CHAPITRE 3

3100 Words
***VOIX EXTERNE*** Dans le quartier paisible de Liberté 6, plus précisément dans la demeure de Coura Sarr, la meilleure amie de Yama, Sokhna Diarra, était assise avec soin sur l'un des fauteuils, attendant la dame qu'elle était venue voir suite à son appel pressant. La pièce était un véritable régal pour les yeux, avec des rideaux aux couleurs vives encadrant les fenêtres et son atmosphère embaumée par la fragrance enivrante de l'encens brûlant dans un coin. Sokhna, les jambes croisées, parcourait de temps en temps les photos encadrées sur les murs avec un regard plein de curiosité, comme si elle les découvrait pour la première fois. Ces images étaient autant de témoignages des moments heureux partagés par la famille. Tout en manipulant son téléphone, elle mâchait discrètement son chewing-gum, parcourant les dernières actualités et messages sur les réseaux sociaux. Deux minutes plus tard, elle vit Coura Sarr, la maîtresse des lieux, revenir avec un plateau garni de fruits frais et un verre de "Niarrou Sow" (lait caillé) qu'elle déposa délicatement sur la table basse en acajou. Les fruits étaient juteux et colorés, une véritable invitation à la dégustation. —Voilà ! Sers-toi, lui dit Coura avec un sourire chaleureux aux lèvres, avant de s'installer dans le fauteuil voisin. Mais Sokhna, une pointe de gêne dans la voix mêlée à de l'attention, répondit : —Mais non ma tante, fallait pas te déranger pour moi. —Je l'ai fait avec un immense plaisir. Yaw sama dôôm ngua tei si keur gui ngua bokk (Toi, tu es ma fille et tu fais partie de la maison), répondit Coura avec une tendresse maternelle). Sokhna la remercia chaleureusement avant de saisir un fruit juteux et de le porter à sa bouche. Les saveurs éclataient dans son palais, tandis qu'une pensée importante occupait son esprit. Elle décida enfin de briser le silence : —Alors, comment va Yama ? Demanda-t-elle avec empressement, cherchant à en savoir plus sur la situation de son amie qu'elle n'avait pas revue depuis un certain temps, en raison de son travail accaparant. Le visage de la mère de Yama s'assombrit brusquement à l'évocation de sa fille, reflétant la complexité de ses émotions. Une grimace trahissant sa détresse se dessina sur son visage. —Malheureusement, elle va très mal, répondit-elle d'une voix chargée d'amertume. En raison de ses mauvais choix, elle vit dans des conditions misérables et précaires. Quand je l'ai vue à l'hôpital hier, mon cœur de mère a failli se briser en voyant son apparence délabrée, si différente de la Yama que nous connaissons. Mais, pour être honnête, je ne veux même plus entendre parler d'elle. Je vais couper tous les liens avec elle, déclara-t-elle d'une voix empreinte de déception et de résignation. Une vague de tristesse submergea Sokhna. Elle connaissait l'importance de la relation entre Yama et sa mère, et cette déclaration fut un coup dur pour elle. Cependant, elle chercha les mots justes pour convaincre Coura de ne pas abandonner sa fille. —Non, ma tante, ne dites pas cela, implora-t-elle avec sincérité. En tant que mère, je comprends à quel point il est difficile de voir sa fille dans un tel état et de se sentir impuissante à l'aider, surtout lorsque c'est elle-même qui a fait ces choix. Mais quelles que soient les circonstances, vous ne devriez pas l'abandonner à son sort. Nous savons tous les deux qu'elle est simplement naïve et aveuglée par son amour démesuré pour cet homme sans scrupules. Si vous décidez de lui tourner le dos, qui d'autre pourra ouvrir les yeux ? Plaida-t-elle avec conviction, espérant toucher la corde