Pdv Michel
Moi : Lisa...
Lisa, me coupant : Sois bref et vas tout au bout. J'ai déjà bien compris que j'ai été la dinde de la farce, mais je veux juste savoir combien de temps ce triangle amoureux a duré.
Je me garai et éteignis le moteur, puis j'allumai la lampe de la voiture.
Moi : J'ai connu Sandra avant toi, Lisa. C'était lors d'un séjour au Cap. C'était une ancienne camarade de Nestor. À l'époque, j'étais un jeune adulte de 30 ans, qui avait réussi très vite. À Paris, ma vie se limitait à travailler. Sandra était une jeune fille de 28 ans qui croquait la vie à pleines dents. On s'est plus et on avait alors entamé une relation pleine d'insouciance. J'aimais beaucoup son côté "sans pression". Ça ne me dérangeait pas trop de vivre cette relation à distance. L'été suivant, j'étais retourné la revoir au Cap. Après ce séjour, je t'avais rencontrée chez Julie et tu as changé toute ma vie. Tu étais totalement différente : plus timide, plus responsable et quand tu parlais, chacune de tes paroles me subjuguaient.
Lisa, en riant : Mes paroles te subjuguaient ? J'ai changé ta vie, mais tu as continué à sortir avec elle ? Non. Mais tu te fous complètement de moi.
Moi : Laisses-moi finir. J'ai été lâche avec Sandra. Je venais de te rencontrer et je ne savais pas trop ce que la vie nous réservait. Tu ne voulais pas te précipiter avec moi. Je ne voulais pas quitter Sandra pour que tu me dises ''non''. Je sais, j'ai été un c*n. Je voulais gagner à tous les coups. À mon retour à Paris, tu avais fini par accepter de sortir avec moi, mais je n'avais pas le courage de quitter Sandra. Pour te dire la vérité, j'avais l'intention de quitter Sandra, lorsque j'étais retourné la deuxième année au Cap. Je me disais que Sandra méritait une rupture en face. Mais quand j'ai dit à Sandra que je ne voulais plus continuer la relation, parce que la relation à distance ne me convenait plus. Elle s'était mise à pleurer, à dire qu'elle m'aimait, que j'étais son pilier et que depuis le décès de ses parents, je lui avais donnée la joie de vivre. J'ai donc laissé tomber.
Lisa, toujours en riant : L'humanité te remercie pour ton sacrifice. Tu as donné de ton amour, de ton temps et de ton corps pour redonner le sourire à une orpheline éplorée. Merci Saint Michel.
Moi : Je t'avoue que cette relation m'arrangeait.
Lisa : C'est clair que ça t'arrangeait. Tu as reçu gratuitement des services techniques qui t'ont fait tellement de bien qu'elle était tombée enceinte.
Moi : Tu l'as entendue dans sa lettre. Elle-même a reconnu que je ne savais pas pour l'enfant. Et pour te dire vrai, je remercie le Ciel qu'elle ait gardé cette nouvelle pour elle. Je ne pense pas que tu m'aurais pardonné d'apprendre tout juste après notre mariage civil cette grossesse et je n'aurai jamais osé te cacher la vérité. Cet enfant était innocent et j'aurais vraiment assumé les conséquences de ma double vie.
Lisa : Ne joues pas au père modèle. Il y avait peu de probabilité que tu m'avoues que tu avais un enfant dehors. C'est clair que je ne serais pas restée avec une telle nouvelle, ... déjà qu'on n'était pas mariés à l'église.
Moi : Crois-moi, je n'aurai jamais abandonné cet enfant. J'ai merdé, Lisa et Sandra me l'a bien fait payer.
