Je me lance !

1740 Words
Le lendemain matin à 8 heures Encore dans la cour à converser avec Charles et Peter, puisque les cours du jour ne commencèrent qu’à neuf (09) heures, Diego aperçut l’arrivée de la nouvelle venue dont il ignore encore le prénom. Peter et Charles le poussèrent à aller la rencontrer, mais il n’eût pas le courage de l’approcher. -         Tu n’as pas dit que tu portais tes couilles quand il le faut ? se moqua d’abord Charles. Plus vite tu l’abordes, plus vite elle te remarque et mieux c’est. Je te pensais assez motiver pour l’aborder à la moindre occasion. -         Charles a raison, Diego. Soit tu le fais, soit tu ne le fais pas. C’est aussi simple que ça. Mais, il ne faut pas jouer au gamin, au trouillard et venir saouler mes oreilles après s’amusa-t-il à dire. Hier en chemin, c’est que tu étais prêt à te lancer compléta Peter. Ce n’est pas le moment de se dégonfler. -         Je ne sais pas ce que vous avez à me tomber dessus comme ça ce matin. Mais je ne me suis pas dégonflé se défendit-il. Je ne suis juste pas encore prêt et nous sommes tôt le matin. Il faudrait qu’une situation nous unisse afin que je puisse en profiter. Je ferai les choses comme je le pense et quand je le pense. Asseyez-vous et prenez juste vos calepins. Vous en aurez des leçons à prendre. -         Ah ouais, tu prends des ailes dans cette histoire même. Mais c’est comme tu veux Diego. Bon je vous laisse les ‘‘dernières années’’. Votre jeune frère de la première doit aller en salle s’exprima Peter en ironisant. -         Oui c’est ça mon petit dit Diego en rigolant. On se retrouve à midi.   Avec Charles, ils en étaient toujours là quand, de loin, ils aperçurent Eddy s’approcher de la nouvelle venue. -         Eh bien ! Qui est ce qui je vois comme ça ? interrogea Charles. -         Je sais là où tu en viens. Tu vas commencer par me dire tout ce que tu veux mais patience. -         Ah non, je veux que tu répondes à ma question. C’est aussi simple que ça. C’est ce que je disais hier, Eddy ne rate jamais l’occasion. S’il y a une chance, il la prend. Il n’est pas là à tout le temps repousser à plus tard. -         Mais arrêtes avec ça. Ce n’est pas parce qu’il s’approche d’elle que ça veut dire qu’il veut d’elle. En plus, ils sont dans la même salle avec ce que je vois. Rien ne garantit également que parce qu’il est le premier à l’aborder, qu’elle va lui tendre les mains aussi facilement. -         Ouais c’est ça. Essaye de te convaincre de tout ce que tu veux. Je sais que c’est ta façon à toi de te donner de l’espoir et bien entendu, l’espoir fait vivre. Mais plus sérieusement, tu penses que cette fille manquera de plaire à quelqu’un dans ce lycée ? Tu connais Eddy et sa b***e. Ils tirent sur tout ce qui bouge. -         Tu as raison mais qu’est-ce que j’y peux ? Ce n’est pas une course, une compétition ou que sais-je encore ? Plusieurs possibilités existent. Et comme je viens de te le dire, ce n’est pas parce que je l’aurais abordé en première position que j’ai plus de chance de l’avoir. Tout sera une question de feelings, de mots et d’impressions. Et crois-moi mon cher, je suis prêt pour la guerre des mots. Je vais te le répéter s’il le faut, sors un calepin et sois prêt à prendre des notes. -         Si seulement tu avais eu cette assurance plus tôt ce matin, elle t’aurait remarqué. Mais bon, comme tu le dis, laissons le temps au temps -         Il faut toujours que tu joues le rabat-joie ? Je t’emmerde gentiment. Voilà, tu y es. Laissons le temps au temps conclut-il. De l’autre côté, Eddy essayait de faire la connaissance de la nouvelle venue. Alors que la nouvelle venue venait de dépasser son groupe d’amis dans la cour, Eddy l’aborda en se mettant à la poursuivre. -         Salut beauté. Waouh, quelle forme ? s’empressa-t-il de dire en la suivant. -         Ouais Bonjour, tu suis toujours toutes les filles comme ça comme un psychopathe ? Et les bonnes manières, tu les as laissées à la maison avant de venir ? -         En plus, tu joues la fille difficile, j’aime bien ça. Et si tu t’arrêtais pour qu’on se tape une discussion normalement ? Je ne mords pas. -         Je sais où tu en viens et c’est non. Si je te plais, c’est ton problème, pas le mien. Et si tu n’es pas habitué à ce que les filles te résistent, eh ben, tout commence un jour. Maintenant, si tu veux bien me laisser continuer mon chemin en toute tranquillité, j’ai bien de choses à faire. -         Ah ouais, tu fais l’intéressante en plus ? Ne t’inquiète pas, je connais tout ça. -         Mais je ne t’ai rien demandé moi, je fais la difficile, je joue à l’intéressante mais Vas-y, casse toi. C’est aussi simple que ça. -         Allez, calme-toi poupée. Tu n’as pas besoin d’être aussi agressive. Je voulais juste faire la conversation, rien de plus. -         Tu t’y es mal pris. Tu n’as pas à m’aborder comme