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1433 Words
Il me tendit une boîte repas et je suis allée m’asseoir sur le divan de la chambre. Mathéo me regarda en fronçant les sourcils Mathéo : Je ne savais pas qu’il y avait des divans dans les chambres des hôpitaux… J’ai gloussé doucement Belle : Ils l’ont mis ici pour moi… quand ma mère a eu son accident, j’ai été émancipé et j’ai vendu la maison pour avoir des fonds pour payer les frais médicaux de ma mère… je ne voulais pas louer d’appartement et gaspiller l’argent que je gagnais pour ma mère… alors, je dors ici… dans la chambre avec ma mère… au début, il n’y avait qu’une chaise berçante… quand le personnel s'est aperçu de ma présence la nuit dans la chambre, ils ont trouvé ce divan pour moi. Mathéo : Attends… tu dors ici? Je lui ai fait signe que c’était cela. Il soupira doucement Mathéo : Tu n’es vraiment pas ce que je m’attendais… Belle : Vraiment? Il soupira doucement Mathéo : Elle t’avait décrit comme quelqu’un de capricieux, colérique, égocentrique, narcissique, orgueilleux, avide d’argent… elle m’avait dit que tu avais tenté de séduire son père pour porter plainte contre lui par la suite pour agression, que tu avais empêché son père de recevoir l’héritage de ta mère lorsqu’elle est morte… je sais que c’est stupide… je vois bien maintenant que ta mère est vivante… Belle : J’aimerais tellement avoir la force de me venger d’elle… mais la violence n’est pas dans ma nature… Mathéo : Elle n’est plus de ce monde maintenant… je n’aime pas être trahis et manipulés… Je l’ai regardé avec crainte Belle : Je ne suis pas certaine de me sentir à mon aise avec… cette information… est-ce que je dois te craindre ou te remercier? Il gloussa en me regardant Mathéo : Je suis un homme ordinaire Belle, je suis le chef de la mafia, certes, mais je suis un homme d’affaire avant tout, un homme orgueilleux et cruel par moment, mais tant que je ne suis pas trahi, tu ne cours aucun danger avec moi. J’ai fait éliminer cette g***e parce qu’elle m’a trahi, parce qu’elle m’a menti, parce qu’elle a tenté de m’utiliser pour faire du mal à quelqu’un d’innocent et elle avait avoué que tu étais innocente avant de trouver la mort. Il expliquait les choses avec tellement de candeur que j’en ai eu des frissons dans le dos. Il gloussa en me regardant. Mathéo : Dis-moi Belle, as-tu l’intention de me trahir? Belle : Non… jamais, ce n’est pas mon genre de personne… mais je suis fondamentalement honnête. Je respecte la loi et fait de mon mieux chaque jour… Il soupira doucement et me regarda les yeux mi-clos Mathéo : Est-ce que je peux te demander quelque chose, sans que tu te fâches contre moi, je suis simplement curieux… Je l’ai regardé avec nervosité Belle : Que veux-tu savoir? Mathéo : Quand je t’ai offert de l’argent hier, pourquoi n’as-tu pas demandé ce qu’il te manquait pour ta mère? Cela aurait été facile pour toi… J’ai soupiré en le regardant Belle : C’est simple, je ne suis pas à vendre… oui, j’ai été drogué, oui, c'est vrai que nous avons… couchés ensemble… mais je ne vends pas mon corps… je voulais gagner l’argent pour ma mère de façon honnête, c’était important pour moi et quand tu m’as offert de l’argent… je me suis sentie insulté… Tu n’aurais peut-être pas été mon premier choix pour une première fois… je ne sais pas… j’imaginais apprendre à connaitre le gars… tomber amoureuse de lui… mais bref, j’avais déjà appris que la vie n’est pas un rêve. Je ne peux pas t’en vouloir pour ma première fois… tu étais toi aussi drogué… je dois vivre avec ce fait maintenant, c’est aussi simple que cela. Mais je ne suis pas à vendre… Il me sourit avec douceur et posa sa main sur la mienne Mathéo : Pour ce que ça vaut, je suis désolé des paroles que je t’ai dites hier matin… ce n’est pas la vérité. En fait, tu es exactement le genre de femme que j’aimerais pouvoir fréquenter. Je me suis senti rougir et j’ai détourné la tête. On frappa à la porte et une infirmière entra dans la chambre. C’était Lucy. Lucy : Le docteur