Chapitre 19.
Point de vue de Mathéo
Je causais avec des potes, quand je vois Dan sortir de la cuisine avec un air satisfait ça sent pas bon. Je m'approche de lui, et je lui souris, puis je le dis :
-Hey, mon gar désolé pour la dernière fois pas trop mal ?
-Tu riras moins dans quelques secondes.
Je le tire par son col avant de lui souffler ses mots :
-Tu sais que j'essaie de chasser mes vieux démons, et tu sais qu'elle me permet de chasser mes vieux démons, alors ne fait pas tout foirer, tu ne sais pas à quel point je suis capable de te faire regretter tout ce que tu es en train de faire.
-Tu me remercieras plus tard.
Il se défait de mon emprise et sort de la maison. J'entends des reniflements ils viennent de sous les escaliers, c'est ce mec là, celui que Dan avait embrassé, quand je m'approche de lui il attrape un truc qui était à côté de lui, et me le lance au visage, je cris :
-EH ! Doucement, je ne vais pas te faire un sale coup t'inquiètes pas.
Je marche doucement vers lui et m'assieds par terre à côté de lui, il marmonne dans son coin.
-Qu'est ce que tu me veux ? Tu vas me dire que je ferais mieux de rouler des pelles à des filles.
-Je suis pas une lumière mais pas le roi des idiots non plus, mais je peux t'aider en te disant un truc, il y'a une fille un jour, qui m'a dit que je n'avais pas besoin de faire des choses stupides ou de me comporter en idiot pour que les autres m'aiment, et devine quoi un an plus tard, je suis qui je suis et elle m'aime pour ce que je suis, trouve toi une personne qui t'aime pour toi, ne change rien pour personne.
-Ah, ouais monsieur je connais tout à la vie, on n'a pas tous cette chance.
-Hum, cette personne est peut-être juste en face de toi mais tu ne sais pas la voir. Sur ceux je dois retrouver l'amour de ma vie.
Je me lève et j'entends un bruit comme un murmure provenant de la cuisine, la porte était entre ouverte.
J'entends un gar murmurer :
« Pas mal la lingerie »
Un autre qui dit :
« Ah ouais va y en premier ».
Pas de réponse de la fille. C'est bizarre un mec ça porte de la lingerie ?
Bon après tout de nos jours il peut fait ce qu'il veut. En temps normal, je serais passé devant cette porte sans rien faire.
Mais les paroles de Dan ne sont jamais sans conséquences immédiates, je dois voir ce qui se passe dans cette f****e cuisine.
D'un coup sec j'ouvre la porte.
Je vois deux mecs , l'un sur ma gauche et l'autre sur ma droite.
Ils avaient tous les deux leurs pantalons baisser jusqu'aux milieu des cuisses. Il me fixaient comme s'il avait vu un fantôme.
Mais pourquoi il stresse ? Je veux dire c'est normal, tout le monde s'envoie en l'air.
C'est pas comme ci, ils sont en train de faire une sextape ! Quoique même si on s'en fout non ?
Mais encore une fois, étrangement, j'ai cette intuition qui me dit de regarder plus attentivement la scène.
Je me rapproche encore plus des deux mecs en question.
Cette fois, ils reculent, ils ont l'air terrifié. Mais pourquoi?
Je me mets à leur niveau en posant un genou à terre, mon genou droit. Le gar qui était à ma gauche me dit :
-C'était son idée.
Sa voix tremble et il pointe son ami du doigt. Sur un ton nonchalant, son pote me dit :
-Alors ça te fait quoi de te faire coiffer au poteau pour une fois?
Mais qu'est ce qu'il raconte ? Et puis je sens une odeur bizarre, ils se sont défoncé à la fleur d'oranger, mais il y'a autre chose, une d****e que je n'arrive pas à identifier.
Et même si je ne vois pas où est le rapport, « me faire coiffer au poteau ? » c'est quoi ce délire ?
J'entends un murmure. Le sien.
Le seul qui m'intéresse dans ce monde. le seul que je reconnaîtrais même si on m'arrachait les oreilles.
Un seul de ses mots, me donneraient envie de massacrer tout ce qui se trouve autour de moi, et une seule de ses larmes me ferait commettre un meurtre.
Et malheureusement pour eux, ils ont fait l'erreur à ne pas commettre. Elle me dit :
-Je suis désolée.
Une larme coule le long de sa joue, et elle répète cette phrase qui me brise le cœur.
-Je suis désolée, je suis désolée, je suis désolée.
Je ne comprends pas. Je prends quelques instants, pour assembler les morceaux du puzzle.
Maintenant que je remarque, elle porte une lingerie, trop sexy la dentelle noir... Et ils avaient dit :
« Pas mal la lingerie ? ».
Je me tourne et je fixe le niveau où se trouve leurs pantalons. Andréa n'aurait jamais fait un plan à trois. Et encore moins sans moi. L'air est saturé de drogues. Alors qu'elle n'arrive même pas à finir une glace au rome raisin.
Le plus étrange est qu'elle pleure. Elle est en larmes. Et elle s'excuse. Ce ne sont pas des larmes de crocodile. Elle a mal. Je me tourne encore vers eux. Cette phrase fait un écho dans ma tête : « te faire coiffer au poteau ».
Andréa en larmes. Andréa pleure. Il se sont arrêter quand ils m'ont vu. Le mec de droite était effrayé. Je... non... pas ça... ils n'ont quand même pas.
J'arbore un rire nerveux. Ce n'est pas réel. Je me retourne vers elle, ses larmes ne cessent de couler. Je vais les tuer.
Je ne peux pas me Contrôler, je ne peux pas me retenir, je vais les tuer, je vais les massacrer, je vais commettre un meurtre, je vais sérieusement les massacrer.