sensible de Coura. La mère de Yama soupira, ses yeux exprimant à la fois la lassitude et la tristesse. —Sokhna, tu as été témoin de tout ce que j'ai fait pour Yama, pour son bien, dit-elle d'une voix chargée d'émotion. J'ai même accepté qu'elle vienne vivre ici jusqu'au retour de son mari, bien que je désapprouve toujours leur mariage. Mais elle ne veut rien entendre, sauf le nom de cet homme. Que puis-je faire avec ça ? Ajouta-t-elle, la déception se faisant entendre dans chaque mot. Un silence pesant envahit la pièce alors que les deux femmes se perdaient dans leurs pensées. —Laisse-moi parler avec elle. Peut-être que j'arriverai à la raisonner cette fois-ci, proposa Sokhna. —Tu penses pouvoir y arriver ? Demanda Coura, mêlant espoir et doute dans sa voix. —Je ne suis pas sûre à cent pour cent, mais je ne peux pas rester les bras croisés en la voyant souffrir, répondit Sokhna avec détermination. Yama est mon amie, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour la sortir de ce mariage toxique. —D'accord alors. Je te laisse essayer, et je serai là pour t'écouter, acquiesça Coura, sentant un léger regain d'espoir dans son cœur. ***FIFI SALL*** Après avoir prêté main-forte à ma mère pour ranger les bagages, je me dirigeai d'un pas décidé vers la bassine ébréchée que j'utilisais pour vendre mes poissons au marché de Yoff, un labeur quotidien qui me permettait de contribuer aux dépenses de la famille. Mais alors que je sortais de la cuisine, un bruit sourd venant de la chambre que je partageais avec Amina attira brusquement mon attention. L'idée que la personne responsable du vol des affaires de Yama pouvait se cacher dans la pièce me saisit, ce qui me poussa à agir rapidement, sans perdre une seconde. Je m'emparai du bâton dissimulé sous l'escalier par mesure de précaution et m'approchai silencieusement de la pièce, prête à affronter l'inconnu. Délicatement, je repoussai le rideau et aperçus la silhouette de ma sœur, vêtue d'un tee-shirt et d'un jean, en train de se coiffer devant le miroir avec une attention qui trahissait une préoccupation intérieure. Mon étonnement fut tel que je laissai échapper un murmure involontaire. —Amina ?! Dis-je à voix basse, laissant tomber le bâton au sol. Depuis quand es-tu rentrée ? Lui demandai-je, la surprise peinte sur mon visage. Elle interrompit son geste et se tourna vers moi, ses yeux me dévisageant avec une intensité qui me fit frissonner. —Qu'est-ce que ça peut te faire ? Et depuis quand est-ce que ça t'importe ? Répliqua-t-elle d'un ton insolent. —Je te demande ça parce que j'ai le droit de savoir. Yaw loutax ngua réw ? (Pourquoi es-tu aussi insolente ?) M'énervai-je. Au lieu de répondre, elle laissa échapper un rire moqueur avant de reprendre sa coiffure. Ses doigts agiles attachèrent sa perruque en une queue de cheval impeccable. —Amy, je suis sérieuse, ok ? Réponds-moi juste. Comment se fait-il que tu sois dans la maison sans qu'on remarque ta présence ? Questionnai-je de nouveau, insistant sur mes interrogations. Elle soupira bruyamment, manifestement agacée, et répliqua d'un ton irrité : —Écoute, tu commences vraiment à me fatiguer avec tes questions, d'accord ? Pourquoi est-ce que, dès que je cherche un peu de paix, vous me tombez tous dessus ? 