Chapter 3

195 Words
III La reine des féesMais comme le pouvoir des enchanteurs n’allait pas jusqu’à créer, Merlin résolut de se faire aider dans cette circonstance par la reine des fées ; s’étant donc mis en route à travers les airs, il se rendit chez elle et lui exposa, après les compliments d’usage, les motifs de sa visite. La reine des fées, qui était naturellement très obligeante, ne se fit pas prier, quoique, dit-elle, il fût aussi difficile, en matière de création, de créer un petit enfant qu’un gros ; et dans l’année, la pauvre paysanne eut un fils, mais si petit, si petit, que, quand on l’eut mesuré, on trouva qu’il n’était pas plus grand en tout que le pouce de son père. « Bah ! bah ! disait le père aux voisins émerveillés, il grandira. » Le nouveau-né, du reste, était si gentil et si bien pris dans sa petite taille, que les connaisseuses étaient obligées d’avouer que c’était une perfection. Il était aussi tellement vif et si remuant, qu’on avait toutes les peines du monde à le contenir dans sa couchette qui avait été faite, dans le premier moment, d’un sabot neuf au fond duquel on avait mis un peu de ouate bien douce et bien chaude, pour qu’il y pût dormir tout à son aise.
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