– À votre aise, mon cher monsieur, répondit Brigitte ; si c’est là votre dernier mot, nous ne serons pas embarrassés de trouver un mari pour Céleste, Phellion fils ou un autre ; mais vous me permettrez de vous dire que la raison que vous nous donnez n’est pas la véritable ; car enfin nous ne pouvons pas aller plus vite que les violons : le mariage serait décidé aujourd’hui, il faut encore que les bans soient publiés ; vous avez assez d’esprit pour comprendre que M. le maire ne peut pas vous marier avant que les formalités soient remplies, et, d’ici là, Thuillier aura passé en jugement. – Oui, dit la Peyrade, et, si je perds la cause, ce sera moi qui aurai fait condamner Thuillier à la prison, comme c’était moi hier qui avais fait faire la saisie. – Dame, il me semble que, si vous n’aviez