'Lanla ?' (Quoi ?) N'as-tu pas d'autres soucis ? Au lieu de jouer les détectives, pourquoi ne vas-tu pas plutôt chercher un mari et me laisser tranquille ? Rétorqua-t-elle, agacée, me lançant un regard méprisant pour me signifier de la laisser tranquille. Il semble qu'on ne puisse jamais avoir un moment de paix dans cette maison. Avec précipitation, elle fourra ses affaires dans le tiroir, ses mains tremblant légèrement. Elle ne prit même pas la peine de suspendre son peignoir mouillé qui reposait en tas sur le lit, ni de le mettre sur le porte-serviettes. Elle enfila sa casquette et sortit sans un mot. Épuisé par mes tentatives infructueuses, je la regardai s'éloigner jusqu'à ce qu'elle franchisse la porte d'entrée. Un soupir m'échappa et je dépliai son peignoir moi-même avant de saisir mon seau et de partir à mon tour. Cependant, en chemin, un flot de pensées tumultueuses la concernant s'emparait de mon esprit. Chaque jour qui passait me laissait de plus en plus perplexe face à son comportement désagréable et agaçant. Le moindre mot à son égard semblait suffire à la mettre sur la défensive. Pourtant, il fut un temps où elle était douce et respectueuse, et jamais elle n'aurait osé manquer de respect ou élever la voix contre quiconque. « Et si quelque chose la tourmentait ? Et si elle avait vécu une expérience traumatisante ? Aurait-elle été victime d'une agression sexuelle ? Ou peut-être se droguait-elle en secret ? » Je secouai la tête pour chasser ces hypothèses de mon esprit. Je devais essayer de renouer avec elle, de rétablir le lien qui nous unissait par le passé, afin de sonder les profondeurs de son être et comprendre ce qui se passait réellement. ***YAMA KHADY MAR DIAGNE*** Après avoir reçu l'autorisation du médecin de quitter l'hôpital, je me préparai rapidement et attendis Aïsha, qui était partie régler les formalités administratives et acheter mes médicaments, pour me ramener à la maison dans sa voiture. Après plusieurs minutes d'attente, elle revint et m'aida à sortir de la chambre. En chemin, je gardai le silence et observai les paysages défiler devant mes yeux. Pendant l'accident, je n'avais pas eu le temps de réfléchir à la manière dont cela s'était produit. Mais en prenant du recul et en y réfléchissant davantage, j'eus le soupçon que cela pouvait être Amina qui était derrière tout cela. —À quoi penses-tu ? Me demanda ma sœur, remarquant mon mutisme. —Rien de particulier. J'essaie simplement de reconstituer les morceaux des événements passés pour voir si je peux trouver des réponses aux questions qui se forment dans ma tête, mais rien ne me vient. Je ne me souviens absolument de rien, aucun indice ne me revient à l'esprit. Et j'ai peur que si cela continue, je finisse par devenir folle, bon sang. —Arrête de te tracasser et essaie de te calmer. Peut-être que par inadvertance, tu as fait tomber un verre d'eau ou quelque chose en verre, puis tu as oublié de nettoyer les débris, me dit-elle tentant de me rassurer. Je la regardai fixement et à son tour elle fronça les sourcils, ne comprenant pas. —Arrête avec ça, veux-tu ? À mon âge, il est impossible que je devienne amnésique au point de négliger des choses aussi importantes qui pourraient affecter ma santé. —Peut-être, mais tout le monde oublie parfois. Alors laisse ça de côté. Un silence s'est abattu dans la voiture pendant quelques instants, avant que je ne reprenne d'une voix remplie de colère. —Je suis sûre que c'est Amina. Elle est tellement rancunière et sadique... —Non, mais là, je t'arrête ! Je sais que ta belle-sœur et toi n'êtes pas en bons termes, mais ne l'accuse pas sans preuves. Quel intérêt aurait-elle à faire une chose pareille ? S'enquit-elle. J'ai affiché un sourire en coin tout en secouant la tête. —Là, ça se voit que tu ne la connais pas. Nous avons eu une petite altercation la veille de mon accident, et je l'ai giflée. Juste cela pourrait être suffisant pour qu'elle se