XXXI Vilhem à MMM.Laisse-toi donc m’aimer, cher ange, et ne lutte pas ainsi avec le bonheur que le ciel nous envoie. N’as-tu pas assez donné à cet être vulgaire et inepte qui te possède sans te comprendre, qui n’a d’intelligence ni dans l’esprit ni dans le cœur, puisqu’il ne sait pas qu’il est le plus heureux des hommes ; puisqu’il ne meurt pas de son bonheur. Il te possède ! – Mon Dieu, que je le hais quand cette pensée vient me gonfler le cœur. Il a à lui tout le bonheur, toute la joie qui devait être ma part dans ce monde. Que de haine il y aurait dans mon âme, si l’amour y laissait de la place ! Que dois-tu donc à ton tyran, à celui qui nous sépare ? Tu es à moi, à moi qui sais te comprendre et t’aimer, à moi qui souffre si cruellement de ton absence, à moi que le ciel a créé pour t’a

