Le concert prévu 2

991 Words
Chapitre 6: Le concert prévu 2 D'un seul tournant de main sur le poignet de la porte de Miss Leïla Novachek par l'un des agents de sécurité, la porte s'ouvrit et la grande et sage fille du sénateur y était, elle était bien là sagement cette fois-ci et non au niveau de la fenêtre à vouloir effrayer les agents de sécurité par ses gestes imprudents. Miss Leïla se tenait juste là au chevet de son lit, bien assise. À la vue de son père, Leïla ne pouvait s'empêcher de tenir un sourire factice à l'égard de ce dernier pour le rassurer que tout allait bien et qu'il n'avait pas de quoi s'inquiéter pour elle. "Leïla, ma fille chérie," disait le sénateur avec enthousiasme et d'un sourire chaleureux (celui d'un parent pour encourager son enfant) ainsi que d'un ton doux. Le sénateur s'empressa du mieux qu'il pouvait et vint se tenir devant sa fille. "Oooh... Ma belle et grande dame Leïla." Cette fois-ci, le sénateur ne pouvait s'empêcher d'accompagner cette phrase d'un geste, l'ouverture de ses bras pour y recueillir sa fille chérie et la réconforter pour ce moment tant attendu. Leïla ayant bien suivi le geste et reçu un câlin de son père, James relâcha aussitôt sa fille et les deux se compensèrent avec un sourire échangé. Tout de suite après, Leïla se faisait tenir la main par le bout de ses doigts, par son père qui la regardait avec ardeur et passion. "Que tu es belle, regarde comment la robe te va. Un excellent choix venant de la meilleure confectionneuse de cette ville. Vois-tu ? Comment ton père a du goût !" disait le sénateur à sa fille. Leïla ne pouvait qu'émettre son sourire simulé pour éviter de blesser son père qui n'arrêtait pas de se vanter de ses éloges à la moindre occasion. Ce dernier en a bien l'habitude, c'est plus fort que lui, à la moindre chose à laquelle il donnait son attention, Monsieur le Sénateur la considérait comme un exploit, il le fait si bien qu'il ne pouvait remarquer les peines de sa fille. "Oh... Oui mon sénateur, que cela sied à perfection." Là, c'était la doctoresse de la maison Novachek qui était bien présente dans la chambre de Leïla avant la venue du sénateur. "On aurait dit une princesse à l'aurore d'un bal qui devrait aller retrouver son prince", disait de nouveau Madeleine, la doctoresse. "Oh... Que oui, t'as bien raison dame Madeleine. Elle est une princesse et il n'y a que les princesses pour s'habiller ainsi. Et laissez-moi vous dire que cette fois-ci, c'est la princesse qui donne un bal en l'honneur de ces invités, car de son art musical, elle nous fera bien des merveilles d'ici peu". Eh oui, en effet, des merveilles se produiront d'ici peu, car il venait de sonner 8 h du soir. Et Leïla s'étant décidée après son shopping de mettre sous scellés les émotions que lui foulaient sa solitude et d'aller donner ce concert comme convenu. De la chambre de Leïla, l'on pouvait observer la venue de Dave par le couloir qui acquiesçait du menton à John qui se trouvait au seuil de la porte. On pouvait dire que c'était une réponse que Dave venait de servir à son supérieur par ce geste du menton. "Monsieur le Sénateur, la voiture est prête, nous pouvons nous mettre en route", dit John. Le sénateur se tourna de nouveau vers sa fille. "Es-tu prête ma chérie?" "Oui père!" "Alors descendons ensemble ma puce." "Oh... Dave, veuillez passer dans mon bureau et récupérer mon téléphone." "D'accord monsieur le sénateur, je suis à vous dans une minute", répondit Dave. La famille Novachek et les agents de sécurité descendirent tous du premier étage pour rejoindre le rez-de-chaussée. Le sénateur tenait la main de sa fille et tous deux traversèrent le jardin pour rejoindre la voiture. Ce soir-là, le sénateur avait préféré sa Mercedes Classe GE coupé de couleur noire à sa limousine. C'est un homme qui a beaucoup de goût pour les moteurs diesel à 4MATIC. Leïla aimait bien tout le luxe et la classe que portait cette voiture. Leïla était bien la première entre son père et elle à la conduire puisqu'elle ne pouvait s'empêcher de se rappeler de ce jour où elle l'avait dérobée sous le nez de son père et de tous les agents de sécurité qui étaient là ce jour-là à admirer la classe de la voiture. C'est bien cette voiture qui lui a permis de se libérer de sa prison dorée pour la toute première fois. Elle avait tellement circulé dans son district à une allure incontrôlée pendant des heures et bien des heures avant de se faire arrêter six heures après avoir survécu à une contravention en son égard. À la vue de cette voiture ce soir-là, Leïla sentit qu'elle était envahie par des sensations, parmi ces sensations elle pouvait déceler une sensation de joie et un sentiment de liberté. Cette dernière ne pouvait s'empêcher d'émettre un sourire caricatural et extatique. Leïla se pressait de rejoindre la voiture le plus vite possible que son père et ne put se refuser de la caresser avant que l'un des agents de sécurité ne lui ouvre la portière pour qu'elle s'insère dans le décor interne en y prenant place. Il fallut à peine quelques minutes au convoi du sénateur pour se mettre en route. Une quinzaine de minutes plus tard, l'escorte du sénateur s'arrêta devant le David Geffen Hall du Lincoln Center, résidence de l'Orchestre philharmonique de New York. James, en coordination avec les agents de sécurité du David Geffen Hall qui étaient ceux du président de la République, pria le sénateur et sa fille de vouloir laisser l'entrée VIP ainsi que celle du public et de vouloir prendre une autre entrée secrète que le président emprunte. Le sénateur et sa fille rejoignirent rapidement la salle VIP et prirent place à deux sièges du président. À suivre... Auteur : Sidoine BDH Atanya
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