venge, tu ne trouves pas ? Nous venions d'arriver. Aïsha a coupé le moteur de la voiture et m'a regardée, stupéfaite, comme si elle ne pouvait pas croire ce qu'elle entendait. Sa réaction ne m'a pas surprise et je la comprenais parfaitement. C'était la première fois que je parlais des problèmes que je vivais dans cette maison à l'un de mes proches, à l'exception de mon père. Lui, au moins, est compréhensif et ne m'a pas tourné le dos comme ma mère l'a fait. D'ailleurs, cette discrétion dont je fais preuve, je l'ai bien héritée de lui. —Yama, pourquoi ne nous as-tu jamais parlé de ce qui se passe dans ton mariage ? Pourquoi aimes-tu tant garder tout pour toi ? Surtout avec moi. Si jamais il t'arrive quelque chose, que deviendrais-je ? Tu sais, pour la première fois, je suis du même avis que maman... —Arrête, s'il te plaît. Dans cette maison, je suis bien traitée et aimée comme il se doit. Je ne manque de rien, et si tu t'inquiètes pour Amina, tu peux dormir tranquille, car elle ne me fera rien, incha'Allah. Après avoir prononcé ces mots, j'ai pris mon sac et elle m'a aidée à entrer dans la maison sans dire un mot de plus. Alors que je franchissais le seuil de la maison, une pensée cinglante et triste traversa mon esprit : jamais je n'aurais pensé dire cela un jour, mais je me retrouvais de nouveau en enfer. ***AMINA SALL*** Assise sur des briques superposées d'un bâtiment en construction, niché dans le quartier de Mbao, les écouteurs vissés dans les oreilles, je savourais ma cigarette tranquillement en attendant l'arrivée de Max. Soudain, un groupe d'enfants passa devant moi et l'un d'eux murmura quelque chose à l'oreille de ses camarades. —Regardez cette fille qui fume comme un garçon, chuchota-t-il. Muette comme une tombe, j'ai préféré rabattre ma casquette encore plus bas et faire semblant de ne rien entendre. Je scrutais nerveusement les alentours, regardant frénétiquement à gauche et à droite. Lorsqu'ils se furent éloignés, je me levai d'un bond et pénétrai à l'intérieur du bâtiment, me mettant ainsi à l'abri des regards inquisiteurs. Après quelques minutes, j'aperçus deux silhouettes s'approcher de moi au lieu d'une seule. Il n'était pas venu seul, ce stupide idiot. —Fils naqamou !? (Quoi de neuf ?!) Excuse-moi pour mon retard, me salua-t-il en me faisant un check avant de s'asseoir à mes côtés. —Non, pas de souci, répondis-je en dévisageant la fille naine qui se tenait debout à côté de lui. Voyant que mon regard froid et implacable ne quittait pas sa compagne, Max intervint pour apaiser la situation. —C'est une amie, elle s'appelle Ramatoulaye. Assieds-toi, ma belle, lui dit-il en lui faisant un clin d'œil. Après un bref échange de regards hostiles où elle essayait de me mettre mal à l'aise, elle finit par s'asseoir. Serait-elle en train de me défier ? —Pourquoi n'es-tu pas venu seul comme convenu ? Demandai-je à Max. —Pour rien. Si tu t'inquiètes à cause d'elle, rassure-toi. Elle fait partie de mon équipe et elle ne causera pas de problèmes, répliqua-t-il. —M'inquiéter ? Ne te moque pas de moi, veux-tu ? Qu'elle soit avec toi ou non, cela m'importe peu. J'ai été très claire avec toi dès le départ. C'était toi et moi, et c'est tout. Fais-la partir, je n'ai pas beaucoup de temps. —Mais fais-moi confiance. Insista-t-il. —Max, je ne vais pas me répéter. Et ne m'énerve pas davantage, s'il te plaît. Je suis déjà de mauvaise humeur. Le prévins-je, agacée. Il se tut pendant quelques secondes avant de finalement céder. —D'accord, donne-moi deux minutes. Rama, viens, dit-il en prenant la main de la jeune femme et en l'entraînant un peu