XXIX

1651 Words

XXIXJeudi 25 avril. Je n’ai presque plus envie de rien écrire, trouvant de plus en plus ordinaires les choses qui m’entourent. Quand je veux sortir, il me paraît tout naturel de descendre mon escalier noir ; de rencontrer devant ma porte ma mule commandée d’avance, qui m’attend avec sa haute selle à fauteuil ; de monter dessus, du seuil même de ma maison, de peur de salir mes longues draperies blanches ou mes babouches dans la boue du dehors, et de m’en aller à l’aventure, par les étroites petites rues sombres. Je m’en vais n’importe où, dans les quartiers déserts ou dans les foules, au bazar ou dans les champs. Oh ! le grouillement de ce bazar, le remuement silencieux de ces burnous, dans cette demi-obscurité confuse !… Les petites avenues, en dédale, s’en vont de travers, recouvertes

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