Chapitre 4

1982 Words
Son frère la tira par la manche de sa robe, et la serra contre lui. Le temps sembla comme s'être arrêtée, elle ne respirait presque plus. Entre ses larmes qu'il étouffait contre sa poitrine et la douleur mélangée au bonheur et au soulagement qui l'agitait, elle avait l'impression de fondre. Lianne revoyait tout leur moment heureux en un défilement, la vie qu'ils avaient quand tout allait bien. Quand leur mère était encore là pour les combler de sa douceur et de sa bonne humeur, de son rire cristallin qui transformait le plus méchant en ange, de ses bras doux qui les avait tant couvert pour les serrer contre son cœur, de ses lèvres douces qui les avaient tant b****r, de ses lèvres douce qui l'avait tant chanter des berceuses, de ses lèvres douces qui lui racontait les histoires de princesses avant qu'elle ne s'endorme, de la joie qui l'animait chaque fois qu'elle se retrouvait en amoureuse avec leur père. Ce moment était celui vers lequel elle rêvait de courir. Retrouver cette bonne joie de vivre. Mais maman n'est plus là, pensa-t-elle tristement. Mais Rob lui était là, et il la serrait contre lui. Depuis combien de temps avait-elle attendus ce moment ? Depuis comment d'année ? Un larme chaude coula et elle le serra contre elle, elle entoura ses petits bras autour ses hanches et le serra de toutes ses forces. Elle s'accrocha désespérément à lui comme pour le supplier de ne plus l'abandonner. Elle était tellement bien comme ça ! Neuf ans ! Neuf ans à espérer qu'il arrête de la repousser, de la traiter comme une étrangère, d'être si dure avec elle. -Rob... Il la repoussa, mais elle le serra toujours, refusant d'être encore loin de lui. Il la saisi par le bras, mais elle s'accrocha à son t-shirt. -Arrête je t'en prie ! Je t'en prie arrête de m'éloigner de toi, arrête de me traiter comme tu le fais ! On est une famille, tu n'as pas le droit de m'abandonner je t'en prie ! Arrête de te comporter comme tu le fais. Je suis ta sœur et j'ai besoin de toi. Je veux retrouver mon frère, je veux te retrouver ! Elle reposa sa joue contre son torse et enroula ses bras autour de ses hanches. Elle pleurait, mouillant son t-shirt, mais peu lui importait. Elle voulait que tout ça s'arrête, elle voulait l'amour de la seule famille qui lui restait ! Un long silence se fit, où il resta sans voix, les bras pendue de chaque côté de son corps. Elle espéra silencieusement qu'il la comprenne et arrête, mais lorsqu'il parla, elle fut pétrifier. -Ignorante que tu sois. Lianne se sentit vider de tout espoir, elle avait l'impression qu'il venait de lui enlever quelque chose. Ignorante que tu sois. Elle avait toujours traiter les enfants ainsi. Et maintenant, c'était à elle qu'on le disait. Ignorante que tu sois. Donc elle l'était toujours ? Était-elle encore comme ces gosses de ce matin ? Leur ressemblait-elle encore, après tout ce temps ? Pourquoi ? Ses bras se détachèrent spontanément des hanches étroite et fines de son frère, pour se laisser tomber le long de son corps. Ignorante que tu sois. Alors qu'elle croyait être sortit de ce monde il y a bien longtemps, elle se trompait donc ? Elle y était toujours ? Dans cette bulle propre à elle, où elle était ignorante de tout se qui se passait à l'extérieur ? Ignorante que tu sois. La tête baissée, elle vit une larme échouer sur le sol, formant une toute petite flaque. Plusieurs autre y échouèrent bientôt. Innocente que tu sois. -Vas au lit, ordonna-t-il en se retournant vers la porte. Ignorante que tu sois. * Un coup de serpillère par ci, un coup de serpillière par là. Astiquer le sol crasseux, épousseter le fauteuil, faire la lessive, cuisiner. Lianne s'était réveillée à l'aube, n'ayant pas trouver le sommeil. Ses quatre mot prononcés la veille l'avait torturer toute la nuit. Après