Lisa, me coupant : Non. Rectifies. Elle me l'a bien fait payée. Toi, tu t'étais joué d'elle et tu t'étais marié avec une autre, juste après avoir profité de bons moments avec elle au Cap. Alors c'était la monnaie de ta pièce. Mais moi, cette femme, je ne la connaissais pas. Si j'avais su que tu étais déjà avec quelqu'un quand tu m'as rencontrée, JAMAIS je n'aurai accepté tes avances. Alors elle m'a fait payer lourdement une faute que je n'ai JAMAIS faite. Tu sais ce qui m'énerve le plus, c'est qu'à l'époque, tout le monde pensait que c'était de ma faute si notre fille avait été volée. Même dans les interrogations des policiers, je sentais qu'on essayait de savoir si je n'avais pas quelqu'un qui m'en voulait et pourquoi j'avais préféré rentrer accoucher ici, alors qu'en France, la médecine y était plus moderne. Ils n'avaient pas beaucoup creusé de ton côté, puisque de toutes les manières, tu ne vivais plus au Sénégal depuis des années. J'ai tellement porté ce poids de la culpabilité et tu me l'as fait tellement portée.
Moi : Je ne t'ai jamais fait de reproches à ce sujet.
Lisa : Tu n'avais pas besoin de me faire des reproches explicites. Je sentais que tu m'en voulais d'avoir mis notre fille à la merci de nos ravisseurs. Tu n'avais jamais voulu que je rentre accoucher à Dakar. Alors je voyais bien que dans tes yeux, tu te disais que si je n'avais pas eu la bêtise de te tenir tête et de retourner chez ma mère tout cela ne serait pas arrivé.
Moi : Lisa, c'est vrai que j'étais très en colère quand tu es rentrée à Dakar sans ma bénédiction. Je t'ignorais et je ne voulais plus te parler, parce que je ne digérais pas ton ultimatum pour qu'on fasse le mariage à l'église coûte que coûte avant la naissance des jumelles. Mais tu avais bien vu que vers la fin de ta grossesse, je faisais des efforts pour t'appeler et prendre de tes nouvelles. Pour moi, c'était juste les hormones qui t'avaient fait piquer ta crise. C'est vrai que j'étais furax quand on m'a appelé à Paris pour me dire "félicitations, tu es papa, mais mauvaise nouvelle, une de tes filles a disparu". Mais quand je suis arrivé à Dakar et que je t'ai vue aussi dévastée, crois-moi, je ne ressentais plus que de la peine pour toi. Ce que tu as cru voir dans mes yeux n'étaient que le fruit de ton imagination. Mais attends, c'est pour cela que tu as demandé le divorce ? Tu pensais que je t'en voulais ?
Lisa : Michel, tu veux vraiment parler de notre divorce ?
Moi : Lisa, puisque c'est le moment pour "régler nos comptes ", tu me dois bien le droit de me dire la vraie raison de notre séparation. Je n'ai pas trop compris ton affaire d'incompatibilité d'humeur. C'est vrai que parfois on se tirait les cheveux, mais ce n'était rien d'assez grave pour que tu partes. Je t'avais même dit que j'étais prêt à t'amener à l'église.
Lisa : Justement Michel, épouser une personne à l'église, ce n'est pas une récompense, un bonbon qu'on donne pour amadouer quelqu'un. Tu as attendu que je décide de partir après presque 3 ans de mariage pour que tu me le proposes.
Moi : Mais tu sais qu'avec la disparition de la petite, je n'avais pas la tête à célébrer un mariage et à faire la fête. Tu le sais, Lisa.
Lisa : Oui. Je le sais et moi non plus, je n'aurai pas accepté qu'on fasse une grande fête. Ce n'est pas vraiment ça qui m'a décidée à partir. S'il n'y avait que ça, je serais peut-être restée et j'aurais accepté ta proposition. Si je suis partie, c'est parce que je n'avais pas digéré la discussion que tu avais eu avec ta mère quand elle était venue nous voir deux mois avant notre séparation. Je l'ai entendue te dire que si je n'étais pas aussi têtue, notre deuxième fille serait toujours avec nous, que tu aurais dû choisir une fille un peu moins jeune qui ne faisais pas des caprices pour un oui ou un non et que de toutes les manières, elle m'avait accueillie les bras ouverts, parce que j'étais ton choix, mais que dans son fort intérieur, elle aurait préféré une fille de 25 ans au moins. Ça n'avait fait que me conforter sur ce que je pensais depuis un moment, on n'avait vraiment plus rien à faire ensemble.
