J'attrapes celui de gauche pour la gorge. Je serre de toutes mes formes, je sens les os de son cou se craquer sous la force de mon poing.
Sa main qui essaie de dégager la mienne, mais c'est impossible j'ai une force qui dépasse l'entendement à ce moment précis.
Il a fait la plus grosse de sa vie, je vais le tuer.
Je le regarde s'asphyxier petit à petit, je les vois ses larmes qui coulent de ses joues, ses larmes vont-elles vont 'elles rembourser les siennes ?
Non seul sa vie pourra rembourser ses larmes.
Étrangement, je ne ressens rien ; pas une seule crainte, pas un seul doute, c'est un homme mort et je m'en fous des conséquences. Je fais abstraction de mon environnement et soudain je vois ses yeux se fermer. Je lâche sa gorge et il retrouve le sol.
Je me retourne vers son pote, je lui souris un sourire franc, de psychopathe je l'avoue. Il va m'aider à évacuer ma frustration j'adore ça.
Je l'attrape pour le col, puis je lui fous un coup de poing sur le nez, son sang me gicle au visage, ce n'est pas mon problème, je frappe sa joue de mon poing, une deux trois fois, ma main est pleine de sang mais je m'en fous.
Ses cris de douleurs et les bruits de ses os qui se craquent sous mes coups me permettent d'évacuer ma rage.
Je vais les tuer, ils ont osé la toucher, je m'en fous qu'il l'ait plotée ou violée ce n'est pas mon problème.
Personne ne lui manque de respect même pas moi, personne ne la touche, sans permission même moi je ne me permettrais jamais ce genre de comportements avec elle.
Oui c'est Andréa, ma Andréa, Je l'aime, je lui donnerais ma vie, mon sang, mon avenir.
Elle représente, mon futur, mon présent, mon passé. Elle est tout ce que je possède dans ma vie.
Elle et moi : « Nous » c'est la seule chose que je ne suis pas arrivé à foutre en l'air. C'est la seule chose qui aie du sens pour moi à cet instant.
Alors Non pas ma Andréa, ils n'avaient pas le droit.
Je ne sais pas depuis combien de temps je le frappe, mais je sens juste une main qui m'arrête.
Je me tourne et je vois son visage, si pur, si beau, éclairé aux néons de la cuisine, je la vois me regarder, me supplier du regard, j'observe la scène. Je lui demande, apeuré :
-Qu'est-ce que j'ai fait ?
Quand Tiffany entre dans la cuisine à la volée, je lâche le corps du deuxième mec, que je regarde s'écrouler à mes pieds, puis elle s'exclame : « mon dieu Matheo ! ».
Dans un geste vif, Elle referme la porte de la cuisine derrière elle à clé. Puis elle prend le pouls du premier mec que j'avais étrangler.
Elle fait un signe de tête pour dire qu'il est juste dans le coma.
Andréa, me tire vers l'évier et essuie le sang qui était sur mes mains. Je vois le sang couler dans l'évier, tourner dans le siphon, je l'entends murmurer :
-pourquoi tu as fait ça ?
Au même instant qu'elle le dit, elle enlève mon sweat couvert de sang, le frotte avec une éponge mais rien ne part, et elle se met à pleurer. Je réponds à sa question, en lui disant :
-Tu pleurais, Andréa tu étais couverte de larmes.
-Je... C'est rien.
Je la saisis pour les épaules.
-Non Andréa ce n'est pas rien, qu'est-ce qu'ils ont fait ?
Elle pleure encore, cette fois elle fond en sanglot, se coule à mon torse nu. La situation est trop grave, pour que je fasse attention au fait qu'elle ne porte plus de haut, ni de pantalon. Au fait qu'elle ait juste son soutif en dentelle pour couvrir ses seins. Au fait que ce soutien en forme de triangle ne couvre presque rien.
La situation est dramatique mais je me rappelle ce soutien, elle l'avait acheté, ce jour-là à la boutique de lingerie.
