rien de bien intéressant mais par contre, la terre du tunnel est spécifique... chargée en fer. - Interessant... si on trouve un suspect on aura au moins un element... rien d'autre ? - Pas pour le moment malheureusement... - Je veux les b****s videos, des que les boutiques vous les auront fournit... si ils ne veulent pas, j'appellerais un ami procureur là bas... - Vous les aurez...". Il se rhabille et laisse les deux hommes sortir. Quelque chose le travail. Il n'y a pas que lui qui aime la soie sauvage... un de ses ami l'appreçie aussi. Un ami avec qui il allait souvent dans ses boutiques. Il cherche l'adresse des couturiers et couturieres de la ville... C'est rare qu'il ai peur... mais il a la boule au ventre en composant le premier numero... c'est vraiment stupide... Peut être devrait il attendre que ses hommes l'informe sur cette Nadia ?. Avant de tirer des conclusions hatives... Gregory avait réfléchit tout le matin.... repensant a la soirée... Victor était redescendu, il avait eu un air bizarre pendant quelques secondes. Avait il des doutes ?. Le message de Nadia, lui disant que des hommes interrogeait ses collegues à son sujet, ne le rassurait pas. Ils allaient decouvrir la vérité. Elle n'était pas vraiment infirmière, du moins, pas encore. Elle était à l'école d'infirmière, et faisait son stage ici. Mais surtout, elle avait un autre métier qui ne ferait qu'accentuer ses doutes. Victor était son alibi. La confiance qu'il lui accordait, lui avait deja permit d'échapper à quelques ennuis. Il ne devait pas la perdre. Il sort son telephone et envoit un message au commissaire : " je dois t'avouer quelque chose, j'aimerais te voir, tu es au commissariat ? - oui passes quand tu veux ". Il demande à sa secretaire de décaler ses rendez vous et ses operations de la journée. Il file au poste. Il doit prendre les hommes de mains de son ami de vitesse. Il gare sa voiture aux côtés de celle de Victor. D'un pas assuré, il pénètre dans les locaux et tombe sur le lieutenant Blake : " William ? Tu me reconnais ? - ho yes... l'ami de Victor, chirurgien c'est ça ? - En effet, il me parle souvent de toi, il t'appreçit beaucoup. Comment vas- tu avec cette histoire ? Les journaux ne parlent que de ça... - Je met toute mon energie à la retrouver... et retrouver celui qui a fait ça... - Si tu as besoin de parler... je ne suis pas psy bien sur, mais je peux te faire une ordonnance... - Merci... vous cherchez le commissaire ? - Oui, nous avons rendez vous... je te souhaites du courage, salut ton cousin de ma part, à bientôt - À bientôt". Alexis ne tarde pas à le rejoindre : " Il te voulait quoi lui ? - voir ton dady... il te passe le bonjour... - Arf... bizarre ce type... bon... ben je parit qu'on va devoir se demerder seuls cette aprem...". Gregory prend un air sombre et entre, apres une étreinte affectueuse, Victor lui fait signe de s'assoire : " Un verre ? Qu'est ce qui t'ammene ? - Muscat comme d'habitude, j'ai quelque chose à t'avouer... je n'ai pas osé te le dire hier devant Catherine... - Elle aboit beaucoup mais ne mord pas tu sais - Ho ça... je n'en suis pas sur... c'est au sujet de.. - Nadia... j'allais t'en parler moi aussi... écoute... tu es.. mon frère, j'ai voulut me renseigner pour savoir si ce n'etait pas encore une interessée... - Victor... - Laisse moi parler s'il te plait... j'ai envoyé mes hommes fouiller, il y a à peine quelques heures et déjà... j'ai des échos... - C'est une pute... enfin une escorte... je sais... - Tu sais ? - Oui, c'est comme ça que je l'ai rencontré... Nous nous sommes revus plusieurs fois. Elle m'a confié vouloir arrêter, car elle tombée amoureuse. Elle a arrêté. Mais au sein