Michel : Tu étais partie à cause des paroles de ma mère ? Attends, Lisa, tu aurais dû me dire que tu l'avais entendue. Ma mère ne te détestait pas. C'est juste qu'elle trouvait que ton jeune âge t'avait fait prendre des décisions "irresponsables". Je ne partageais pas son point de vue. Tu n'étais pas une fille irresponsable. C'était d'ailleurs le fait que tu étais très mature et que tu pensais toujours au lendemain qui me plaisait beaucoup chez toi. Ça me poussait à monter vers le haut et à m'assagir. Ton retour précipité à Dakar, c'était juste les hormones. Avec le temps, je me suis dit que ça commençait à trop te peser de rester seule toute la journée à l'appartement et que tu avais eu besoin de retourner finir ta grossesse dans ta famille. Gérer ta grossesse seule dans un pays où tu étais arrivée, il y a moins d'un an, c'était trop pour toi. Crois-moi, j'ai compris tout cela avec le temps. Mais c'est le reste que je n'avais pas compris : la séparation, le divorce, puis ton remariage.
Lise, ne voulant pas aborder le sujet qui fâche : S'il te plaît, ramènes-moi à Dieuppeul.
Moi : Sérieux, Lisa. C'était du grand n'importe quoi, ce remariage: me quitter pour ce toubab.
Lisa : Je ne t'ai pas quitté pour lui. Je l'ai rencontré, après notre divorce.
Moi: Pour te remarier, juste deux ans après. Tu t'es vite consolée et passer à autre chose.
Lisa : C'est ma vie, Michel. D'ailleurs, pourquoi tu me fais ta crise aujourd'hui ? Ça fait 14 ans que tu es avec Karine.
Moi : Parce que si tu n'étais pas partie, ça ferait bientôt 20 ans qu'on serait mariés. Tu ne m'as pas donné d'autres choix que de refaire ma vie.
Lisa : Il serait pourtant temps que tu digères notre séparation. Tu passes ton temps à me chercher des niaises pour rien., Alors qu'on est appelés à cohabiter jusqu'à la fin de notre vie parce qu'on a deux enfants ensemble. Je sais que tu ne supportes pas Sylvain, mais fais des efforts. Maria est plutôt habituée à valser entre nos différends, mais Marianne a besoin de nous voir soudés. On vient de se connaître, c'est pourquoi elle fait comme si tout allait bien. Mais je pense qu'intérieurement, cette pauvre fille est complètement paumée. Du jour au lendemain, elle apprend que ses parents sont de parfaits inconnus. Elle n'a pas besoin qu'on vienne en plus lui faire supporter nos différends. Ce n'est qu'une ado, il faut que nous, ses parents, on ait un esprit de dépassement. Surtout que toi, tu aies un esprit de dépassement.
Moi : Tu sais que tu es toujours dans mon cœur, Lisa?
Lisa : Oui. Et je sais que c'est pour ça que tu n'arrives pas à blairer Sylvain. Mais j'ai refait ma vie. J'ai ça (elle me montra son alliance), des signatures dans une petite mairie et une église parisiennes, un fils de 14 ans qui prouvent que j'ai fait un engagement avec un autre. Alors acceptes la situation. Karine est une femme merveilleuse et elle est une excellente belle-mère pour Maria. C'est la seule femme à qui j'ai toujours laissé ma fille sans m'inquiéter. Elle s'est toujours bien occupée d'elle. Chaque fois qu'elle a passé la nuit chez toi, Maria rentrait toute épanouie et me racontait toute excitée les beaux moments qu'elle avait passé avec vous. Crois-moi, même si j'avais décidé de quitter mon mari ,ce que je ne ferai jamais, penses-tu que ce serait juste de briser le cœur d'une merveilleuse femme comme Karine et de traumatiser les enfants que tu as eus avec elle ? Même Maria ne verrait pas d'un bon œil cette trahison, acceptes la situation.
