"L'amour est fait de hasard et de chance. A une bretelle de la vie, il est là, offrande sur le chemin. S'il est sincère, il se bonifie avec le temps. Et s'il ne dure pas, c'est que l'on s'est trompé de mode d'emploi."
Assise dans le noir, je ne faisais que me répéter cette douce citation de Yasmina Khadra. En me demandant à quand mon tour ? Il est où le bonheur que l'on ne peut ressentir qu'en aimant et être aimé en retour ?
Petite fille, je rêvais du prince charmant chevauchant son cheval blanc qui viendra me déclarer son grand amour. Celui là même qui ferait de moi sa femme et qui m'emmenerait vivre dans son palais royal. On aurait eu notre happy end. Le classique, quoi. Aujourd'hui tout ce que je vois c'est des mecs les un plus mauvais que les autres, se croyant trop machos et qui te promettent la terre entière pour ensuite te faire mordre la poussière.
Camilla Dulce CHÉRY est mon nom. 24 ans, fille unique de mes parents Lucious CHÉRY et Linda DUBOIS CHÉRY. J'ai fait des études en communication. Actuellement, je gagne bien ma vie. Pas besoin d'attendre maman ou papa pour me prendre en charge même s'il continue de me gâter comme la petite princesse que je suis. Si seulement je pouvais être aussi douée dans ma vie sentimentale. Pffff!!!! Malheureusement j'ai cette manie d'attirer les imbéciles. De vrais abrutis.
En parlant de connard, mon tel me signal un message rentrant de Fred mon soi-disant petit ami.
" Chouchou : ça y est t'es calmée là ?"
Sérieux ! C'est uniquement ce qu'il trouve à me dire ? Je lis son message et dépose le tel sans lui faire de reponse. Je n'en ai pas dutout envie d'ailleurs. Une minute... deux minutes... dix minutes. Il m'envoie un autre message.
'Chouchou : reponds moi bébé. On ne va pas se prendre la tête pour si peu, voyons."
- Va te faire foutre Fred. Je te l'ai déjà dit, ton comportement d'homme des cavernes là ne passe pas avec moi.
"Chouchou : c'est parce que je t'aime énormément bébé. Je n'arrive plus à me contrôler. Je suis fous de toi. Tu me rends dingue babe."
- Gère ton amour alors. Moi j'ai besoin d'un homme à mes côtés. Pas d'un gamin bagarreur de rien dutout. J'ai besoin d'un homme qui puisse m'aimer, être là pour moi, me défendre sans pour autant être aussi sauvage comme tu l'es. Tu t'es rabaisser au niveau de l’autre sauvage.
"Chouchou : mais c'est lui qui m'a frappé le premier. Tu aurais voulu que je fasse quoi ?"
- Je ne sais pas moi. Ne pas le provoquer pour commencer.
"Chouchou : compris madame. Je ferai des efforts pour changer. Je te le jure mi amor."
- Ne fait pas d'efforts Fred. Sois un homme bon sang.
"Chouchou : Camie je t'aime beaucoup trésor. Tu le sais au moins ça ?"
- Mouais, moi aussi Fred. Moi aussi.
"Chouchou : dit, on sort ce soir ?"
- Je ne peux pas ce soir. J'ai déjà un truc de prévu.
"Chouchou : avec ?"
- Avec des potes de la fac. Si je change d'avis je te ferais signe.
"Chouchou : sérieux ! Tu ne recales pour des potes de la fac ?"
- C'était programmé il y a bien longtemps.
"Chouchou : ok. Je t'embrasse ma puce. Je t'aime."
- A plus.
Tchuips ! Les hommes, tous des gamins. Il suffit qu'ils soient aux mêmes endroits pour qu'ils commencent à jouer à qui peut pisser plus loin. C'est comme si tout n'était que testostérone dans ce bas monde. Et l'autre con là, il était plutôt beau gosse pourtant. Physiquement c'est le genre qui m'attire. Tout ce beau corps pour rien. Quel gachis ! Tchuips !
Vous vous en êtes sûrement douter. Je n'ai rien de prévu. Je ne veux tout simplement pas sortir avec Fred. Ça fait 6 mois qu'on sort ensemble lui et moi. C'est un chic type. Mais son côté aggresif gache tout. Un jour c'est sur moi qu'il va vouloir taper et je ne suis pas prête à accepter ça. Jamais un homme ne lèvera la main sur moi.
Une semaine plus tard
Jamal B. BROWN
Déjà une semaine que je l'ai croisée. Il m'arrive de repenser à cette soirée là et à chaque fois mon troisième membre me signale sa présence. C'est comme si je ne le savais pas. Je le désire cette fille et tout ce que Jamal désire, Jamal finit par l'avoir à coup sûr.
