Ma femme de ménage.

1159 Words
ÉPISODE 05 Ma femme de ménage, elle s’appelait Prudence, celle-là. Croyez-moi ou non. Je ne suis pas ces genres d’hommes qui ne peuvent retenir leurs zigounettes et pratiquent des relations extra conjugales consenties ou non avec le personnel. Moi j’allais juste à mon service avec Anissa, puis je rentrais avec chez nous, nous mangions, puis je m’allongeais, je regardais la télé et j’allais me reposer aux cotés de mon épouse. A quel moment, ma femme de ménage, avait-elle eu le temps de s’imaginer des choses avec moi son patron ? A qui elle doit le respect, et ne doit s’en tenir à uniquement son travail, faute de quoi je la virerais à la moindre erreur et sans la moindre hésitation. Je me surprenais de la voir se toucher les cheveux lorsque je lui donnais des consignes pour l’entretien de la maison, ou encore de me passer sa main sur le torse. Elle avait même prit le soin d’engager une discussion sur ses réseaux avec un « coucou ça va ? » auquel je n’avais bien entendu pas répondu et auquel je ne comptais pas répondre de toute façon. Avait-elle perdu la tête ? Ne tenait-elle pas à son travail qui lui permettait de survivre en ces temps infernaux de récession économique ? Son salaire n’était pas maigre, mais il est restait insuffisant. Cherchait-elle à s’attirer mes faveurs dans le but d’avoir une augmentation ? Ou même dans la pire des situations imaginables, prendre la place de sa patronne en tant que mon épouse ? C’était clairement hors de question qu’une telle relation vienne à voir le jour. Le mariage c’est sacré pour moi. Hors de question de commettre un adultère et encore moins de sortir avec mon employée. J’ai le sens des valeurs et je n’ai pas envie d’abuser de ma position de patron pour m’attirer les faveurs de ma femme de ménage. Les mois passèrent, et un jour Anissa dût partir en voyage pour régler un contentieux dans une des filiales de son entreprise à l’étranger. Ainsi je me retrouvais seul dans la maison avec Prudence, la femme de ménage. Mais depuis que ma femme était en voyage, Prudence avait trouvé le cran, le toupet, le culot, de se glisser dans ma chambre par le double des clés que lui avait remise mon épouse pour m’espionner sous la douche, au lieu de l’utiliser pour venir nettoyer et ranger le linge dans les armoires , après quoi elle restait cachée, attendant que j’aille dormir pour venir m’attoucher. Malade celle-là ! Mais tout ceci je ne le savais pas encore. Les matins à mon réveil, je constatais que mes draps étaient tachés d’une sorte de liquide visqueux blanc. J’ai donc cru que j’avais des problèmes avec mon bonhomme et j’ai pris rendez-vous chez mon médecin, qui m’a expliqué qu’au contraire, il avait été très fonctionnel, ces dernières nuits, mais je n’avais pas de rapport sexuel. Ma femme était à l’étranger et c’était la seule avec qui j’avais du sexe. Comment cela pouvait-il se produire ? Est-ce que j’étais victime de l’une de ces djnouna, des femmes de nuits, qui viennent vous faire vivre, des ébats sexuels en plein sommeil ? J’ai consulté même un imam, qui m’a rassuré qu’aucune présence spirituelle, n’émanait de mon corps. Au nom de Dieu la situation devenait ingérable, chaque nuit cela se produisait, et le matin j’étais épuisé, fatigué comme si j’avais couru plus de sept kilomètre vingt fois en une nuit. J’ai donc prit une caméra de surveillance que j’ai fait installer minutieusement dans un coin de ma chambre qui avait une vue panoramique sur tout ce qui se produisait dans ma chambre. J’arriverais donc de cette façon à déterminer d’où venait le problème, et prendre au fait la personne fourbe qui se jouait de moi. Ce n’est que le lendemain matin de l’installation de la caméra, que l’identité de mon problème se déclara. Prudence ! La femme de ménage ! Que diable pouvait-elle bien chercher là, dans ma chambre en pleine nuit à me tripoter ? Il fallait donc mettre fin à tout cela. Quelle autre option que de la licencier voir même de lui coller un procès? Aucune, mais comment survivre sans une femme de ménage, j’avais pris le soin de faire des évaluations entre mes heures de travail et les tâches ménagères qu’il y avait à faire cela était vraiment pénible et prendrait trop de temps. Mes huit heures de travail m’épuisaient déjà assez pour que je revienne à la maison et que j’enfile un tablier, pour faire le ménage. J’ai donc décidé de me trouver une autre femme de ménage, mais cela était vraiment dur ennuyant couteux et agaçant d’en trouver une, ça prendrait beaucoup de temps et d’argent. Mais je tenais quand même à la prendre la main dans le sac, de mes propres yeux et de mes propres mains et à savoir pourquoi elle agissait de la sorte. Alors une fois entré dans ma douche j’attendais impatiemment qu’elle se faufile dans ma chambre pour m’espionner, bien sûr pour éviter qu’elle me sorte des excuses comme quoi elle était venue nettoyer ou chercher quelque chose, j’avais pris le soin de la faire nettoyer à l’avance la chambre. Et comme prévu elle s’était trahie elle entra dans la chambre et se mit à m’espionner, croyant que je serais nu. À sa grande surprise, la vitre s’ouvrit et j’avais toujours mes vêtements. J’étais nez à nez devant elle. La gêne se dessinait sur son visage. Alors je l’ai mis en garde, prévenu et menacé que je raconterais tout à sa patronne, Anissa à son retour de voyage. Il ne faudrait qu’une fraction de seconde, un claquement doigt, un soupir, pour qu’elle se fasse balayer et anéantir par la richesse de cette dernière qui l’enverrait croupir dans un asile pour personnes atteintes psychologiquement. Maintenant était venu le moment de savoir ce qui la poussait à agir de la sorte et comment avait-elle pu croire qu’une telle relation de débauche aurait pu exister. Elle fondit en larmes et m’a répondu qu’elle-même ne comprenait rien à la situation, qu’elle ne savait pas non plus ce qui la poussait à faire de telles choses. Elle m’a répondu qu’elle était comme attirée par ma présence et qu’elle l’avait assimilé à du désir ou à de l’amour. Cela n’avait rien à voir avec une quelconque augmentation de salaire. C’était insoutenable pour elle de me voir partir au service. Je lui manquais énormément comme si j’étais une drogue pour elle. En mon absence, elle était anxieuse, angoissée et perturbée. Je me doutais bien que la nicotine que j’avais minutieusement imprégnée dans mon parfum pourrait être la cause d’une telle réaction de sa part. Ça l’avait rendu addictive à en devenir folle. Je ne pouvais gérer la situation. La sensation de bien-être, de relaxation mais à la fois de manque et d’addiction créée par la nicotine dans mon parfum l’avait comme pour ainsi dire envouté. Elle se disait amoureuse…
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