XXX MMM. à VilhemJe suis bien heureuse du beau collier que vous m’envoyez, mon ami ; l’habitude où je suis de porter des robes montantes, me permettra de le garder toujours sur moi sans qu’on s’en aperçoive. Maintenant que je vous ai remercié, il faut que je vous gronde. Le ciel m’avait donné une magnifique occasion de vous aimer à mon aise, sans dangers, sans scrupules ; j’aurais dû profiter de cette occasion, me laisser passer pour vieille, vous appeler mon fils et ne vous montrer qu’une affection protectrice et maternelle. J’aurais évité le trouble étrange que m’a causé ce que vous avez la méchanceté de dire de ces baisers donnés, je ne sais pourquoi, à mes cheveux. Hélas ! oui, je les ai sentis, et j’en suis encore toute triste et toute honteuse. Mon Dieu, pourquoi m’aimer de cette m