Durant cette semaine, à chaque fois que je suis au The Mayan, J'espère la revoir encore une fois. Cependant, je suis toujours déçu à chaque fois de ne pas la voir passer cette porte.
- Fais chier !
Une semaine et toujours aucun signe d'elle. Elle n'est peut être pas une habituée des bars, me suis je dis plus pour me convaincre qu'autre chose.
Comme beaucoup d'autres soir de la semaine, les gars et moi sont en ce moment dans notre carré VIP au The Mayan. Pour tous les quatres, toutes les occasions sont bonnes pour faire la fête. Assis avec un verre à la main une petite sur mes cuisses faisant son déhanché aux sons du vibe, je la vois elle, essayant de se frayer un chemin parmi la foule qui s'ambiance.
- Fais chier p****n ! Le moment est vraiment mal choisi. Et merde merde merde ! C'est vraiment mal partie pour moi.
- Quoi ? S'inquiète Jefferson.
- Rien.
- T'es sûr ? Je te signale que t'es carrément en sueur mec, dit Alain.
- Y’a rien mec.
Elle va me prendre pour le plus grand des connards maintenant qu'elle m'a vu là entrain de tripoter cette fille alors que j'ai essayé d'accrocher avec elle une semaine plus tôt. Pourquoi ça m'intéresse de savoir qu'elle va penser ? Pfff! Enfin bref... Le temps que je repousse la fille, elle s'était déjà retournée. Nos regards se sont croisés l'espace d'un instant. Elle a vite fait de tourner les yeux, m'ignorant par la même occasion. C'est comme si ma présence ne comptait pas. Pour elle j'étais invisible. Je ne sais pas si je suis entrain d'halluciner. Elle m'a un air plutôt famillier. Je n'avais pas remarqué cela la première fois. Ou peut être que c'est parce que je l'avais vu l'autre jour et que mon cerveau n'a pas bien daté l'info. Mais bon, qu'importe. Ce n'est pas ça le plus important.
Je me suis quand même trouvé assez de courage pour me lever afin d'aller à sa rencontre.
- Je pars à la chasse les gars, dis je en feignant l’indiférence.
Je pars avec espoir que ça allait mieux se passer cette fois ci. Même si j'en doutais, je voulais quand même tenter le coup.
J'avançais timidement.
- Hey, salut ! Ça va ?
Elle fit genre ça ne l'intéresse pas.
- Ça va oui.
- Euh... tu te souviens de moi ? Jamal. Je t'ai rencontré ici le weekend dernier. Ton gars a ...
- Qu'est ce que tu me veux ? Elle ne le laisse pas finir.
Pourquoi j'ai dit ça comme ça ?
- Je veux juste faire connaissance avec toi. Genre te fréquenter, apprendre à te connaître, après on verra.
Elle se montre très hautaine.
- Ecoute Jamel ou Jamal, je ne sais pas trop déjà, JE NE SUIS PAS INTERRESSÉE. A voir ta tête il n' y a qu'une seule chose qui t'intéresse, voir ma petite culotte. Quand j'aurai envie de me le faire enlever, je penserai à toi. En fait je m'appelle Camilla. Retiens le bien pauvre con "CA-MIL-LA DULCE CHÉRY".
- Dulce comme douceur ?
Je voulais alléger la tension entre nous. Sauf que ce n'est pas ainsi qu'elle l'a comprit.
- Tu voudrais sentir la douceur de mes poings sur ta tronche ?
- ...
- C'est bien ce que je pensais. Et maintenant, dégage de ma vue pauvre crétin.
Mon Dieu ! La honte. De loin j'ai pu appercevoir mes amis se tordent de rire. Ce qui a eu pour effet de me frustrer encore plus que je ne l'étais après sa tirade. Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle. Je suis allé vers eux déterminé plus que jamais.
Jefferson se marr3.
- Wouah, le grand Jamal se fait rembarrer ce soir.
Il se torda de rire en me jettant des petits régards tout le long de sa narration.
- J'aurais dû immortaliser ce moment. Je vous jure. Cela n'arrive qu'une seule fois dans une vie. Le visage du grand Jamal aurait pu être l’emoticone du désespoir.
Josh rit à grand gosier.
- Ça fait déjà une semaine depuis la dernière fois, on en parle ou pas JB ?
Il me tapota l'épaule.
- On t'aurait prévenu Jamal. Celle là n'est pas pour toi. Comprend le une bonne fois pour toute.
Je prend la direction de la porte.
- Pas maintenant Josh, pas maintenant. J'ai besoin de retrouver ma dignité... Rentrons les gars, elle m'a humilié grave cette petite insolente. Mais je jure qu’elle va me le payer.
Josh est mort de rire.
- Encore !