du service, ça commence à jaser... Sa reputation est faite maintenant... Elle restera une p**e pendant encore longtemps. On s'aime vraiment... je sais qu'elle est jeune... - Hum... ce n'est pas l'age qui m'inquiete... tu tombes vite amoureux, regarde ce qui c'est passé la derniere fois... - Je sais... et je suis vraiment desolé que tu ai du intervenir... mais cette fois c'est different... nous avons pris le temps. Elle ne me demande rien, tu sais. Elle aime son travail, elle n'a pas l'intention de le quitter... tu l'as vu elle n'est pas comme les autres ? - D'une certaine façon je te comprend. Elle est belle, cultivée... - C'est un peu ma Diana.... ne fait pas ses yeux.... je sais tes sentiments pour cette jeune femme... je ne te dit pas que je veux l'epouser le mois prochain, mais je veux être avec elle, vivre ce qu'on a vivre... ça durera le temps que ça durera... - Oui enfin... Diana ne partage certainement pas mes sentiments... et j'ai deja une femme ça me suffit... - Elle ne remplacera jamais la mienne... mais... je l'aime, elle m'aime, elle me fait rire, je me sens bien c'est le principal non ? j'avais peur que tu ne l'a trouve pas assez bien pour moi... - Ce n'est pas ça... elle est parfaite. J'ai juste peur pour toi. Mais si cette fois tu es sur.. - Je le suis... je te promet que tout se passeras bien... - J'ai confiance en toi, j'espère que vous vivrez de longues années ensemble...". Gregory respire quand son ami le prend à nouveau dans ses bras. Il va falloir faire plus attention... : " Tu veux qu'on aille diner quelque part ce soir ? - Pourquoi pas... se seras peut etre tard, j'attend des nouveaux elements pour Diana... - J'ai tout mon temps, sonne moi quand tu as finis. - Oui, ça me changera les idées, je cogite. Elle me rendait déjà fou quand elle était encore avec nous, maintenant qu'elle a disparut c'est pire... - J'imagine... il faut que tu prennes du recul... même si vous la retrouvez, elle ne seras surement plus elle même... - Si je prend trop de recul je vais me mettre Alexis à dos... - Tu y tiens à ton b****d finalement". Victor sourit : " C'est un bon policier...". Il le raccompagne jusqu'à sa voiture, pendant qu'Alexis file dans une boutique. Le jeune homme avait eu une idée, Diana ayant été enlevèe de jour, elle n'avait pas ses lunettes avec elle. Son ravisseur voudrait peut être lui en procurer, pour ça, il fallait une ordonnance ou allait chez l'opticien habituel de son ami. Il entre et s'approche du comptoir. Les opticiennes sont terriblements jolies ici : " Bonjour, brigadier chef Alex... vous avez quelques minutes à m'accorder ?" La fille rougit : " Oui bien sur...". Elle fait signe à sa collegue de s'occuper de la cliente deja presente : " Que puis je pour vous ? - Voila, j'enquête sur la dispartition d'une jeune femme, qui se trouve être une de vos cliente, je pense que son kidnapeur va vouloir lui refaire faire une paire... est ce que quelqu'un est venue recupéré une ordonnance ou vous passez commande ? - Dites moi son nom ? - Diana Roux... - Alors...". Sa collegue, sensible au charme du beau policier intervient : " Diana Roux ? Mais elle est passée ce matin, je crois. - Vraiment... ?" Il montre une photo de son amie : " C'etait elle ? - Heu non... elle était blonde - Avec un accent de l'est ? - Elle ne parlait pas vraiment... elle est juste venue récupérer ses nouvelles lunettes. Elle avait perdue les siennes, une amie l'a accompagné la semaine dernière, pour choisir une nouvelle monture. - Une amie ? Elle ressemblait à quoi ? - Blonde elle aussi, plus petite en taille... - Vous avez des cameras ? - Ho... normalement oui mais elles sont en panne... - Bon... vous