Nos bagages étaient suffisamment lourds et ma cousine se trouva obligée de faire recours à leur voisin du quartier pour nous aider à transporter.
A la maison, ma tante nous accueillait avec joie. Elle était une femme très forte de caractère et on l'avait surnommé dame de Fer .
Dame de fer : ma fille tu es enfin là en me donnant une accolade ?
Moi : oui maman.
Chez nous on appelle la tante maman pour effacer toute forme de discrimination et renforcer ainsi les liens familiaux.
Dame de Fer : Sois la bbienvenue à Douala.
Moi : merci maman.
Dame de fer : les nôtres se portent bien j’espère ?
Moi : ils vint très bien maman.
Ma tante était l’aînée de mon père. Mais malgré son âge elle était restée très belle avec son teint clair. C'est Rodia qui était de teint noir. Elle avait divorcé de son mari pour des raisons qui m’étaient inconnues.
Nous déposâmes les colis au magasin.
Elle : assieds toi et souffle un peu. Je sens que le voyage t'a bien fatigué.
Moi : pas trop maman puisque j’étais concentrée à admirer le paysage et en plus le chauffeur a bien roulé. La seule chose qui me gère en ce moment c'est la chaleur. Je ne sais pas si je vais m'en sortir.
Dame de fer l tante) : c'est le plus grand défaut de Douala. La chaleur peut te pousser à maudire la nature (rire) tu veux boire de l'eau ?
Je n'avais pas répondu avant qu'elle demande à Rodia de m'en apporter. Celle-ci alla me chercher de l'eau fraîche dans un litre. Je bus une gorgée ensuite une autre et finis par avaler tout le contenu.
Moi : j'avais vraiment soif.
Rodia : assia tu vas t'habituer (rire)
Elle logeait dans une maison de 3 chambres, un salon, deux douches modernes. Bref la maison était très belle contrairement à la nôtre village.
Rodia : viens je te montre la chambre.
Rodia m’installa dans l'une des chambres qui paraissaient peu utilisée. La literie était pourtant neuve et parfaite.
Rodia : pendant tout ton séjour, tu dormiras ici. C'est la chambre des étrangers.
Moi : merci ! S'il te plaît puis-je me laver ? J'ai trop chaud ma sœur.
Rodia : tu blagues avec Douala, sa chaleur peut cuir un œuf en 5 minutes.
Moi : tu veux seulement me faire peur ?
Rodia : est – ce qu’on peut même raconter la chaleur à quelqu'un. Tu vas la vivre et personne ne te va te flatter pour que tu jettes tes gros pulls over et longues robes pour porter les habits plus ouverts.
Moi : ce n'est pas pour la chaleur que je vais exposer mon corps. Il y a des habits légers et décents j'en suis sûre. Bien plus, la pudeur est une vertie qui semble négligée dans cette ville.
Rodia : tu es belle mais si tu caches ta beauté dans des sacs appelés habits aucun homme ne s’intéressera a toi.
Moi : laisse moi me laver d’abord on aura tout notre temps pour en discuter.
Après avoir pris le bus. Et manger, Rodia m'invita à visiter sa chambre. Malgré la fatigue je cédais afin de lui faire plaisir.
Sa chambre avait un dédésordre fou. Sans plus tarder, je lui proposais mon aide.
Moi : ma sœur, je vois que tu es trop prise au point de ne pas ranger ta chambre. Si tu veux je t'aide.
Rodia : nooh ! je vais le faire demain. Ces jours ci ma tête chauffe un peu d’où ce désordre.
Moi : tu as quel problème qui te chauffe la tête
Rodia : mon copain est un s****d il ne m'apporte que du souci.
Moi : euille ! Tu es dans les affaires de copain- copine ma sœur ?
Rodia : où est le problème ? Ne me dis pas que tu es encore vierge ?
Moi : et si c’était le cas?
Rodia : hum ! Avec toute ta beauté tu prétends être vierge ? Je suis une rodée dans ses choses on n’est plus dans l'ancien temps. Quand tu restes vierge jusqu’à 20 ans les garçons ont même peur que tu aies un problème.
Moi : c’est vrai qu'il faut voyager pour voir et entendre les choses. Pour ma part, copain -copine là, Tche mooh Wooh (je ne suis pas sur ça) si un homme m'aime qu'il aille chez mes parents pour suivre la conduite à tenir.
