Sous le charme !

1734 Words
La nuit tombée, il composa le numéro de Blandine. Cette dernière laissa sonner quelques secondes avant de décrocher son téléphone. -         Allô ! Qui est ce ? demanda-t-elle -         Hello ! C’est Diego répondit-il, la voix tremblante. -         Diego qui ? questionna-t-elle comme si elle ne savait pas, juste dans le but de le charrier. -         Tu poses la question pour de vrai ? C’est moi, Diego, le type du lycée. On a causé aujourd’hui répondit-il avec hésitation. -         Mais bien sûr que je sais qui c’est. Je voulais juste te faire chier. Tu prends tout au sérieux toi. Soit tu le fait exprès, soit tu es naïf et ça, ça me plaît bien répondit-elle avec sourire. -         Haha ! On dirait que tu aimes bien ça. Répète ce que tu as dit en dernier reprit-il avec sourire et un peu plus d’assurance. -         Je ne vois pas de quoi tu parles, ne compte pas sur moi pour répéter lâcha-t-elle en éclatant de rire. -         En tout cas, j’ai attendu ce que tu as dit s’amusait-il à répondre. Je te plais bien, et tu ne peux pas le nier continua-t-il. -         Ne te méprends pas Diego, lâcha Blandine. En aucun cas, je n’ai dit que tu me plaisais. J’ai plutôt dit que tu as l’air naïf et que ça, ça me plaisait bien répéta-t-elle. -         Bah tu vois ? Tu as fini par répéter maintenant ou pas ? dit-il avec un air prétentieux. -         Là, j’avoue que tu m’as eu. Tu t’y es bien pris. Si non, ça dit quoi ? Si c’est pour que j’enregistre ton contact, tu aurais pu juste me laisser un texto lui dit-elle. -         Pour dire vrai, j’avais juste envie de tenir une discussion avec toi et d’entendre ta voix répondit-il. Je me sens un peu seul et j’en avais besoin. -         Je crois que c’est fait. Tu as entendu ma voix, je peux donc raccrocher n’est-ce pas ? Tu as des tas d’amis, tu aurais pu juste appeler quelqu’un d’entre eux non ? interrogea-t-elle. -         Pourquoi raccrocher ? Mais, rien ne nous presse non ? questionna-t-il. A moins que tu veuilles te débarrasser de moi dit-il. Oui, j’ai des amis mais c’est avec toi que je voulais discuter, sauf si cela te dérange. -         J’ai des choses à faire moi, champion répliqua-t-elle. -         Je ne sais pas pourquoi tu me parles de cette façon lâcha, Diego. En fait, tu fais la dure mais, dans le fond tu es super gentille hein ! -         Tu es devenu médium du coup ? Dis-moi tout, je veux en savoir plus sur moi-même. J’ai dit que j’ai des choses à faire, c’est déjà une manière dure de te parler ? -         Allez, ne fait pas chier. Tu vois bien ce que je veux dire tenta-t-il de calmer. Si non, demain tu fais quoi ? Il y a la première d’un film qui passe au cinéma, et je veux bien que tu m’y accompagnes. Veux-tu ? demanda-t-il. -         Hey, hey ! Je t’arrête. Tu crois que quoi ? Que parce qu’on a flirté, qu’on rigole, je suis devenue directement ta meuf ? Tu vas descendre de ton petit nuage Diego.   -         En vrai tu casses les couilles. Ce n’est plus amusant. Tu restes sur la défensive, tu fais la dure, bref. Je n’ai pas dit que tu es devenue ma petite amie, je t’invitais juste à aller au ciné avec moi mais oublie dit-il un peu remonté. -         Ouais, c’est ça répliqua-t-elle avant de raccrocher. -         La conne, elle m’a raccrochée au nez se dit-il après avoir remarqué qu’il était seul. Mais elle se prend pour qui celle-là ? Vas-y casse les couilles. A faire l’importante, à faire l’intéressante. Elle se la pète comme si elle était miss monde, maugréait-il. Mais, il changea très vite de mine, et se calma. Il avait compris qu’il ne devrait pas y prêter trop d’attention et il alla se coucher dans l’instant d’après. Après avoir surfé quelques minutes sur les réseaux sociaux, il finit par trouver le sommeil un peu plus tard. Le lendemain matin, contre toute attente, Blandine lui téléphona. C’était même cet appel inattendu qui le réveilla de son sommeil. Il se réveilla brusquement, le visage serré. Il n’avait pas vu l’heure passée et n’avait pas entendu son réveil sonné. Ce n’était pas grave parce que c’était le week-end. En faisant un effort, il réussit à prendre son téléphone, il n’y croyait pas. C’était comme un rêve, il écarquilla les yeux pour s’assurer qu’il ne rêvait pas. Son visage devint radieux à la lecture du nom affiché sur son téléphone. Blandine ? Je rêve ou quoi ? se demandait-il. Il s’empressa de décrocher l’appel. -         Hello, Blandine ? s’étonna-t-il. -         Oui, c’est moi ! répondit-elle. Pourquoi cela t’étonne ? demanda-t-elle. -         Euh, je ne sais pas si je suis le seul à faire la remarque mais nous sommes tôt le matin ! -         Flemmard lui répondit-elle. Je connais quelqu’un qui n’a pas vite dormi hier nuit. Il est presque dix heures je te rappelle. Oh non, tu viens de te réveiller ? questionna-t-elle. -         Sérieux ? Il est dix heures ?! s’interrogea-t-il, en