XXIX Vilhem à MMM.« Je vous envoie, cher ange, un collier de perles qu’il vous faudra porter pour l’amour de moi. Je vous remercie bien du précieux trésor dont vous m’avez enrichi. N’avez-vous rien senti des baisers dont j’ai couvert vos cheveux ? Il y a dans le papier dont vous vous servez pour m’écrire une odeur si douce qu’elle semble émanée de vous. Cette odeur me permet d’être toujours avec vous. Au milieu de l’ennui que me donnent les gens que je suis obligé de voir, je porte votre dernière lettre, cachée dans ma main, à mes lèvres et je m’enivre de son parfum céleste. Il y a pour moi, attachée aux odeurs, aux couleurs, une foule d’idées mystérieuses qu’il me serait à peu près impossible de définir ou dont la définition me donnerait aux yeux de bien des gens tout l’air d’un rêveur à

