Secrétaire : toute de suite monsieur.
Pendant qu'elle cherchait son bloc note, j'entrai dans mon bureau et mis directement le climatiseur. Je pris place et allumais mon ordinateur portable. Mais pour être sincère je ne parvenais pas à me concentrer
J’étais perdu dans mes pensées par rapport à ma conversation de la veille avec ma mère. Et si j'avais cédé très vite à ces caprices. Qu'allais-je faire si son choix s’avérait Plutôt un mauvais. Il fallait vraiment que je laisse tomber cette histoire de femme.
La porte de mon bureau s’ouvrit et c’était Nina la secrétaire.
Moi : prenez place mademoiselle Nina.
Elle s’assied aussitôt. Nina était très belle et faisait partie de l'une des rares secrétaires qui s'habillait de manière à ne pas provoquer le genre masculin. Très laborieuse et discrète, elle avait su gagner la confiance de la hiérarchie.
Nina ( en regardant son bloc de notes) :vous avez rendez-vous avec le chef d’un établissement scolaire, un autre avec le chef de la communauté Bansoa de Douala.
Moi : oui oui !nous sommes en pourparlers pour la signature d'un contrat relatif à la construction de son Ecole privée . Rappelez moi l'heure exacte s'il vous plait.
Nina : c'est à 10 h00 pour le chef d’établissement et pour le Chef de la communauté Bansoa c'est à 17 heures.
Moi : merci mademoiselle ! à mon montre, il est 9h30. Apprêtez tout le nécessaire pour la réunion et rassurez-vous au moment venu de ne laisser personne perturber cette séance de travail.
Secrétaire : c'est noté monsieur.
Moi : autre chose. Faites venir le Chauffeur.
Nina : toute de suite monsieur.
Comme vous pouvez le constater, ma relation avec ma secrétaire était strictement professionnelle. J’avais renvoyé plusieurs qui cherchaient à me séduire au lieu de faire leurs travail pour lequel elles étaient si bien rémunérées. Si je n’étais pas assez rigoureux, King Contruction serait déjà dans les oubliettes à causé de plusieurs seductrices. J’étais tombé dans le piège d'une autre. En faite je lui avais lancé dans les lagies que je l'aimais. Elle s’était alors accroché au point où je suis allé trop loin avec elle sans même m'en rendre compte. Je n’étais prêt refaire la même betise. Il faut avoir une force de caractère dans cette ville pour ne pas devenir un coureur de jupon de nos jours. On dirait que toutes les filles veulent seulement se taper tous les hommes : dos nus, poitrine et cuisses dehors c'est pas pour dire aux hommes me voici ? Je voulais une fille qui ne va pas exposer son corps à tout le monde même comme je savais que c’était un rêve car ce genre était très rare.
Le client était venu à l'heure fixée. Nous avons passé 1 heure de négociation pour finalement aboutir un à la signature d'un contrat. Il s'agissait là d'un contrat contrat pour la livraison du matériel de construction sur deux sites situés dans la ville de Douala.
Après son départ, je me rappelais que le chauffeur ne s’était pas encore pointer. Je me dirigeai donc vers le secrétariat pour m’enquérir de la situation.
Moi (m'adressant à la secrétaire) : Où est passé mon chauffeur mademoiselle Nina?
Nina : il a traîné et a son arrivée vous étiez déjà en réunion avec le partenaire d'affaires. Il ne tardera pas à revenir.
Moi : vous allez devoir annuler mon rendez-vous avec le chef. Je le rencontrerai plus tard.
La porte s'ouvrit tout d'un coup et c’était le chauffeur.
Moi : quand on parle du loup on voit sa queue. Où étiez-vous passé monsieur ?
Chauffeur : je prenais juste les nouvelles de la famille au Téléphone.
Moi : tout va bien j’espère ?
Moi : pas de souci monsieur.
Moi : j’aimerai que tu me conduises dans un restaurant de ton choix aujourd'hui. Je veux briser la routine.
Chauffeur : depuis quand allez-vous manger au restaurant ? J'ai cru que vous m'appeliez pour que j'aille récupérer votre repas comme d'habitude.
Moi : ai-je des comptes à vous rendre ?
Chauffeur : pardonnez moi mon indiscrétion monsieur.
J'aimais beaucoup mon chauffeur même comme il aimait trop fourrer son nez partout.
Moi : où comptez-vous m'amener ?
Chauffeur : allons- y monsieur je vous amène là où je commande souvent vos plats. Le restaurant est proche d'ici.