qu'il soit partie de sa chambre, elle avait continuer de pleurer, puisqu'il ne l'avait pas punis. Elle avait pleuré, pleuré parce qu'elle était encore ignorante. Le ciel s'éclairait déjà un peu plus quand elle passa une dernière fois la serpillère. Elle retourna dans sa chambre et pris une douche rapide avant de se vêtir d'une robe noir. Elle passa un long moment sur ses cours, apprenant d'avantage. Même si c'était les vacances, elle ne l'avait jamais vraiment vu comme tel. Son frère lui donnait des cours pour l'année suivante pour la préparer, ce qui faisait qu'elle avait une grande avance sur les autre élèves de sa classe. Elle avait toujours été première de toute les classes qu'elle avait parcourus jusque là, et c'était grâce à lui. Même si elle rougissait chaque fois qu'on appelait son nom ou que ses amis la regardait avec admiration où en se moquant d'elle, elle était fière du résultat de ses efforts. Et elle faisait tout pour que Rob soit aussi fière d'elle. Quand la porte de sa chambre s'ouvrit, elle sursauta en se redressant. Elle avait dormis ! Remarquant la goute qui était sur son cahier, elle rougit et tira un mouchoir pour essuyait la bave qu'elle devina alors au coins de sa bouche. Puis elle en fit de même pour son cahier. En croisant le regard de son frère, ces mots lui revinrent : ignorante que tu sois. -Bonjour, dit-elle en se levant de sa chaise. -Sert à manger pour papa. -Oui, dit-elle en se dirigeant vers la porte où il était. En passant à ses côtés, elle sentit ses cheveux se lever et elle se raidit le cœur battant la chamade. Elle était prête à parier qu'il les avait sentie, et cela fit battre son cœur. Avant, il le faisait souvent. Quand leur père peignait leur mère, en les voyant, elle le réclamait aussi. Et c'était lui qui le faisait. Il lui brossait avec douceur les cheveux après les avoir humé. Il disait toujours aimé les long cheveux, et que les femmes étaient chanceuse. Leur mère riait, et lui balançait ses longs cheveux au visage pour le narguer. Et ils riaient tous ensemble. Elle sentit ses cheveux retomber souplement dans son dos, et continua d'avancer. A la cuisine, elle s'empêcha d'encore pleurer. Après avoir servit dans un plateau le repas, elle monta et cogna à la porte et attendis. Elle se pinça l'intérieure de la mâchoire. Elle avait tellement envie d'entrée pour le voir. Pour voir son père qu'elle avait vue il y a si longtemps. Mais elle savait qu'il n'accepterait pas. La dernière fois qu'elle y était entrée, elle avait pleurer toutes les larmes de son corps avant que son frère ne la sorte de la pièce. Alors à partir de se jour, il lui en avait interdit l'accès. La porte s'ouvrit, et elle tendis le plateau avant de se retourner. Elle descendit dans sa chambre et s'assis à son bureau. Elle récupéra un crayon et traça sur une feuille, encore et encore, jusqu'à ce que ne se forme un lit sur lequel un homme à la crinière légèrement blanche était étendu. Il fixait en face de lui le mur pourtant nu. Ses yeux étaient remplis d'une tristesse de celles qui ont perdus un être chère, aimé. Après réflexion, Lianne se dis que la douleur qu'on lisait dans les yeux de cet homme sur le papier, n'était rien comparer à la douleur réelle qui habitait le malade. Elle repris son crayon et représenta un tableau sur le mur que l'homme fixait. Un tableau représentant une belle brune en tailleur blanc, les cheveux tombant sur ses épaules fine, un sourire éclatant plaquer sur le visage, provoquant de légères rides au coins de ses yeux et de sa bouche. Elle était splendide. Lianne reporta son regard sur l'homme étendus sur le lit. Il était toujours malheureux, malgré le splendide sourire de la belle brune. Elle repris son crayon, et traça à nouveau. Cette fois près du lit. Elle avait commencé par les yeux, pour