plus loin pour discuter avec elle. La fille d'où elle se tenait ne cessait de me lancer des regards glaciaux où l'on pouvait clairement déceler des menaces implicites. Sur cette pensée, un sourire espiègle ne put s'empêcher de se dessiner sur mes lèvres. Peut-être se croyait-elle plus dangereuse que moi. Avec ses multiples piercings et tatouages, elle devait sûrement être une trafiquante, tout comme moi. Elle finit par s'en aller et Max revint vers moi après leur conversation. —Boy, tu es vraiment compliqué toi aussi, lâcha-t-il. —Je m'en fous. Alors, tu l'as amené ? Lui demandai-je. —Dis-moi d'abord ce qui sera ma part, répliqua-t-il. Je fronçai les sourcils, écrasant mon mégot de cigarette d'un coup sec avec mon pied gauche. —Mais donne-moi ça. Tu sais très bien que je ne te poignarderais jamais dans le dos, dis-je en esquissant un sourire narquois. —Ce sera du cinquante-cinquante, annonça-t-il. En entendant cette phrase, je m'exclamai : —Quoi ? Non, mais tu rêves ou quoi ? Je ne vais pas élaborer tout ce plan pour finalement le partager à parts égales. —Mais n'oublie pas que c'est moi qui ai accompli la partie la plus risquée du boulot. Sans moi, tu ne serais pas là où tu en es aujourd'hui, rétorqua Max d'un ton sûr de lui. Je restai silencieuse, le fixant intensément. Il avait raison sur ce point, mais cela ne signifiait pas pour autant que je devais accepter un partage équitable. J'avais pris tous les risques jusqu'à présent, et la récompense devait être à la hauteur de mes efforts. —Fais-moi une offre plus intéressante, Max. Je suis prête à partager, mais pas à moitié, déclarai-je d'un ton ferme. Il prit quelques instants pour réfléchir, puis il secoua la tête. —Je te propose de partager le gâteau à parts égales, à 50% chacun. C'est mon dernier mot. Soit tu acceptes ces termes, soit il n'y a pas d'accord, déclara-t-il avec détermination. Soudainement, je me levai et lui attrapai le col de son polo Lacoste, le forçant à se relever. —Ne t'avise même pas de jouer à ce jeu avec moi, d'accord? Tu pourrais le regretter, sois-en sûr. J'ai conçu le plan, je t'en ai parlé parce que je savais que tu avais besoin d'argent, mais tu sais que j'aurais pu le faire seule. —Mais c'est moi qui ai terminé le travail, insista-t-il. —MAIS m***e TOI ! TU AS TERMINÉ LE TRAVAIL, MAIS JE SUIS L'ARCHITECTE p****n ! J'AI TRACÉ LE CHEMIN, TOI TU N'AS FAIT QU'EXÉCUTER. C'EST MOI QUI AI MIS CES GROSSES TESSONS DE VERRE SUR LES CARREAUX POUR QU'ELLE Y MARCHE DESSUS. JE SAVAIS QUE LA BLESSURE NE SERAIT PAS BÉNIGNE ET QUE MA FAMILLE ALLAIT FORCÉMENT L'AMENER À L'HÔPITAL. C'EST MOI QUI AI VOLÉ LA CLÉ DE SA CHAMBRE ET EN AI FAIT UNE COPIE JUSTE POUR Y ACCÉDER. C'EST MOI QUI T'AI MONTRÉ L'EMPLACEMENT DES BIJOUX À VOLER ET À ME RAMENER. Alors encore une fois, tu ne vas pas jouer avec moi. Rends-les-moi, je te donnerai ta part et tu te casses. Je le regardai droit dans les yeux, ma respiration haletante à cause de la colère qui émanait de moi. Après un moment, il vida le sac à dos en cuir qu'il portait et me le tendit. Je le pris fermement, l'ouvris et regardai à l'intérieur. Il y avait des ensembles de chaînes avec leurs boucles d'oreilles assorties, des bracelets et deux bagues. Tout était en or. Je pris trois chaînes et une bague que je lui lançai. —Prends ça et barre-toi, sale traître ! Lui dis-je d'un ton méprisant mais empli de colère. Il ramassa les bijoux sans dire un mot et s'éloigna. Quelques minutes plus tard, je sortis à mon tour pour m'occuper d'autres affaires. ____________________ À suivre.....
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