Pour seule réponse, je démarrai la voiture.
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Pdv Victoria
Quelques jours après
Hier, samedi, j'avais passé la journée chez mon oncle Nestor où mon père logeait. On m'avait alors présentée le reste de la famille à savoir Tata Edwige, la femme de Tonton Nestor et leurs enfants Judith (16 ans) et Fabrice (15 ans), mais aussi par téléphone Tata Karine la femme de mon père, mon frère Jacob et ma sœur Angela.
Mes grands-parents étaient décédés depuis plusieurs années, mais par leurs photos, j'eus une idée à ce à quoi ils ressemblaient de leur vivant. La famille de mon père était ''très'' petite, je n'avais donc qu'un oncle et deux cousins de mon côté paternel. La journée s'était plutôt bien passée et Espé m'y avait accompagnée, parce que je ne voulais pas y aller seule.
Aujourd'hui, c'était au tour de Dorine de m'accompagner chez ma famille maternelle. J'appréhendais beaucoup plus cette journée chez ma mère. Il était plus facile pour moi de laisser de la place à mon père, puisque je n'en avais jamais eue. Mais pour ma mère, c'était très compliqué, parce que j'en avais toujours eu et que j'avais beaucoup aimée celle que j'avais eue jusque-là. Je ne savais pas quelle place lui donnait et intérieurement, elle m'énervait beaucoup, parce qu'elle faisait tout pour effacer tout ce que les traces du passage de ma mère Sandra dans ma vie, à commencer par mon prénom. Elle m'appelait Marianne et sincèrement cela me froissait énormément. J'avais bien compris que c'était le prénom qu'elle avait choisi à ma naissance et c'était tout mignon Maria Dolorès et Marianna, mais j'avais grandi en tant que Victoria et j'avais beaucoup de mal à me défaire de ce prénom. Victoria me correspondait plus. D'ailleurs, parfois quand elle m'appelait comme ça, je mettais beaucoup de temps à répondre, parce que j'oubliais que ce prénom était celui qui était censé être le mien. Depuis leur première visite à la maison, mes parents avaient commencé les démarches pour faire reconnaître leurs liens avec moi. Ils avaient été à la police pour les prévenir. Deux policiers étaient même passés à la maison il y a quelques jours pour commencer leur enquête. Avant-hier, j'avais été interrogée pour voir si je savais depuis longtemps que ma mère nourricière. Un interrogatoire totalement inutile. Si je savais vraiment que ce que ma mère avait fait, aurais-je vraiment été capable d'être sa complice et ne rien dire jusqu'à aujourd'hui ? En fait, je ne saurais jamais répondre à cette question. J'aimais tellement Maman Sandra. Aurais-je eu le courage de la dénoncer ? Hier, c'étaient mon oncle et ma tante qui avaient été interrogés. Il paraît que je dois aussi faire un test ADN, même si ma ressemblance avec Maria est incontestable, il fallait que l'ADN donne la preuve scientifique que j'étais bien sa jumelle disparue. Mes parents ayant tous les deux la nationalité française, ils avaient été à l'ambassade où d'ailleurs, il y avait tout un dossier sur ma disparition et j'avais rendez-vous là-bas dans les jours qui viennent avec mes parents. Je ne savais pas trop pourquoi, mais actuellement, je laissais les choses venir sans trop réfléchir.
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Dorine descendit la première de la voiture et je la suivis. Ma mère et Tata Claudine étaient venues nous chercher pour passer la journée. À vrai dire, j'aurai pu venir toute seule, mais je ne voulais pas prendre le risque qu'on me force à passer la nuit. Mes cousines avaient accepté de jouer aux chaperonnes pour que je puisse à coup sûr rentrer le soir . Espé m'avait accompagnée hier chez mon père et aujourd'hui, Dorine s'était "sacrifiée" pour m'accompagner chez ma mère. C'était vraiment un sacrifice qu'elle faisait pour moi, parce qu'elle n'aimait pas beaucoup passer la journée avec des inconnus. Elle avait mis pour l'occasion un jean noir et une chemise blanche. Moi, j'avais choisi de mettre une robe longue rose.
