Malentendu

1485 Words
Cassandra JEAN Depuis l'incident avec la Docteure FOSTER au restaurant je me fais toute petite en classe de peur qu'elle essaie de m'humilier avec ce qu'elle sait de moi. Elle ne m'a jamais rien dit mais je sais qu'elle m'a reconnue ce jour là. J'angoisse à l'idée qu'elle puisse émettre un commentaire dessus même si je vois qu'elle fait genre il ne s'est rien passé. La bonne nouvelle c'est que j'ai eu une petite augmentation côté salaire. Quand le directeur m'a fait appelé je stressais grave à l'idée qu'on puisse me renvoyer. Surtout après tout ce qu'il s'était passé. Je n'ai pas voulu y croire quand il m'a dit que j'allais recevoir une augmentation. Je n'ai pas compris pourquoi ils veuillent m'augmenter d'ailleurs. Surtout qu’apparemment j'ai été la seule à bénéficier d'une revalorisation salariale. Je suis restée pantoise. Notamment, je suis super contente. Je vais enfin pouvoir m'acheter d'autres vêtements et aider maman à la maison. Le soir venu, couchée sur le lit dans la petite chambre que je partage avec ma petite sœur Sarah, j'essaie de visualiser mon avenir. "Femme d'influence", c'est ce dont je me répétais sans cesse à moi même. Mon rêve c'est d'être comme toute ces femmes qu'on adulent et qu'on craignent car elles ont réussi et n’ont rien à envier à personne. Un peu plus tard dans la soirée j'ai décidé de me connecter à f*******: histoire de lire quelques histoires écrites sur quelques pages que je suis. J'en raffole de ces histoires africaines très palpitantes qui te font voyager l'espace d'un instant. Leurs façons de parler, leurs cultures, tout me fascinent. Ping, je reçois une notification de message sur f*******:. Je me suis connectée sur Messenger pour pouvoir le lire. Un certain Jamel. Je ne me souviens pas d'un Jamel moi. Je cogite encore et encore espérant me souvenir. "Zut ! Le beau gosse !" Me suis je dis en me souvenant enfin de quelle personne il s'agissait. Je suis vite aller voir ce que disait son message. Jamel Bradley BROWN (Jay) : bonsoir la belle ! Comment tu vas ? Ça te dirait de sortir avec moi un de ces soirs ? "Et pourquoi je sortirais avec un inconnu ?" Jamel Bradley BROWN (Jay) : parce que tu en meurs d'envie. En plus, tu sais que je sais que tu sais qui je suis. Je lui envoie un gros loll. Jamel Bradley BROWN (Jay) : alors ? On dit ce soir... dix neuf heures ? Je te promet que tu passeras un bon moment. "Pas de sortie pour moi après dix huit heures monsieur." Jamel Bradley BROWN (Jay) : ne me dis pas que tu es une de ces petites filles à maman qui ne peuvent être dehors tard le soir. "Non, pas du tout. Sauf que moi je travaille à cette heure monsieur qui ne sait visiblement pas ce que c'est que le travail dans la soirée afin de subvenir à ses besoins." Je crois que j'aurais du réfléchir avant de taper cela sur mon clavier. Dit comme ça, cela fait fille de trottoir. Surtout qu'il m'a rencontré dans la rue, Ce n'est qu'après que je me suis rendue compte de ma bourde. Jamel Bradley BROWN (Jay): aaaaaaah ! Très drôle. Ben au cours de la journée alors. J'ai très envie de te revoir. Ton heure est mon heure. Ou peut être que tu peux tout simplement t'absenter de ton travail. "Je ne peux pas me permettre ce luxe. A la fin du mois, on prelevera ce jour de ma paye finale. Et je...." Jamel Bradley BROWN (Jay) : je pourrais te proposer de te payer l'équivalent de cette soirée. Mais j'ai peur que tu penses que je ne veuille t’acheter alors que ce n’est nullement dans mes intentions. "N'empêche que c'est trop bizarre. Je suis d'accord pour sortir avec toi. Mais je dois être prête à temps pour le boulot." Jamel Bradley BROWN (Jay) : tout ce que tu veux. Je te l’ai dit. Ton heure, c'est mon heure. Pourquoi pas, me suis je dis. Après tout, c'est juste un soir. Je n'y perd rien à accepter. "Disons dix sept heures alors. On pourra dans ce cas passer une heure ensemble. Et on va où ?" Jamel Bradley BROWN (Jay) : surprise ma jolie ! "Hmmmm ! J'ai du mal avec les surprises. Si ça se trouve, tu es un de ces tueurs en série accro