jetant un coup d’œil sur son horloge. J’étais étonné de voir que c’est toi. Vu la façon dont tu as raccroché hier, je ne m’attendais pas à ce que tu rappelles en fait. -         Oui je sais. D’ailleurs, je t’ai appelé pour m’en excuser. J’ai un peu trop exagéré hier et bon j’espère que tu ne vas pas m’en tenir rigueur s’excusa-t-elle. J’en ai un peu trop fait, je l’avoue. Ça me plaît bien de te taquiner mais hier ce n’était pas de la bonne façon. Diego ne s’en revenait pas. Elle l’avait appelée juste pour s’excuser. Il sentait qu’il prenait l’avantage et que tout allait dans son sens. -         Disons que sur le coup je l’avais mal pris mais bon ça peut aller. Je me suis dit que tu ne l’as pas fait exprès et ça passe lui assura Diego. Tu es bien trop mignonne pour être méchante rigola-t-il. -         Merci de comprendre. Alors dis-moi, tu as toujours tes tickets pour la première du film dont tu parlais hier ? interrogea-t-elle. -         Bien sûr que oui. Ça te dit d’y aller ?  demanda-t-il. -         Oui, oui ! Je ne dirai pas non.  C’est à quelle heure ? lui demanda-t-elle. -         Le film commence à vingt heures. Tu m’envoies ta localisation et je passe te chercher aux alentours de dix-neuf (19) heures. On pourra y être afin de ne rater aucune seconde. Ça te convient ? -         D’accord, disons dix-neuf heures alors. Je t’envoie la localisation. -         A tout à l’heure. Après avoir raccroché avec elle, il s’empressa de téléphoner à son ami Peter. -         Hey Dieg, comment vas-tu ? répondit, Peter. -         Je vais bien mon frère et toi ? -         Ça va bien. Il y a quoi de neuf ? Tu m’appelles un samedi matin, quel est le plan ? questionna, Peter. -         Aucun plan hein, aucun plan ! répondit-il. Je sors avec Blandine ce soir ! continua-t-il. -         Blandine ? c’est qui Blandine ? demanda-t-il dans un premier temps avant de s’en rappeler. Oh dis vrai ! La même Blandine ? Du lycée ? -         Oui, c*****d. Tu connais deux Blandine toi ? Bien sûr que c’est celle du lycée. Je crois qu’elle est en train de tomber sous le charme. -         Ah oui ?! Vas-y, raconte ! s’excita-t-il. D’hier à aujourd’hui, qu’est ce qui s’est passé ? Tu as passé la nuit à chatter avec elle ou quoi ? -         Rien d’exceptionnel en vrai mais le courant passe très bien entre elle et moi. Ce soir, on ira au cinéma ensemble. -         Très intéressant tout ça, tu as percé mon pote. J’espère que tu profiteras de cette occasion pour finalement sortir avec la voiture. -         Mais non, je ne veux pas l’impressionner avec ça, Peter. Si elle doit s’accrocher à moi, il ne faudrait pas que ça soit à cause du matériel. Je ne veux pas qu’elle s’habitue à ça. -         Reste là à jouer le philosophe se moquait, Peter. Qui te parle de l’impressionner ? Tu ne veux pas conduire la voiture pour aller à l’école, je peux encore te le concéder. Mais pour une sortie comme ça, rien ne t’en empêche. Ce n’est pas pour l’impressionner, c’est plus classe. Tu iras la chercher avec ta moto ? -         Tu as un peu raison, je l’avoue répliqua-t-il après un court instant de réflexion. J’ai compris, je vais laver la voiture et chauffer le moteur vu qu’il y a longtemps. Après avoir raccroché avec Peter, il alla dans le garage pour laver la voiture. Ça faisait bien longtemps qu’il n’avait plus sorti la caisse. Il fallait passer un coup de chiffon et chauffer le moteur. Il était excité à l’idée d’aller au cinéma avec Blandine, comme s’il venait de tirer sur le gros lot. Blandine, de son côté, se confiait à une de ses amies qui était venu lui rendre visite à la maison. -         Hey, Coralie dit-elle en lui faisant la bise. -         Salut Blandine répondit-elle. Tu as parlé d’un mec dans ton message, c’est qui ce type sur lequel tu fantasmes déjà ? lança-t-elle sans perdre de temps. -         Tu déformes un peu mes dires là Cora se plaignit-elle. Je n’ai pas dit que je fantasmais sur lui mais qu’il me plaisait bien par sa nature. Et devine quoi ! -         Quoi ? Tu as déjà conclu avec lui ? Cela aurait été ton coup le plus rapide dit-elle en riant. -         Tu ne pourras donc jamais changer toi. Je couche avec le premier venu c’est ça ? Je sors ce soir avec lui au cinéma. -         Un rencart en quelque sorte, il faut appeler les choses par leurs noms. -         Ce n’est pas un rencart, défendit-elle. -         Okay, c’est comme tu veux. Maintenant, c’est pour ça que tu m’as écrit ? lui demanda-t-elle. -         Tu es timbrée ou quoi ? C’est toi qui avais commencé la conversation et je t’en ai parlé. Tu avais déjà prévu de venir ici je te rappelle.  Elles se taquinèrent comme des folles et discutèrent durant quelques heures avant de se séparer. A l’heure convenue, c’est-à dire à dix-neuf (19) heures, Diego s’habilla et se prépara puis alla chercher Blandine.
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