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1493 Words
POV Annabelle Je n’avais pas passé une bonne nuit. Je ressassais sans arrêt ma journée merdique. Comment j’allais faire maintenant? Tous les employeurs potentiels que j’étais allée voir m’avaient tous refusés. Ils ne voulaient pas déplaire à Mathéo. Je ne comprenais pas pourquoi il ruinait ma vie de cette façon… je ne lui avais rien fait, c’est moi qui avais perdu à tous jamais ma première fois aux mains de ce rustre. J’ai regardé vers ma mère en pleurant doucement, je n’avais plus qu’une seule solution pour pouvoir payer son opération, partir loin d’ici et faire des virements bancaires à tous les mois pour payer ses frais d’hospitalisation. L’infirmière Isabelle entra doucement dans la chambre et me regarda en souriant. Isabelle : C’est le grand jour ma belle! Belle : Quoi? Je ne comprends pas… Isabelle : Ta mère va être opéré ce matin! Je l’ai regardé avec incompréhension Belle : Mais… mais… mais… je n’ai pas l’argent… il m’en manque… et… et… je n’ai plus d’emploi… Isabelle me sourit doucement Isabelle : Quelqu’un à tout payé pour toi, y compris la réadaptation qui va suivre… Belle : Quoi? Mais… mais… mais… qui? Pourquoi? Isabelle : Il va venir t’expliquer pendant que ta mère va être opéré. Reste seulement calme quand il va entrer d’accord? J’ai soupiré doucement en regardant ma mère. Si tout était payé, j’allais pouvoir nous acheter une nouvelle maison, quelque part loin de cette ville. Je pouvais bien rencontrer ce mystérieux bienfaiteur avec calme, juste pour cela. Belle : D’accord… c’est réel tout cela? Isabelle gloussa Isabelle : Oui, c’est réel. Je me suis rapidement levée et je suis allée embrasser le front de ma mère Belle : Tu entends maman, tu vas bientôt pouvoir te réveiller. Puis, j’ai éclaté en sanglot en réalisant que c’était enfin terminé. Elle est partie avec le lit de ma mère en me demandant d’attendre dans la chambre. Cinq minutes plus tard, quelqu’un frappa à la porte et entra. Je me suis figée d’horreur en voyant Mathéo devant moi. Je savais que c’était trop beau pour être vrai. Ma mère n’allait pas être opéré, si cela se trouve, ils étaient en train de la débrancher pour qu’elle meure. J’ai senti les larmes de frustrations glissées sur mes joues. Mathéo : Je sais que je suis la dernière personne que vous voulez voir, mais je viens en paix. Belle : Ma mère… que lui faites-vous? Il soupira doucement Mathéo : Ce que l’infirmière vous a dit est vrai, votre mère est en salle d’opération. Ils vont l’opérer aujourd’hui. J’ai une dette d’honneur envers vous et c’est ma façon de l’honorer. Vous vous êtes battue pour elle pendant trois ans et à cause d’une g***e, vous avez tout perdu… Je le regardais à travers mes larmes et il soupira à nouveau Mathéo : Je déteste voir une femme pleurer… mais je comprends votre tristesse. Je suis désolé pour la façon dont je vous ai traité. J’ai agi sous le coup de la colère. Il fit un pas vers moi et se figea lorsque j’ai reculé d’un pas Mathéo : J’ai naïvement cru ce que Florence m’avait raconté… elle vous avait décrit comme la pire s****e qui existe sur terre. En réalité, c’est elle qui est la pire… ou plutôt, qui était. Je ne pardonne pas la tromperie. Elle vous a effectivement drogué, mais elle m’a drogué aussi. Je ne me rappelle plus vraiment la nuit que nous avons passée ensemble. J’espère seulement que je n’ai pas été trop brutal avec vous. Tout ce sang dans le lit me fait craindre le pire. Belle : J’étais vierge… c’est pour ça le sang… mais je ne me rappelle plus la nuit… ou vaguement… elle avait mis la drogue dans mon jus d’orange. Mathéo : Je suis profondément désolé Annabelle… Belle : Belle, c’est juste Belle. Il me sourit doucement Mathéo : Belle… mon bras droit m’a forcé à regarder la vidéo de ce qu’elle a fait ce soir-là, puis, il m’a remis un dossier de votre historique… pour une rare fois dans ma vie, j’ai été impressionné. Ce que vous faites pour votre mère, c’est tellement grand. J’ai dégluti difficilement Belle : Elle en aurait fait autant, pour moi… Mathéo : J’ai appelé Larson, si vous voulez toujours du poste de Maitre Grill, il est à vous. J’ai soupiré de soulagement Belle : Merci… je crois… Mathéo : Et je lui ai aussi demandé ce que je pouvais faire pour me