pourriez faire une description plus precise ? Couleur des yeux ? Longueur de cheveux ? - Je crois que la plus grande avait un tatouage au bras, les yeux clairs... bleus... l'autre les avaient marrons, les cheveux ondulés... - Je vais vous donner mon numeros, comme ça si quelque chose vous revient à l'une ou à l'autre...". Il leur lance un clin d'oeil qui les fait rougir toute les deux, il ajoute : " Et si vous êtes libres et interessées... vous pouvez m'envoyer un message aussi... merci mesdemoiselles.". Il sort en entendant des pouffements de rire et des petits commentaires : Il est tout de même déçu... il serait venu ce matin... pourquoi n'as t il pas eu cette idee plus tôt ? Son ventre crie famine, il s'arrête dans la boulangerie de la rue, voir si ils ont encore les fameux poulets avocats. Il affiche un sourire de facade en sortant... l'ami de son pere allait entrer : " Alexis ? Decidetment, nous avons les mêmes gouts - Gregory c'est ça ? - En effet, alors, comment vas tu ? - ça va... l'enquete avance on garde le moral... et vous ? - Je suis amoureux alors forcement la vie me semble bien douce... - Félicitation, depuis longtemps ? - Quelques mois, et toi ? Toujours celibataire ? Tu veux que je te presente certaines de mes infirmieres ? - Haha non merci... je suis tres bien comme ça... je prefere profiter de la vie, la vie de couple c'est pas pour moi... bon mon superieur va m'attendre... desolé, c'etait un plaisir de vous voir... - Le plaisir est pour moi, prend soin de toi, à bientôt - à bientôt". Il lève les yeux au ciel dès qu'il a tourné le dos... quel blaireau ce type... il rentre au poste et depose une salade sur le bureau de William : " Tient... y'avait plus que ça... j'avais raison pour les lunettes... une meuf blonde est venue ce matin recuperer une paire au nom de Didi... quel con ! J'aurais du y penser ce matin ! - Hé... t'en fait pas... c'était une bonne piste, y'a des cameras ? - Non en panne... mais les opticiennes m'ont dit qu'elle était venue la semaine dernière avec une amie, blonde elle aussi plus petite... - Hum... et les pharmacies ? Pour les pilules ? - Toujours rien... - Il y a forcement des boutiques qui ont des cameras qui filme la rue... si on arrive à avoir une image... - Bordel... si j'avais debarqué la bas ce matin... j'aurais pu la chopper !" Il donne un coup dans le mur : " Ne te torture pas... on avance... je le sens... il faut continuer de garder les idées claires... mange un peu toi aussi, j'entend ton ventre gargouiller... - J'ai croisé le pote de mon pere d'ailleurs en sortant de la boulangerie.... toujours dans mes pattes.. - Il aimerait peut etre que tu l'appelles tonton... - C'est ça oui... d'ailleurs en parlant de tonton, t'as revu le gosse ?... - Non... pas le temps... - Et ton pere ? - Il comprend que j'ai des choses plus importantes à faire... mais j'irais le voir demain...". Pendant que les deux policiers bavardent, Gregory rejoint sa complice qui lui tend les lunettes neuves : " Méfie toi, Victor a envoyé ses hommes de mains, trouver des informations sur Nadia, il est aussi à ta recherche... il n'a ni ton visage, ni ton nouveau nom, j'aimerais que ça reste comme ça... - Pourquoi m'avoir demandé pour ce soir alors ? - Parcequ'il ne se doutera jamais que ce qu'il cherche est sous son nez... évite simplement de parler, il sait que tu as un accent... - Je ne veux pas d'ennuis moi... - Tu n'en auras pas si tu ne te fait pas prendre, n'oublie pas qui t'as sortie du caniveau.. et tient toi prête à nous rejoindre, ce soir...". Il part rapidement, il n'avait pas prévu ce contre temps, et pensait passer une soirée tranquille chez lui... Il ne pouvait pas la laisser