Je veux donc écrire ici, en toute franchise, que je ne me relâche pas de mes devoirs, au contraire. L’amélioration, presque incroyable, de ma santé favorise beaucoup mon travail. Aussi n’est-il pas absolument juste de dire que je ne prie pas pour le docteur Delbende. Je m’acquitte de cette obligation comme des autres. Je me suis même privé de vin ces derniers jours, ce qui m’a dangereusement affaibli. Court entretien avec M. le curé de Torcy. La maîtrise que ce prêtre admirable exerce sur lui-même est évidente. Elle éclate aux yeux, et pourtant on en chercherait vainement le signe matériel, elle ne se traduit par aucun geste, aucune parole précise, rien qui sente la volonté, l’effort. Son visage laisse voir sa souffrance, l’exprime avec une franchise, une simplicité vraiment souveraines.