tu l’as fait. Toujours à vouloir affirmer votre masculinité ou virilité avec de la stupidité. -         N’en fais pas trop non plus ma belle. Je crois entendre ma mère ou la proviseure du lycée. Moi c’est Eddy ! Et toi ? -         Après avoir lâché un petit sourire, moi c’est Blandine. Je ne suis pas ravi de t’avoir connu lâcha-t-elle en se débarrassant de lui. Blandine continua son chemin. Eddy quant à lui, s’essuya les moqueries de ses camarades présents. -         Mais elle vient d’où cette fille ? Elle ne t’a pas raté lança un d’entre eux. -         Ferme ta gueule p****n. Tu trouves qu’elle ne m’a pas raté ? Quelqu’un d’autre pense-t-il la même chose ? Aucun des autres ne répondit à l’exception de Dylan. -         Oui, moi ! s’exclama-t-il à la surprise de tous les autres. -         Dylan ? Ne me fais pas rire. Qui va prendre au sérieux les propos d’un puceau ? se moqua-t-il. -          Ouais c’est ça. Tu pourras dire ce que tu veux, la nouvelle te l’as bien mise poursuivit-il. Le ton monte, les esprits se chauffent et l’ambiance devient très vite glaciale. Esteban essaya alors de les calmer. -         On se calme les gars. Se mettre en colère pour si peu ? Eddy, tu as ce sale caractère de tout prendre de travers. Tu aimes te moquer des autres, mais dès que c’est ton tour, tu commences à te chauffer. -         Tu veux prendre la défense de Dylan c’est ça ? Ce n’est pas une question de prendre position. Bref, on est tous potes et on ne va pas laisser les propos de la nouvelle venue nous diviser. -         Blandine, elle a dit. Elle s’appelle Blandine. -         Comme tu veux ! Voilà le professeur qui arrive. Ils s’empressèrent de rentrer dans la salle de cours. Blandine étant en terminale littéraire, elle se retrouva sans surprise dans la même classe qu’Eddy. Ah ouais, elle est cuite. Elle se retrouve dans ma salle se dit-il intérieurement. A la sortie, il tenta à nouveau de converser avec elle. -         Il n’y a pas de hasard dit-on.  On se retrouve dans la même classe. -         Clairement, qu’est-ce que tu me veux ? S’exaspéra-t-elle ? -         Faisons comme si ce matin n’était jamais arrivé. Je te sens sur la défensive et agressive. Je ne mords pas. -         Tu veux que je m’excuse pour ça alors ? Si tu n’as rien d’important à dire, tu peux me laisser circuler s’il te plaît ? -         Blandine c’est bien ça ? -         Oui, c’est bien ça. -         Alors Blandine, Va te faire foutre. Aucune fille de ce lycée ne me résiste. Tu fais la maline, mais crois-moi, tu ne vas pas le faire pendant longtemps s’énerva-t-il. -         Exactement ce à quoi je m’attendais. Le genre de c*****d qui s’énerve quand il n’obtient pas ce qu’il veut ou qui pense pouvoir tout contrôler. C’est bien dommage et je plains toutes ces filles qui se laissent faire. Bye répliqua-t-elle avec véhémence pour ne pas se laisser faire. Elle finit de ranger ses affaires et sortit de la classe. Pendant ce temps, Diego guettait sa sortie avec Charles à ses côtés. -         Tu veux vraiment l’attendre et l’aborder ? demanda Charles avec insistance à Diego qui semble être décidé. -         Bien sûr. Et pourquoi tu ne cesses de me poser la même question ? A croire que tu penses que ce n’est pas le bon moment, ou tu stresses à ma place ? Tu ne cesses de me répéter depuis hier à quel point je devrais porter mes couilles, maintenant que je veux le faire, tu me sors quoi ? -         Ce n’est pas exactement ça. En plus, tu avais dit ce matin qu’il fallait une bonne occasion. -         Regarde bien et prends-en de la graine. Je vais te montrer comment créer une bonne occasion fit-il en se rendant compte que Blandine était tout proche de leur position. Sorti de nulle part, il s’arrangea pour cogner Blandine provoquant la chute de ses affaires. -         Oh désolé ! Quel c*n je suis dit-il en la fixant. -         Et si tu faisais mieux de ramasser mes effets que tu as fait tomber au lieu de me regarder comme une statue ? s’exprima-t-elle en claquant des doigts comme pour le réveiller d’un état hypnotique. -         Oui tu as raison, Euh désolé. J’ai été captivé et anesthésié par ta beauté répondit-il en s’abaissant et en ramassant les effets qui étaient parterre. Je suis vraiment désolé. -         Je t’en prie, ça arrive à tout le monde dit-elle en récupérant ses effets et en souriant. Charles qui suivait la scène de loin était épaté par la combine de son ami. En la voyant sourire, il secoua la tête et se dit : Quel génie ! -         Tu parles de qui ? -         Euh sursauta-t-il surpris par la voix de Peter qu’il n’avait pas entendu venir. Plus jamais ça, tu m’as foutu la trouille de ma vie. Regarde Diego en action. Il l’a déjà fait sourire. -         Alors tout va bien pour lui alors. Il mène lâcha Peter en ayant du mal de retenir son sourire.
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