faire pardonner… Alors, il m’a rappelé votre mère et votre lutte pour rassembler les fonds pour son opération. Il soupira doucement Mathéo : Je ne suis pas doué pour présenter des excuses, mais encore une fois, je suis désolé. Belle : Je vais vous rembourser… donnez-moi seulement le temps de finir de rassembler l’argent… Mathéo : Non… je ne veux pas que vous me remboursiez… j’ai une dette d’honneur envers vous. J’ai soupiré doucement en réfléchissant à tout cela. Il tenta un nouveau pas dans ma direction, mais cette fois-ci, je n’ai pas bougé. Mathéo : Belle… je suis sérieux, vous ne me devez rien d’accord? J’ai dégluti avec difficulté en levant les yeux vers lui. Belle : Ma mère… elle est tout ce que j’ai… vous avez vraiment payé son opération? Mathéo : Oui et tous les frais concernant sa réadaptation. Je me suis assuré que le meilleur neurochirurgien s’occupe d’elle. Elle va bien aller. Après, les meilleurs physiothérapeute et ergothérapeute vont s’occuper de sa réadaptation. Vous n’avez plus à vous inquiéter pour cela. J’ai éclaté en sanglot et il soupira en m’attirant dans ses bras. Mathéo : Pleure, allez, laisse-toi aller. Tu en as le droit… j’ai vraiment mal agi avec toi… Je me suis dégagée doucement de ses bras Belle : Ce n’est pas ça… je réalise à peine que ma mère est opérée et que sa rééducation réglée… merci… tellement… Mathéo : Des larmes de joies? Je lui ai fait signe que oui et il me sourit en douceur. Mathéo : J’aime bien alors... J’ai gloussé en le regardant et il me sourit à nouveau. Je devais avouer qu’il était vraiment canon. Des cheveux noirs coiffés à la va vite, des yeux bleus limpides qui pouvaient passer de glacial à chaleureux, des lèvres charnues et pleines… un nez droit et fier, un front haut et des sourcils soignés. Ses cils étaient longs et projetaient une ombre sur ses joues. Son corps était musclé et athlétique, Bref, Mandy avait raison, c’était un Dieu Grec réincarné. Mathéo : Alors, est-ce que tu vas retourner travailler? Belle : J’aimerais prendre quelques jours… pour passer du temps avec ma mère, est-ce que c’est possible? Et faire diminuer mes heures aussi… Plus besoin de faire toutes ses heures maintenant, un temps plein normal va me suffire. Je suis prête à former la personne qui va me remplacer et à faire les heures jusqu’à ce que cette personne soit prête. Mathéo : D’accord. Cela me va parfaitement. Belle : Merci… Il sorti une carte d’affaire et me l’a tendue. Mathéo : Si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à m’appeler. Il soupira en me regardant Mathéo : Je ne me souviens pas si j’ai pris des précautions la nuit… bref, je n’ai pas de maladie, aucune et je sais maintenant que toi non plus… mais si tu te retrouves enceinte, ne fait rien avant de m’en parler. Je prendrai mes responsabilités. J’ai posé mes mains sur mon ventre en le regardant avec incrédulité. Je savais qu’il était maintenant trop tard pour prendre la pilule abortive. Étais-je vraiment prête à avoir un enfant? Je venais de retrouver une certaine liberté, étais-je vraiment prête à tout mettre de côté pour avoir un enfant? Mathéo : Que tu décides de le garder ou non, je veux prendre mes responsabilités envers toi. On frappa doucement à la porte et un homme que j’avais déjà vu dans le bureau de Larson entra avec un sac dégageant une délicieuse odeur. J’ai senti mon estomac gémir d’avoir été privé de nourriture et j’ai rougi de gêne ce qui fit glousser Mathéo. Mathéo : Voici Dave, mon bras droit, c’est grâce à lui que j’ai découvert la vérité. Belle : Oh… alors je dois vous remercier aussi. Dave : Je n’ai fait que mon travail mademoiselle James, protéger mon patron, même contre lui-même. Mathéo : Tu as ce que j’ai demandé? Il leva les sacs et les remis à Mathéo. Mathéo : J’ai pensé que vous n’aviez probablement pas mangé depuis hier… Belle : Avant-hier en fait… je prends habituellement mes deux repas par jours au resto… Larson m’avait dit que cela faisait partie de mes privilèges de Maitre Grill. Mathéo : J’ai demandé à Dave d’aller chercher un petit déjeuner pour nous deux… j’aimerais attendre avec toi pour la durée de l’opération de ta mère… tu as affronté toute cette misère seule, il est temps que quelqu’un soit là avec toi.
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