Il m’amenait dans un restaurant pas très loin de nos bureaux. Il était pratiquement 13h30. Qu'est-ce qui me prenait même pour que j'aille au restaurant ? L’être humain est vraiment changeant. Pensais-je.
Après 10 minutes nous y étions déjà. C’était vraiment un restaurant moderne et très bien aménagé.
Je vis écrit sur une plaque publicitaire: Savourez les meilleurs plats chez Dame de fer.
J’étais d'abord très surpris. Pour être honnête je ne partais pas souvent dans des restaurants je commandais les plats et parfois j’allais manger chez madame King (ma mère).
J'avais hâte de voir cette fameuse dame de fer qui selon mon imagination devait être une femme à problèmes
Nous avions pris une table et mon chauffeur était juste assis en face de moi.
Une jeune fille au teint noir s'approchait de nous avec un document en main.
Elle : messieurs bienvenue au restaurant dame de fer voici le menu du jour.
J’y jetais rapidement un coup d’œil. Entre autres menus j’opterais pour le ndole
au miondo et Mon chauffeur fit la même commande.
Pendant que la jeune au teint noir allait nous apporter la commande,
Moi : serveuse s'il vous plaît j'ai besoin d'eau minérale.
Malgré que le plafonnier tournait, j'avais chaud au point d’enlever ma veste.
Rodia: monsieur je ne suis pas une serveuse. Je donne juste un coup de main à ma mère.
Moi : oh je suis désolé mademoiselle comment aurais-je pu le savoir.
Rodia : je me prénomme Rodia je vais envoyer la serveuse pour qu'elle s'occupe de vous . Par contre, je peux bien vous tenir compagnie si ça ne vous dérange pas.
Moi : eh ! bien Rodia je suis déjà accompagné comme vous pouvez le constater.
Rodia : ce n'est pas comme si vous étiez avec une femme. Franchement un homme et un autre au restaurant ça prête à confusion et ce c'est pas très beau a voir.
Moi (amusé) : envoyez moi la serveuse
5 minutes après, je vis une fille qui pouvait avoir le même âge que Rodia s’approcher de la table. Elle avait un teint clair et s’était tressée avec le fil. Elle semblait avoir des traits de ressemblance avec Rodia mais je pensais que ce n’était qu'une impression.
Mon cœur fit un sursaut à l’intérieur.
Elle s'approcha de notre table, l'air innocente avec une beauté à faire chavirer n'importe quel cœur. Je fis l'effort de me contrôler pour qu'elle n’observe pas la gêne que j'avais. Le chauffeur la dévisageait avec envie, je suis un homme je pouvais bien voir dans ses yeux. De mon côté j'avais le souffle presque coupé.
Rosy: monsieur ( avec une voix mélodieuse) apparemment vous avez besoin de quelque chose ?
Moi (un peu perdu) dans mes pensées) : euh ! Oui j'ai besoin d'eau minérale.
Le jeune fille se retourna tout naturellement pour aller chercher la boisson.
Mes yeux étaient fixés sur elle. Sa beauté était rare et je voyais déjà qu'elle devait être différente de celle qui me collait déjà comme de la sangsue. Je me dis a moi-même : maitrise toi Alex King, tu es un grand PDG contrôle tes émotions.
Le cœur de l’être humain n'est qu'un scélérat.
De toute ma vie je n'avais jamais vu une aussi belle femme rendre service sans se vanter. Une fille avec une peau commerciale (teint clair) si serviable, il fallait s’intéresser vous comprenez ?
Chauffeur : apporte-moi également une bouteille beauté.
Du fond de la table je lui donnais un coup de pied. Pendant que cette merveille partait chercher de l'eau, c’était une manière de lui intimer l'ordre de contrôler ses pulsions.
Il n'avait pas le droit de regarder cette fille alors qu'il était déjà marié voyons.
Rodia : et moi une bouteille de jus ( en s’asseyant près de moi). Cette fille était vraiment un pot de colle. Mais j'en avais déjà l'habitude. Les filles me dépassaient. J’étais arrivé à un point où je ne compatissons plus pour celles qui se faisaient avaler par les hommes Boa. Trop de recherche de gratuité vis à vis des personnes qu'elle ne connaissent pas.
Elle revint nous servir et retourna à la cuisine où elle était au four et au moulin.
Moi : Où est votre mère ?
Rodia : Elle est à la cuisine.
