Épisode 10 :
Après quelques minutes Yabo revint de chez Ogboni et constata que son fils n’as pas exécuté l’ordre qu’elle avait donné avant de prendre départ…Elle interpella son enfants avec colère..
Abourou ? Cria yabo
Abourou : oui maman
Yabo : pourquoi tu n’as pas fais les tâches que je t’avais indiqué de faire ?
Abourou : maman je vous avais dit que je ne pourrai pas..ce sont les travaux de Iréwolé
Yabo : je te tuerais si je décidais de te punir pour cette désobéissance
Elle entra dans sa case et commença ses travaux domestiques elle-même.
« Dans la case du roi »
Il fesait tard déjà presque tout le village dormais déjà .. Le roi était en pleine discussion avec sa femme Ifè.
Roi : si j’ai voulu que tu passses la nuit dans ma chambre c’est pour discuter avec toi à propos de quelques chose..
Ifè : je vous écoute votre altesse,,,… Quel est votre soucis ?
Roi : c’est toujours concernant la libération des parents de Alakè.. Je ne voudrais pas failli à cette mission. Je cherche un moyen de savoir où se trouve avec précision la prison privé du roi de kétou et également ou se trouve son alarme de sécurité
Ifè : ne t’inquiète pas mon chéri. Je pense que j’ai une idée
Roi d’Itadjèbou : je t’écoute Ifè
Ifè : j’espère que tu te rappelles de mon frère Koundé qui avait voyagé pour ses études en Belgique après avoir obtenu une bonne mention pour sa réussite au BAC ?
Roi d’itadjèbou : oui je me rappelle bien de lui et je me rappelle bien de ce moment de joie inoubliable qu’on avait passé au moment où on avait appris cette très bonne nouvelle pour sa réussite …
En effet, Koundé, le frère de Ifè était un jeune très intelligent, bien doué de très bons sens quand il était sur les bancs et pour lui faciliter un peu la tâche, les parents de Ifè avaient décidé de se sacrifier pour lui afin qu’il soit celui qui sortira leur famille de la pauvreté. Ainsi donc, ces derniers décida de l’inscrire dans une école de la ville qu’on appelle Okpara afin de lui permettre d’être dans les bonnes conditions pour qu’il puisse bien bosser afin d’avoir un futur meilleur. C’est ainsi que les parents de Ifè envoyèrent leur enfant Koundé en ville pour poursuivre ses études. À la fin de son cursus scolaire au cours secondaire, Koundé sortit meilleur avec une bonne mention, ce qui lui valut d’aller continuer ses études universitaires à l’extérieur, plus précisément en Belgique.
Ifè : voilà mon chéri, mon frère là sera de retour au pays bientôt…
Roi d’itadjèbou : j’ai cru qu’il ne va plus venir au village comme il vit déjà là-bas et a même fondé sa famille là-bas
Ifè : non mon cher, il est un fils du village et il le sera toujours, il ne peut pas oublier ses origines, d’où il vient et encore, nous qui sommes sa famille continuons toujours par vivre ici…
Roi d’itadjèbou : d’accord c’est compris ma chérie et à présent, qu’elle est l’idée que tu as en commençant par là ?
Ifè : mon Roi, mon idée est que nous allons négocier avec mon frère là et quand il viendra au village, il va représenter un touriste…
Roi d’itadjèbou : unhoun, et ensuite ? Je t’écoute,
Ifè : la suite, c’est que tu sais toi-même que le roi de Kétou aime l’argent
Roi d’itadjèbou : oui je sais très bien combien de fois mon ennemi là est obsédé par la possession de l’argent
Ifè : voilà mon Roi, donc mon frère va représenter un touriste et il va proposer une forme somme d’argent au Roi de Kétou. Et comme ça, quand il va visiter le royaume de ton ennemi, son objectif sera d’identifier avec précision là où se situe la prison privée du Roi…
Roi d’itadjèbou : waouh, ça c’est ma chérie, c’est une très bonne idée. C’est pourquoi je t’ai toujours préféré.
Ifè : je suis flattée mon Roi, je serai toujours avec toi dans tout les combats que tu mènes pour le développement de ce village…
Roi d’itadjèbou : merci beaucoup ma chérie, mais mon inquiétude est que est-ce que ton frère va accepter pour jouer ce rôle ?
Ifè : là, tu n’as pas du tout à t’inquiéter mon Roi. Quand mon frère apprendra comment Alakè m’a sauvé la vie et tout ce qu’elle fait pour ce royaume, il ne va même pas douter une seconde avant d’accepter.
Roi d’itadjèbou : d’accord ma chérie, j’espère qu’il fera cela pour aider le village. Je sais que lui-même a toujours œuvré pour le développement de ce royaume. Et quand il viendra ?
Ifè : il sera de retour d’ici deux semaines
Roi d’itadjèbou : d’accord ma chère, tu m’as donné une très bonne idée. Je suis content de t’avoir comme ma femme. Allez, viens dans mes bras…
Ainsi, le Roi et sa épouse Ifè passèrent une bonne nuit entre amoureux.
Le lendemain très tôt le matin, le Roi et son épouse dormirent encore quand la grande kikè décida d’aller faire un tour dans l’un des champs du royaume juste pour voir si tout est toujours au point là-bas. C’est sur décision elle était et commença par s’apprêter quand son petit fils Iréwolé vint là voir et la demanda où elle s’apprêta à aller :
Iréwolé : bonjour grand-mère, bien réveillée j’espère.
Grand-mère kikè : oui mon fils, je me suis bien réveillé et toi, tu as bien dormi ?