Rodia : tu vas donc mourir célibataire parce que les hommes d’aujourd’hui veulent toujours essayer avant de voir les parents.
Moi : ce n'est donc pas de l'amour. Mama Maguy avait raison. C'est juste de l'attirance physique que les jeunes confondent à de l'amour.
Rodia : on va faire comment ? Je ne veux pas être en marge. J’escroque même les hommes quand c'est possible pour résoudre mes problèmes.
Moi : euille ! C'est comme ça la ville ? Tu n'as pas peur du retour ? Et si tu tombes enceinte ?
Rodia : dors là-bas ! Papa Lucas t'a trop enfermé au village. Tu ne connais pas la vie ma chérie. Si je tombe enceinte je vais enlever et puis c'est tout.
Elle ouvrit le placard pour me montrer ses habits. Il n'y avait rien de décent. On aurait même dit les habits d'une fille de joie.
Moi :la maman te laisse porter ce genre d'habit ?
Rodia : elle a voulu me dicter la loi comme elle aime entendre qu'elle est dame de fer mais je lui ai montré le feu. Aujourd'hui je suis libre comme le vent.
Moi : Quoi ? Ne me dis pas que tu es le genre de fille qui ne fait qu’à sa tête.
Rodia : j'ai 21 ans je sais ce que je veux.
Je repris place sur le lit étant bien dépassée par ce que j’entendais.
Comme je commençais à somnoler, je regagnais ma chambre.
Ma première nuit fût catastrophique il faisait tellement chaud que la sueur avait couvert tout le drap. On aurait dit que quelqu'un avait versé de l’eau sur le lit.
Le lendemain vers 6 heures j’étais déjà sous la douche. Je savais quoi porter pour être à l'aise , car sortant de l'ouest, presque tous mes habits étaient longues. Je ne pouvais pas non plus demande les habits de Todia au risque d’exposer tout mon corps. Je mis une robe longue Manche.
Je ne sentais étrangement aucun bruit à la maison ce qui me poussa à me diriger vers la chambre de Rodia qu'elle m'avait montré à la veille.
Moi ( en troquant a la porte) : tu dors encore ?
Rodia : oui je suis fatiguée.
Moi : il est 8h00. mama est où ? Je veux causer avec elle.
Rodia : je crains que ce ne soit pas possible elle est allée très tôt faire ses courses pour le restaurant.
Cette nouvelle fût une surprise pour moi, car je ne savais pas que ma tante faisait dans la restauration au point d'avoir un restaurant.
Moi : qu'avons- nous à faire comme travail.
Rodia : si tu veux mon avis, tu seras plus utile au restaurant car là-bas il y a vraiment du boulot.
Moi : je commence par ici si c'est nécessaire j'irai au restaurant continuer le travail.
Je me mise à travailler et quelques temps après j'avais fini.
Rodia alla nous acheter du pain saucisson et apres avoir déjeuné, nous allâmes trouver ma tante au Restaurant vers 10 heures.
__ Alexandre King__
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis le fils de Monsieur King, Le riche homme d'Affaires de l'entreprise King Construction.
Au vue du succès que la famille King connaissait dans le monde des affaires, je commençais à croire que je ne m’étais pas trompé.
En faite, je n'avais jamais voulu travailler dans l'administration publique à la fin de mes études, parce que je trouvais toujours que les fonctionnaires étaient des personnes qui peinaient à émerger de façon significative dans la société, pourtant nantis de gros diplômes.
Je me suis lancé donc dans le monde des affaires avant même de finir avec mon cursus académique. Mon père avait commencé par une petite quincaillerie pour commercialiser le petit matériel de construction . Aujourd'hui nous sommes propriétaires de la grande entreprise King construction qui a ses branches partout au pays. L’entreprise King Construction dont je suis PDG ne cesse de croître en chiffre d’affaires. Nous recevons chaque jour des demandes d’emploi et faisons ce qui est à notre pouvoir pour recruter des jeunes chômeurs. Des gros contrats sont signés tout le temps à notre plus grande satisfaction.
Mon père qui est un homme influent dans le village avait toujours voulu faire de moi un homme politique. Au départ je m’étais opposée mais en considérant à un Moment donné mes intérêts j'avais fini par céder.
La politique et les affaires sont de très bons alliés à mon humble avis.
Ma mère avait par contre sa préoccupation majeure et ne manquait pas d'occasion pour me confronter.m
Un soir j''étais assis tranquillement au salon quand elle s’était mise à m’appeler en venant de la cuisine.
