CHAPITRE VINGT-TROIS Dès le début de l’après-midi, Riley avait pris la voiture en direction des Appalaches. Son appréhension montait à chaque mile parcouru. A mesure qu’elle s’enfonçait dans les montagnes, elle avait l’impression de plonger dans les tréfonds de son passé. Elle se rappelait que son père avait beaucoup fréquenté un poste de l’organisation officielle des vétérans de l’armée américaine à Milladore, une petite ville non loin de son chalet. Pendant une des rares visites de Riley, il s’était plaint d’avoir été mis à la porte et banni de l’association. — Pourquoi ? avait demandé Riley. — A ton avis ? On aurait pu le mettre à la porte pour des milliers d’excellentes raisons. Riley n’était pas à court d’idées. Mais ça lui avait fait de la peine. Elle savait que l’association de