Iréwolé : oui grand-mère, je rends grâce à la grande Oricha. Où est-ce que vous êtes entrain de s’apprêter comme çà à aller ?
Grand-mère Kikè : ooh mon fils, je veux aller visiter notre champ qui se trouve de l’autre côté du royaume pour voir comment les choses évoluent là-bas comme ça fait longtemps que personne n’a plus visité ce champs
Iréwolé : d’accord grand-mère, dans ce cas, donnez moi une minute pour que j’aille m’apprêter aussi pour vous accompagner. Peut-être que je vais trouver un gibier ou un autre animal dans le champ pour tuer comme je ne tue souvent rien quand je vais à la chasse avec Abourou.
Grand-mère Kikè : hahaha, d’accord mon fils, ne t’inquiètes pas, tu tueras beaucoup d’animaux prochainement. Vas t’apprêter et nous allons partir…
Ainsi donc, Iréwolé fut parti s’apprêter et ensemble avec sa grand-mère, ils allèrent au champ. Dans cette journée, Ogboni qui avait décidé de lancer un envoûtement à la grand-mère kikè afin que le Roi l’appela pour la guérison de cette dernière décida de passer à l’action. Alors, il rejoignit sa chambre secrète afin d’avoir une idée sur la localisation de grand-mère kikè et comment faire pour l’atteindre . Il se plaça donc devant son miroir et prononça quelques paroles magiques, des incantations et vit que la grand-mère était au champ avec son petit fils. Ce qui le réjouit puisqu’il se dit en lui même que c’est le moment parfait pour lui jeter le sort. Alors, il décida d’ordonner à un serpent d’aller la mordre. Ainsi, il fut mis à prononcer des incantations…
Dans le champ, la grand-mère kikè qui passait sous un arbre de manguier marchait tranquillement quand un serpent tomba du manguier et la mordit au pieds et se disparut aussitôt. La grand-mère Kikè commença par crier très fort et Iréwolé que se promenait de l’autre côté du champ à la recherche d’animaux à tuer entendit le crie de sa grand-mère et se précipita dans le but d’aller avoir ce qui se passait. C’est arrivé là-bas qu’il constata que c’est un serpent qui avait mordu sa grand-mère. Ogboni qui était toujours devant son miroir et voyait toute la scène se dit qu’il a réussi son plan et commença par rire à gorge déployée. Iréwolé courut bord de la route et alerta les gens qui vénèrent pour l’aider à accompagner sa grand-mère à la maison.
Dans le royaume, le royaume était déjà réveillé et était assis sur son trône quand il commença par entendre dans bruit dans la cour royale venant vers lui. Il se leva pour aller voir ce qui se passait quand il vit que c’est sa mère, la grand-mère kikè qui était dans un état critique. Il demanda ce qui ne s’était passé et sa mère s’était retrouvé dans un tel état. C’est alors que Iréwolé lui expliqua que c’est ainsi qu’un serpent l’a mordu quand ils étaient dans le champ . Il ordonna alors aux gardes d’amener sa mère et l’installer dans sa chambre et ordonna à un autre garde d’aller appeler le guérison traditionnel qui est Ogboni. Alakè qui était alertée par les cries de la grand-mère et qui était debout là avait compris qu’il s’agissait d’un sort qui est lancé à la grand-mère dans le but de passer par ce biais pour nuire au royaume. Elle demanda alors au Roi :
Alakè : votre majesté, je voudrais bien vouloir vous demander de ne pas faire appel au guérisseur et de me laisser faire appel à mon Dieu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob afin qu’il intervienne dans cette situation…
Disciple 1 : ne l’écoutez pas votre majesté, laissez moi aller appeler le guérison pour qu’il puisse faire appel à la grande Oricha afin que grand-mère puisse vite avoir satisfaction…
Disciple 2 : si je me rappelle bien, sa majesté nous a toujours refusé de ne pas se mêler comme ça à ces genres de situation
Disciple 1 : toutes mes excuses votre majesté…
Roi d’itadjèbou : Alakè, tu sais que j’ai toujours confiance en toi et je te considère comme un membre de ma famille . Tu m’as démontré à plusieurs reprises que je peux te faire confiance. Alors, si tu me demandes de ne pas faire appel au guérisseur, alors, je te confie cette mission.
Ainsi, le roi ordonna au garde de ne pas faire appel au guérisseur et donna l’ordre à Alakè dans aider la grand-mère kikè à trouver satisfaction. Ogboni qui était toujours devant son miroir et observait la scène constata que son plan vint d’échouer et devint furieux et fou de rage.
Alakè s’approcha alors de la grand-mère kikè et demanda de la laisser seule avec elle et elle commença par invoquer Dieu en ces thèmes : > Aussitôt qu’elle finit par prier, la grand-mère demanda à boire de l’eau. Le Roi et et Iréwolé entrèrent ensuite dans la chambre et la grand-mère kikè demanda ce qui se passait. C’est ainsi que Iréwolé tout joyeux lui expliqua ce qui c’était. Le Roi qui se tenait debout là se disait en lui que c’est encore une nouvelle preuve de tout faire pour libérer les parents de cette fille Alakè et qu’il allait tout faire pour les libérer même si cela lui coûta la vie. C’est ainsi que le plan de Ogboni et Yabo se noya.
Deux semaines après, le frère de Ifè qui était en Belgique fit son retour dans le royaume. Alors, le roi décida de vite passer à son plan d’attaque afin de libérer les parents de Alakè. Il invita alors le frère de Ifè dans le palais royal afin de le mettre au parfum de son idée…