Charles m’a demandé de venir vous mettre au courant de l’avancée de l’intervention. Tout va bien, ne t’inquiète pas Belle. Il a réussi à rétablir les connections lésées. Les drains qui avaient été posés ont suffi à ménager le cerveau de ta mère et l’électricité circule bien. Dans quelques minutes, elle va être emmené en salle de réveil et si tout va bien, dans deux heures, tu vas pouvoir aller la voir. Belle : Merci Lucy Elle est ressorti de la chambre et j’ai essuyé mes yeux. Je savais que la réadaptation allait être difficile, trois ans sans bouger à part les mouvements que je lui faisais faire à tous les jours, mais elle allait devoir réapprendre à marcher, à manger, à boire… J’ai regardé Mathéo en souriant Belle : Merci d’être resté avec moi Mathéo… l’attente a été beaucoup moins longue et pénible avec de la compagnie… Il me sourit doucement Mathéo : Je vais attendre encore avec toi que ta mère se réveille. Je ne suis pas pressé. Il s’adossa confortablement et j’ai regardé l’heure. J’ai réalisé que cela faisait maintenant six heures que ma mère était au bloc J’avais passé six heures à discuter avec Mathéo et il voulait rester encore avec moi jusqu’à l’éveil de ma mère. Ce type était vraiment étrange. J’ai gloussé de ce constat et il me regarda en souriant Mathéo : Tu partages ta plaisanterie? Belle : Je me disais seulement que tu n’es pas celui que je pensais non plus… Avant que tu me congédies hier… je ne savais même pas ton nom… je ne savais même pas à quoi ressemblait le fameux Mathéo… je n’ai pas le temps d’écouter les nouvelles et à part travailler et m’occuper de ma mère, je n’avais pas de temps pour moi… alors, pour moi, hier matin, tu n’étais qu’un joli visage sur un corps de s****d… pardon… Il gloussa Mathéo : Tellement honnête… Belle : Les collègues parlaient de toi bien sûr… elles me disaient à quel point tu étais beau et charismatique, riche, mais aussi cruel… un véritable Bad Boy… mais je t’aurais croisé dans la rue et je n’aurais pas su qui tu étais… Mathéo : Tu ne savais pas qui j’étais? Belle : Non… mais je m’étais fait l’image dans ma tête d’un homme d’affaire trop occupé pour sa propre santé, méchant, cruel, arrogant… pas le genre d’homme à passer une journée entière à l’hôpital simplement pour me tenir compagnie. Mathéo : Oh, mais je suis cruel, méchant, arrogant… mais avec les personnes qui le méritent. Mais en ce qui te concerne, je t’avais aussi mal jugé. Mais j’aimerais que tu deviennes mon amie… simplement une amitié, ta franchise me fais du bien. J’ai soupiré doucement Belle : D’accord… mais s’il te plait, ne me parle pas des gens que tu tues. Il tendit la main vers moi et prit la mienne dans sa grande main. Il l’a porté ensuite à ses lèvres Mathéo : Si cela te rend mal-à-l’aise, je veux bien éviter de t’en parler. Mais ce n’est jamais moi qui commets le geste, je l’ordonne à mes subordonnés. J’ai soupiré doucement Belle : C’est… pour moi, c’est aussi difficile à entendre… je respecte trop la vie pour cela. Il gloussa en me regardant et Dave entra avec un nouveau sac de nourriture. Belle : Merci Dave Il me regarda avec surprise et me sourit timidement Mathéo : Dave, Belle et moi avons décidé d’avoir une relation d’amitié, dorénavant, elle est autorisée à venir me voir et à m’appeler. Dave : D’accord patron. Mathéo sortis les boites repas et m’en tendit une. J’ai ouvert le couvert et j’ai vu qu’il y avait un magnifique morceau de steak. Dave : Je ne savais pas votre cuisson, j’ai donc demandé à point. Belle : Merci… Mathéo : Est-ce que c’est la bonne cuisson, je peux retourner Dave en chercher un autre si tu veux… Belle : Je ne suis pas difficile, tu sais… je vais le prendre comme cela, il n’y a pas de soucis. Mathéo me regarda en fronçant les sourcils d’incrédulités. Mathéo : D’accord… mais pour la prochaine fois, quelle est ta cuisson? Belle : J’aime ma viande à peine cuite, seulement saisi. Mais, je ne suis pas difficile, alors à point me va très bien.
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