Mme king : Alex !
Moi : oui mère ! ( en regardant sa direction)
Mme King : Alex !
Moi : oui madame King
Avant de s'asseoir, elle me fixa et me tendit un bon verre de jus de fruit préparé comme j'aime.
Mme King : je t'ai appelé combien de fois ?
Moi : deux fois mère.
Mme King : sais-tu que je prends de l’âge ?
Moi : mère tu me passes déjà à un interrogatoire ?
Mme King : réponds à ma question.
Moi : non je trouve que tu as même beaucoup rajeuni depuis que tu suis ton programme minceur (rire)
Elle-même éclata de rire avant de se ressaisir.
Mme King : blague à part Alex. Tu attends qui ou quoi pour te marier et me donner des petits fils ?
Moi : weer ! Mama, les filles sont très vilaines de nos jours. ll est très difficile de trouver une bonne fille, je suis sérieusement découragée. Mieux vaut être seul que d’être ma accompagné.
Ma mère : tu m'as présenté combien de fiancées en deux ans ?
Moi : euh … (un peu hésitant) si je ne me trompe pas, cinq filles.
Mme King : où sont-elles toutes passées ?
Moi : weer mama. Laisse moi tranquille pourquoi tu veux toujours te mêler de ma vie sentimentale.
Mme King : je crois que je ne me mêle pas bien et c'est pour cela que tu es encore célibataire.
Moi : je suis sérieux mama laisse moi gérer c'est ma vie.
Mme King : c'est maintenant que je vais réellement m'ingérer dans ta vie car à force de t'attendre tu vas faire le tour de toutes le filles du monde entier, pendant que j'avance à pas sur vers le pays de nos ancêtres.
Moi : n’exagérons rien maman !
Mme King : on dirait quelqu'un qui cherche à connaitre le sexe des anges pourtant tu ne le sauras jamais. Le mariage va t'équilibrer il faut aussi que tu saches que tu ne trouveras jamais une file parfaite.
Moi : maintenant tu me traites de déséquilibrer mère ?
Mme King : prends ça comme tu veux. Pourquoi t’es-tu séparé de toutes ses filles ?
Moi : je vais être sincère avec toi mère.
Mme King : oui je t'écoute.
La première m'a trompé avec un de nos employés.
Mme King : Quoi ? On doit virer cet employé.
Moi : écoutes moi avant de réagir s'il te plaît. C'est toi qui croit que pour trouver une femme c'est très facile.
Moi : la deuxième a essayé de me faire porter le chapeau du père de son enfant. Seul un test d’adn m'a innocenté.
Mme King : Tout ça se passait quand ? Je commence à croire que je ne connais rien de ta vie.
Moi : tu as posé une question permets moi de te répondre mère.
Mme King : Continue fils je suis juste étonnée.
Moi : la troisième ne me plaisait vraiment pas. J'ai forcé la relation en vain je sais que j'ai brisé son cœur. Bref mère je m’arrête là. Si ça ne dépendait sue de moi je ne traiterai plus avec les filles elles fatiguent.
Mme King : ça suffit ! je vais te chercher une fille de notre rang qui a reçu une bonne éducation
Moi : ça ne me dérange pas du tout sauf que mes choix m'ont presque geler le cœur je n'arrive plus à aimer. Si celle que tu choisis parvient à me guérir, je n’hésiterai pas à lui mettre un anneau au doigt.
Mme King : fais-moi confiance je vais t’emmener une fille digne de ce nom.
Moi : je l’espère bien.
Nous fûmes interrompus par ma petite sœur Etoile qui sortait du bureau.
Etoile : mère j’ai suivi ta dernière phrase, je te déconseille de chercher une femme à Alexandre, je pense que tu risques de le regretter.
Moi : je dis hein tu écoutes déjà aux portes ?
Etoile : les murs ont des oreilles ne le sais-tu pas ?
Mme King : bonsoir, petite impolie.
Etoile : désolée j'ai été captivée par la conversation au point d'oublier de vous saluer.
Moi : je n'ai pas entendu le ronflement de la voiture. Que se passe-t-il ?
Etoile rien de grave avec les embouteillages je préfère garer pour un petit moment.
Mme King : dont tu as mis le chauffeur en chômage ? A bien y réfléchir tu es sans voiture depuis quelques semaines.