aux feminicides. Mais bon, je veux te faire confiance sur ce coup. Ne me déçois pas. A ce soir alors !" Jamel Bradley BROWN (Jay) : à ce soir Cassie ! Il a proposé de passer me prendre chez moi. Chose que j'ai acceptée. Cela me simplifierait les choses vu que je n'ai pas de voiture. On s'est échangé de numéro afin qu'il puisse m'appeler en venant. Vers dix sept heures comme convenu il est passé me prendre devant chez moi. Il n’a fait aucun commentaire sur l’endroit - Tu es ravissante ! Il me complimente. Je sourit de toutes mes dents. - Merci. Toi aussi tu n'es pas en reste. Jamel me tend la main. - Viens on y va. On est monté dans sa voiture, direction l'inconnu. Durant tout le trajet il n'a pas cessé de me faire rire. C'est un vrai comique le gars. Il m'a raconté plusieurs anecdotes sur lui et les membres de sa famille. A l'écouter, on sent clairement qu'il adore sa petite famille. Et ça se voit qu'ils sont de superbes personnes. Je dois l'avouer, j'ai passé un merveilleux moment en sa compagnie. Le mec, il s'est comment s'y prendre avec les femmes. Il m'a alors raccompagnée chez moi vers dix huit heures trente. Je sais que j'avais dis que je n'allais passé qu'une heure avec lui mais... je ne sais pas trop... je n'avais pas envie que ça s'arrête aussi vite. J'espère que tout comme moi il a aimé ce moment que l'on a partagé. Je suis rentrée dans ma chambre le temps de me changer et je suis de suite ressortie afin de me rendre au restaurant pour commencer mon service. Ce soir j’ai pris du retard. Mais personne à part Jeannine ne semblait le constater. Alors, je pouvais être tranquille. Tout allait bien ce soir là jusqu'à ce que je remarque à l'une des entrée Jamel qui avance avec une pouffe qui lui colle à la peau telle une sangsue. Mon sang ne fit qu'un tour à ce moment là. Ils ont choisi une table au fond de la salle. Je m'avançais vers eux avec pour objectif d'enlever ce sourire suffisant sur le visage de la fille. Et soudain, comme revenu à moi même j'ai décidé de faire demi tour. - Pourquoi réagir de la sorte ? Ce n'est pas comme si on était ensemble. On vient à peine de se rencontrer. Si ça se trouve cette fille est sa fiancée et il ne voulait juste qu'être ami avec moi. J'esperais me convaincre en me disant cela. Mais je n'étais pas tranquille. J'avais la rage. Comme pour comprendre qu'il peut encore exister pire après pire, je me suis retrouvée à servir à leur table. Il m'a ignoré, c'est comme s'il ne me reconnaissait pas. Je me suis sentie blessée dans mon amour propre. Alors j'ai feint l'indifférence à mon tour. En faisant le service, j'ai pu entendre une partie de leurs conversations sans faire exprès. - Chou, tu viens pour un selfie ? Elle m'appelle en faisant l'intéressante. - Jamila contente toi de manger, puis on rentre. - Donc cette plouque se nomme Jamila, pensais-je. Leurs prénoms se ressemblent. Si ça se trouve c'est sa sœur... Je me souviens pas qu'il avait mentionné une Jamila. De plus ils sont beaucoup trop l'un dans l'autre pour être frère et sœur. - Juste un pic chou, elle revient à la charge. C'est pour ma page i********:. Je roule des yeux. - Tu sais ce qui me ferait envie c'est que tu sois une gentille fille et cesser tes caprices. J'ai envie de toi bébé, alors finissons en et rentrons. Je n'ai pas le temps pour tes trucs de petite fille. - Jamal s'il te plaît. - Finis de manger. On rentre. Écœurant ! Il est grossier. Et dire qu'il n'y a pas plus trop longtemps il était là à jouer au parfait gentleman avec moi. C'est dégoûtant ! Il me répugne. Sérieux, le mec, il me dégoûte tellement. C'est un connard de la pire espèce. Je le déteste. J'ai fini mon service en étant toute agacée et puis je suis rentrée chez moi. Une fois chez moi, j'ai vérifié mon phone, j'ai eu plein de messages de lui. Je n'en répondrai à aucun. Non mais, quel culot ! Il n’y a que maintenant qu'il se souvient de moi ? Pffffff !!!! Je ne veux plus jamais revoir sa tête de menteur. Ah non, je dis bien plus jamais de ma vie !
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