Et elle tendit à l’avocat sa main d’un geste plein de pudeur et de grâce. L’avocat, hors de lui, se précipita sur cette main, qu’il mangea de baisers. – Assez, enfant ! dit l’étrangère en dégageant doucement la prisonnière ; adieu, à bientôt ! Je crois que ma migraine est passée. La Peyrade ramassa son chapeau et parut s’élancer hors de l’appartement ; mais, s’arrêtant à la porte, il se retourna et couvrit la belle étrangère d’un regard plein de tendresse. La comtesse lui fit de la tête un charmant adieu, et comme la Peyrade se disposait à revenir sur ses pas, avec son doigt elle lui intima d’être plus sage et de rester où il était. La Peyrade acheva alors de sortir. Dans l’escalier, il s’arrêta pour expirer, si l’on peut ainsi parler, le bonheur dont son cœur débordait ; les paroles