que l'homme puisse y plonger les tiens. Ensuite les lèvres pour sourire, puis le nez, et la crinière brune. Le reste avait suivit. Bientôt une forme humaine se formait et tenait la main du malade dans les siennes. Le tableau avait pris vie. Les jointures de la femme étaie't très prononcer, signe qu'elle pressait avec conviction les bras du malade, qui ne manquerait pas de sourire de si peu... La porte s'ouvrit, et son premier réflexe fut de cacher le plus discrètement le papier. Le nombre de croquis qu'il lui avait arracher n'était même pas comptable en effet. Celle là, elle ne voulait pas qu'il lui prenne. -Tu fais quoi ? demanda son frère en fronçant les sourcils. -Rien. -Hermione est là. Ses yeux brillèrent aussitôt et elle se leva. Hermione était son amie depuis de longues années déjà, une amitié avait pu naitre entre eux, même si son amie n'aimait pas les peu bavardes. Elle sortit de la chambre et se dirigea vers la sortie. Elle aperçu son amie par l'une des fenêtres, et elle se dépêcha d'aller la rejoindre. Depuis qu'ils étaient en vacances, c'était la première fois qu'elles se revoyaient, Hermione étant aller en colonie de vacance avec sa famille. En la voyant, son amie se jeta dans ses bras en la serrant. -Arrête tu m'étouffe, protesta Lianne en souriant. -C'est rien comparer à ce que... Avant qu'elle n'ait finit sa phrase, Lianne sentis quelqu'un se jeter sur son dos et s'accrocher à son cou. Elle retint un crit de surprise, en tournant sur elle même pour faire lâcher prise à son amie. Mais celle-ci ne céda pas et accrocha ses pieds à ses hanches. -Violette, lâche moi ! protesta-t-elle en tournant sur elle même. Sachant que son amie détestait se genre de tour, Lianne alla plus vite. -Pitié, pitié, capitula Violette en détachant prudemment ses pieds. Contente d'elle, Lianne s'arrêta de tournée alors que son amie descendait enfin. -Comment tu vas ? se moqua Hermione. - A...attend...dit-elle en se tenant la tête, ce qui fit exploser Hermione de rire. -Je n'ai fais que cinq tour, se défendis Lianne en souriant. -C'est largement suffisant, protesta t-elle. -Excuse moi alors. Vous m'avez trop manquez. -Pas plus que moi ! souffla Hermione. -Qui te le dis ? Tu sais combien vous m'avez manquez moi ? grogna Violette. -On s'en fiche, l'important c'est qu'on soit là, ensemble. -Sinon ton frère est là ? demanda Violette les yeux pétillant. Hermione pouffa, méritant à cet effet un doigt d'honneur de la part de son amie. -Oui. Tu veux le voir ? -Quoi ! Ça va pas ? Bien sûr que non, s'écria telle en rougissant. -Ah, le voilà qui sort, informa Hermione en regardant derrière Violette. Celle-ci sursauta et se retourna vivement pour voir. Remarquant que c'était une farce, elle lança un regard plus qu'assasin à son amie qui était plié en quatre. Lianne la regardait en souriant. Bien qu'elle ai 10 ans d'écart avec son frère et qu'elle soit mineur, cela ne l'empêchait pas d'avoir le béguin pour lui. -Arrêtez de vous disputer s'il vous plait. La paix doit régner entre nous, finit par dire Lianne. Les deux filles tournèrent un regard perplexe vers leur amie. Puis elles pouffèrent de rire, en se gardant pour se retenir de tomber. Charmant, pensa Lianne en affichant un sourire un peu gêné. -Tu reste trop enfermer je te dis. Tu es tellement ignorante ! souffla Hermione en riant encore, alors que Lianne rentrait dans son monde. Ignorante que tu sois, ignorante que tu sois, ignorante tu sois. Tu es tellement ignorante. Cela lui faisait mal, elle avait mal qu'une deuxième personne le lui dise. Même si elle n'était pas sûr qu'il s'agisse de la même ignorance. -Lianne ! Ne prend pas cet air voyons. Tu es livide pour juste un petit mot ? soupira Violette en s'accrochant à ses bras. -Lianne.
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