aussi longtemps enfermée tout de même... Il ne l'avait pas vu depuis la veille, elle était profondement endormie quand il etait allé la recuperé. Une chance que Victor n'ai pas trouvé ses grattements bizarres. Il faudra veiller à mieux l'attacher la prochaine fois. L'autre est plus dure à briser que prévu. Ça ne lui déplais pas. Eugénie n'avait pas de caractère.. Elle était l'inverse de Catherine. Discrètes. Timide. Douce. Mélancolique. Elle avait choisit un corps avec plus de fougue. Il ne savait pas pourquoi.. mais dès qu'il l'avait vu, dans ce lit d'hôpital. Il l'avait reconnu. Belle. Fragile. L'Amour, de nouveau. Arrivé chez lui, il pose le repas qu'il lui as pris à la boulangerie,sur la table et entre dans la chambre : " bonjour mon Amour, tu as bien dormit ?". Un haussement d'épaules lui repond, il l'embrasse : " Tu fait une drole de tête - Je dois aller aux toilette.... - Ho suis je bête, j'avais oublié ce detail, viens." Il l'a suis avec son tazeur et lui parle à travers la porte : " Ce n'était pas très bien ce qu'elle as fait hier soir... j'espere qu'elle a compris la leçon... la prochaine fois je serais moins gentil... - Elle n'a rien fait. Elle a un prénom . Vous avez entendu votre ami ? C'etait sûrement des souris...". Il rit, et l'accompagne dans la salle de bain pour qu'elle puisse se doucher : " Tu sais ce que Victor aimait chez Elle ? c'etait ton impertinence... j'avoue que ça me fait rire, mais n'en abuse pas trop. Il y a des règles ici. - Je n'aime pas m'habiller en sachant que je suis sale... et puis, ça vous arrange non ? Vu que vous n'avez pas l'air décider à me laisser mon intimité...". Agacée, elle lui lance sa chemise de nuit : " Je croyais que vous deviez rentrer tard ? - J'avais très envie de venir te voir... toi aussi si j'en crois ce que tu as fait ce matin... ". Elle entre dans la douche et allume l'eau surprise : " Ce matin ? Je n'ai rien fait...". Elle se lave et entend l'homme quitter la piece, de quoi parle t'il ? Elle s'enroule dans une serviette et se frotte les yeux... ses lentilles lui font mal... il revient avec une boite : " Tiens, voici tes lunettes, il n'y avait plus ta monture, mais celles ci t'iront bien aussi". Elle enlève avec soulagement, les petites pellicules posées sur ses yeux et met sa nouvelle paire. Comme à chaque fois, elle voit le monde un peu déformé. Il s'approche et la plaque contre lui : " J'ai envie de toi... - Et moi je vous ai dit que je ne suis pas prête ! Eugénie non plus ! - je t'ai laissé beaucoup de temps... et puis... tu n'avais pas l'air de ne pas vouloir ce matin...". Elle rougit, se rappelant soudain qu'il y avait des cameras un peu partout... qu'elle idiote ! D'habitude elle faisait ça sous la douche ou dans le noir : " C'est different ! - Il va falloir que tu arrêtes de me faire languir comme ça... - Nous couchons déjà ensemble, le sexe ce n'est pas que de la pénétration ! Moi ça me suffit ! je n'aime pas ça ! - Moi ça ne me suffit plus... je suis patient, mais dans un couple, la femme doit satisfaire son mari... c'est ton devoir... ". Elle réfléchit. La colère ne marchera pas. Eugénie était soumise. Elle se comparait souvent aux autres femmes. Elle respire et detourne le regard : " Tu sais très bien pourquoi je ne veux pas... " Il caresse ses epaules nues : " Non.. je ne sais pas.. dis moi. - Je.. ce corps est tellement différent de l'ancien. Savoir que tu en désires un autre.. ça me blesse. Mais en même temps... j'ai peur. Que tu n'aimes pas celui la...". Il l'enlace : " C'est toi que j'aime. - Mais c'est l'autre que tu désires. Je le sens. Laisse nous encore du temps."
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