Ma mère me prit la main et me fit entrer dans une jolie maison de couleur beige. On trouva plusieurs personnes dans le salon. Ma mère fit les présentations. Il y avait le mari de Tata Claudine, Gilles et ses filles Isabelle (19 ans) et Élisa (16 ans), Tonton Stéphane, le frère de ma mère, sa femme Jeanne et leurs enfants Claire (15 ans) ,Armel et Claude (9 ans). Mon oncle avait donc lui aussi une paire de jumeaux. Après ces personnes, on m'amena vers une chambre toujours au rez-de-chaussée et on me présenta une très vieille femme qui était ma grand-mère qui s'appelait, tenez-vous bien '' Marianne''. Je comprenais mieux d'où venait le "Marianne" de ma mère. Ma grand-mère me dit toute sa joie de me voir enfin, puis on discuta quelques minutes avant de retourner au salon. Ma grand-mère avait un peu de mal à marcher et je dus l'aider.
Je m'assis à côté de Dorine et on nous servit à boire et de petits biscuits sucrés et salés. Une dernière personne entra dans le salon et attira notre attention avec un " Bonjour, ''tout le monde'' bien sonore.
Tonton Stéphane, amusé : Et voilà, le guerrier de la famille. C'est maintenant que tu descends de ta chambre ? Il paraît que tu étais sorti hier soir, Jeune homme.
Le jeune homme : Oui. Un ami fêtait hier son anniversaire.
Tonton Stéphane : Tu as dû rentrer bien tard, alors. Vu qu'on est ici depuis une heure et qu'on avait vu aucune ombre de toi jusqu'à maintenant.
Le jeune homme : Oui. On l'a super trop bien fêté.
Mon oncle rit.
Tata Claudine : Viens saluer ta cousine, Pedro. Je t'avais pourtant dit hier qu'elle allait venir et que tu devais programmer ton heure de retour par rapport à ça.
Pedro : Bonjour, Marianne.
Tata Claudine : C'est Pedro, mon fils.
Moi: Bonjour, Pedro.
Je me levai et lui fis la bise.
Pedro : Comment vas-tu ?
Moi: Très bien et toi ?
Pedro : Je vais très bien aussi.
Moi : Je te présente Dorine, ma cousine.
Cette dernière se leva et lui fit la bise.
Pedro : Bonjour, Dorine. Comment ça va ?
Dorine, les yeux baissés : Je... vais...bien.
Cheut, celle-là avec sa timidité légendaire
On se rassit. Pendant un moment, mes tantes et ma mère me monopolisèrent pour connaître un peu mon parcours de vie. Mais après le repas, mes cousines me prirent à leur tour pour discuter avec moi. Je me rendis très vite compte qu'on était des pipelettes. Entre jeunes, je me sentais beaucoup plus à l'aise et mes cousines semblaient me connaître depuis des années, tellement le courant passait bien entre nous. La seule qui était un peu trop silencieuse, c'était Dorine. Je me tournai vers elle pour essayer de la faire entrer dans la discussion mais je la vis regarder vers un coin de la pièce et à ma grande surprise, ses yeux étaient calés sur Pedro qui discutait avec Tonton Stéphane et Tonton Gilles. Dorine qui matait un mec? Je lui fis un petit coup de coude, elle s'empressa de reposer ses yeux sur moi.
Moi : Eh, arrêtes de rêver et participes à la discussion.
Dorine : Oui. Excuses.
Au même moment, je vis Pedro jeter lui aussi un regard furtif sur ma cousine. J'avais presque envie de rire. Eh, eh. Pedro et Dorine, une histoire à suivre.