Mon cœur se brise, quand elle se sert encore plus contre moi, je la laisse tomber dans mes bras, je la sers ci fort que j'ai l'impression que nos deux corps vont fusionner.
« Pitié arrête de pleurer »
Je le murmure dans un coin de mon esprit comme si elle pouvait l'entendre.
-Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Je t'en supplie dit le moi.
Elle essaie de reprendre sa respiration, avant de murmurer.
-Je ne sais pas, je dormais, je ne sais pas ce qui s'est passé, quand je me suis réveillée, je t'ai juste vu entrer, je ne sais pas ce qu'ils m'ont fait. Je, je n'en sais rien, c'est horrible je veux mourir. C'est beaucoup trop à vivre là, non dites moi que ce n'est pas réel.
Je ne sais pas quoi dire, je la prends juste dans mes bras, je ne sais pas quoi faire, je la serre juste encore plus fort.
Tiffany prend la veste à capuche qu'elle avait au-dessus de son débardeur, la donne à Andréa ; elle la regarde dans les yeux, avant de lui dire.
-Il y'a des caméras dans cette cuisine, un délire de ma mère. Tu veux voir les enregistrements ?
Elle me regarde, je n'aie pas à répondre à sa place, j'entrelace sa main dans la mienne. Elle prend une inspiration avant de dire :
- Je veux voir les enregistrements.
Tiffany acquiesce.
Puis elle me dit :
-Mathéo je vais appeler une ambulance, ils vont surement appeler la police quand ils vont voir ce c*****e. Tu risques au moins de passer la nuit en cellule, vu que tu es majeure, tu risques même la prison. Heureusement pour toi, ils étaient en possession de drogues je crois qu'ils ne pourront pas porter plainte, ils risqueraient d'avoir des charges sur eux aussi, donc t'inquiète pas c'est juste pour la nuit ou au pire pour quelques jours si tes parents ne paient pas la caution.
-N'appelle pas mes parents, appelle mon frère il va gérer d'accord.
Tiffany appelle l'ambulance, puis elle appelle mon frère, et lui explique la situation, elle me fait un signe de tête, surement pour me dire qu'il est d'accord.
C'est un avocat, habitué à gérer mes crises, il va gérer. Elle se rapproche de moi et de Andréa, qui s'était enfuit dans mes bras.
-D'accord maintenant Andréa, on y va.
Elle le dit, mais pas besoin d'être magicien pour voir que ça lui arrache le cœur de dire ces mots.
Et puis tout comme moi, Andréa est très importante dans la vie de Tiffany. Andréa a toujours été là pour nous. Il est temps d'être là pour elle.
Andréa prend une inspiration, saisit la main que lui tendait Tiffany ; qui pour le coup est une femme de situation, je sais qu'elle a vécu et fait des trucs compliqués mais son calme, me donne froid dans le dos.
On sort de la pièce, je regarde encore ces idiots, si elle ne m'avait pas arrêté j'aurais fini le travail, ce genre de lâche ne mérite pas d'exister.
On monte les escaliers, et on arrive dans une sorte de pièce sombre avec des écrans montrant tout ce qu'il se passe dans la maison.
Tiffany s'assied devant une sorte de console, clique sur l'écran de la caméra de la cuisine, rembobine, je peux voir le nombre de minutes, durant lesquelles je l'ai frappé sans relâche.
C'était deux minutes, deux minutes qui m'en semblée être durée trois secondes. Honnêtement il n'a pas assez souffert.
L'autre je l'ai étranglé une bonne minute, étonnant qu'il soit encore en vie, j'aurais dû serrer plus longtemps. On arrive un peu en avant « l'incident ».
Je vois Dan quitté la pièce il discutait avec Andréa, Elle semble froncer les sourcils dès qu'elle le voit.
Moi aussi je suis sûr qu'il n'est pas très innocent dans cette histoire. Et enfin arrive l'heure de vérité.