Moi : et vous ne partez pas l'assister pourquoi ?
Rodia : je ne suis pas trop fan de cuisine voyez-vous !
Connaissant le comportement des filles je décidais de ne pas aborder le sujet de la serveuse avec elle. Mais elle était vraiment une rodée comme son prénom l’indique elle sut donc anticiper.
Rodia : Je t'ai vu baver sur la serveuse mais sache que tu ne peux pas. Elle n'aime pas les hommes. D'ailleurs c'est une fille du village tu as vu sa coiffure ?
Saisissant l’opportunité je me mis à lui poser des questions.
Moi : elle vit où ?
Rodia : elle est venue de Bansoa hier et vit chez nous. Bref c'est ma cousine.
Moi : je vois et vous l'avez recruté comme serveuse alors ?
Rodia : pas vraiment mais tant qu'elle est ici elle va jouer ce rôle qui convient bien au fille du village.
J’étais un peu déçu de la manière dont elle traitait sa cousine qui m'avait l’air pourtant bien sympathique. Il fallait malheureusement que je me ressaisisse les filles m’avaient d'ailleurs montrer toutes les couleurs.
Elle revint nous servir avec un beau sourire.
Elle : bon appétit messieurs.
Moi (ironiquement): je crois que vous devez servir à manger Rodia puisqu'elle nous tient compagnie.
Rodia : non ça va vous pourrez Plutôt me donner cet argent.
Cette fille était vraiment courageuse. Sa minie jupe laissait voir ses cuisses et ça la rendait vraiment vulgaire. Voir la fille d'une prétendue dame de fer vêtue de cette manière était décevant.
Moi : okay.
Nous mangeâmes et je puis vous assurer que je n'avais jamais mangé un aussi bon ndoleh.
Moi : waouh ! je trouve ce ndoleh est particulièrement esquis.
Chauffeur : patron je suis sûr que ce n'est pas la même personne qui cuisine souvent qui l’a préparé.
Rodia : pourquoi vous dites ça c'est ma mère qui l'a fait. Il y a des jours où on réussit un met et des jours ou on peut-être moyen. Vous êtes bien tombée c'est tout.
Moi : de toutes les façons, ça entre dans le compte du restaurant Dame de fer. Je vous félicite pour cette cuisine.
Rodia : merci. J’espère que vous viendrez très souvent ici nous faire la recette
Moi : bien évidemment surtout avec une serveuse comme la vôtre.
Rodia : elle est juste de passage je vous rappelle.
Moi : Nous allons devoir partir dites à votre serveuse de donner l'addition.
Elle ne se fit pas prier et alla appeler la serveuse qui m’apporta la note.
En lui payant la facture, je fus tenter de lui glisser ma carte de visite, mais une voix interne me refusa de procéder de cette manière. D’ailleurs il fallait que j’arrête de d’admirer cette fille , que je venais à peine de rencontrer. ce n’était qu' un petit sentiment passager. Pensais-je
Moi : A bientôt mesdemoiselles.
J'avais donner un billet de 10 000 et ma facture coûtait 7 000 frs.
Elle: monsieur permettez moi de vous remettre votre reliquat.
Moi : gardez la monnaie mademoiselle qui déjà ?
Elle: Rosy s'il vous plaît
Moi : oui Rosy gardez- la monnaie.
Rosy : je suis désolée monsieur je ne peux pas garder la monnaie d'une personne que je ne connais pas.
Rodia : la villageoise ci va me souiller un jour. On dit merci tu as compris ?
Rosy : tu as raison parce que vous vous connaissez et mangez sur la même table.
Rodia : il n'y a pas de problème monsieur je vais gérer.
Moi : okay à très bientôt.
Je vis la jeune fille retourner vers son poste de travail et franchement j’étais émerveillé. J'allais en la guettant jusqu’à ce qu'elle s’éclipse.
Sur le chemin de retour au bureau, je ne cessais de penser à cette fille, il fallait bien que je mène des enquête pour savoir d’où elle venait exactement. Telle qu'elle avait refusé mon argent, je savais déjà que si je vais vers elle directement je devais essuyer une défaite cuisante. Mon petit cœur n’était pas alors prêt de recevoir ce genre de choc.
Je savais déjà que si je passe par Rodia c’était peine perdue. Puisqu’elle avait déjà des intentions pas très catholiques. Vous voyez ou je veux en venir ! Je résolus alors dans mon cœur de retourner un autre jour chez Dame de fer juste pour la voir.
A Suivre…