Etoile : pardon qu'il se repose aussi en plus si on garait les voitures de temps à autre on serait bien soulagé de la pollution atmosphérique dans cette ville.
Moi : j'oubliais que mademoiselle avait fait des études en environnement.
Etoile : c'est pour cela que je gère bien le volet responsabilité sociétale de King Construction noor.
Je regardais ma mère et elle fit pareil. Au fond de moi je sentais le louche sur cette histoire de repos du chauffeur. Ce qui était certain était que la vérité n'allait pas tarder à sortir.
Ma prière était que rien ne vienne me porter préjudice pendant que je cherchais la popularité pour être voté au poste de député.
Etoile se dirigea vers sa chambre et je me levais pour prendre congé de ma mère car j'avais besoin de repos pour attaquer le dossier en cours.
Moi : mama je vais me reposer.
Mme King : tu as pu avoir ton père aujourd'hui ?
Moi : non il n'est pas joignable.
Mme King : il doit être dans une zone non couverte par le réseau.
Moi : n'aies pas peur mère ton petit mari va te revenir bientôt.
Mme King : va dormir tu racontes déjà du n'importe quoi.
Moi (rire) : bonne nuit mère.
Le lendemain matin, je me levai avec peine car j'avais passé la nuit à réfléchir. Je ne comprenais pas pourquoi tout allait dans ma vie sauf sur le plan sentimental. La vie de désordre sexuel ne rapportait rien et j'en étais conscient. Je subissais le harcèlement de beaucoup de filles mais savais au trefond de moi qu'elles étaient plus intéressées par mon compte bancaire. Toutes les déceptions amoureuses m’avaient rendu amer vis-à-vis du sexe opposé.
Plongé dans mes réflexions je ne voyais pas le temps prendre son envol.
Quelqu'un toqua a la porte.
Mme King : c'est comment aujourd’hui, il est déjà 8 heures et tu es encore dans la chambre Alex ?
Moi : mère laisse j'ai passé une mauvaise nuit.
Mme King : ton père est rentré vers 6 heures, apparemment tu n'as pas suivi.
Moi : laisse moi prendre une douche, et dire que j'ai des dossiers en instance au bureau.
Mme King : la ménagère a déjà servi le repas.
Moi : quelle ménagère. Je croyais qu'elle était permissionnaire.
Mme King : oui mais elle devait reprendre aujourd"hui.
Moi : ah je vois. Tu sais que ces choses là je ne maîtrise pas comme le toi et Etoile. En passant tu sais pourquoi elle a garé sa voiture ?
Mme King : elle a de l’âge tu n'as qu’à lui poser la question.
Moi : la dernière fois qu'elle a agit de la sorte, on a réalisé plus tard qu'elle ou alors son chauffeur avait percuté un enfant et a pris la fuite.
Mme King : ne me rappelle plus ce triste souvenir, je ne sais pas ce qu’elle fait encore avec ce nullard de chauffeur.
Moi : au congrès des Bansoa on en parlait si bien que ceux qui ne maîtrisaient pas le fond en incriminant le père.
Mme King : espérons que cette fois ce n’est plus la même chose.
Moi : hum pardon je vais me doucher le travail me bipe en ce moment.
Mme King : comment ça le travail te bipe ? Votre génération a de ses bêtes expressions.
Moi : c'est juste pour dire que le travail m'attend au bureau hahaha !
Quelques minutes après son départ je pris mon bain et optai pour une chemise blanche et un costume noir pantalon avec une chaussure cuir de couleur Maronne.
Je me dirigeais vers la sale à manger et pris une tasse de café. Cela ne me prit pas beaucoup de temps.
Mon père sortit de la chambre quand j’avais déjà pris ma mallette pour me diriger vers la sortie.
Mr King : Alex rentre vite ce soir car nous avons des dossiers à gérer.
Moi : bonjour père, tu n'iras pas au bureau aujourd'hui ?
Mr King : je vais me reposer pour aujourd'hui. Le voyage m'a épuisé et c'est demain que je vais reprendre.
Moi : A plus tard alors père.
Je démarrais ma voiture pour partir au bureau et en moins de 30 minutes, j’étais à King Construction.
Tous les employés étaient en poste tous silencieux comme ils étaient trop sérieux, apres avoir salué quelques uns.
J'entrais fièrement dans mon bureau et nota la présence de ma secrétaire.
Moi : bonjour mademoiselle faites moi connaitre tous les rendez-vous de ce jour.
A Suivre…