Le mystère des émotions 1

795 Words
Chapitre 3: Le mystère des émotions 1 Pour Leïla, sa mère avait toujours demeuré proche d'elle, pour elle, Dame Novachek était juste derrière le miroir qu'il fallait transpercer pour la voir. En tous les cas possibles, elle avait sa présence dans ses pensées et la nourrissait toujours de ses sentiments. Ces mêmes sentiments qui la prirent à prononcer ces vers pour sa chère et tendre mère bien-aimée. Du fond de la pièce où se trouvait Leïla ainsi que dans le couloir qui longeait sa chambre vers les autres pièces et bien aussi dans le jardin, on pouvait entendre ces mots: "Si je devais choisir une d****e, ce serait toi." (Pour Leila, ses camarades, qui tombaient en dépression, devraient choisir un être cher à aimer plutôt que de choisir la d****e et dans son cas à elle, c'était sa mère.) "Si je devais tenir un bras, ce serait le tien. Plus le temps passe et moins je me vois finir loin de toi. S'il te plaît, dis-le-moi, que tu es si bien près de moi, comme je le pense." "T'étais le plus beau de tous mes livres que je lis." (Le peu de temps que le seigneur eut à accorder à Leïla et à sa mère sur terre avant de les séparer était pour Leïla un de ces romans qui contenait plus de romance à en devenir pour elle sa magie, une force dont elle se sert pour évoluer dans sa vie, à chaque fois qu'elle avait le cœur serré ou qu'elle tombait en détresse, Leila se rappelait de ces magnifiques moments passés avec sa mère.) "Quand tes mains me délivraient de ces monstres que je pensais être sous le lit ou dans l'armoire, elles me réconfortaient et me servaient d'assurance. De ce mal qui m'habitait, c'était dans ton petit cœur que je m'abritais. Tu étais mon éternelle sur terre, mais triste réalité que rien n'est éternel sous les cieux. J'aurais aimé que tout ça soit éternel, mais l'immortalité était une chose hors de notre portée." "Je t'aime d'un amour infernal, maman ; cria-t-elle d'une voix audible. Je te le jure devant l'éternel ; À quoi servent les promesses ; Avec toi, je vis déjà tous mes rêves ; Et même si tout devenait encombrant dans mon cœur, je saurais toujours te faire de la place ; Ils ont dit que la limite, c'est le ciel ; Mais je traverserais le ciel pour te retrouver. Comme auparavant, tu traversais la mer pour me rendre visite sur les îles Caïmans." "Et si t'as les yeux qui piquent ; Que la pluie tombe sur tes joues ; Dis-toi que ce n'est rien du tout ; Que ça passera à tous les coups. Rien n'est éternel, ma belle." Lui interpréta une voix inconnue d'elle. Ces phrases, qui lui parvenaient en bribes, la ramenaient avec stupéfaction de son monde émotionnel où elle était bien plongée dans ces souvenirs du passé où elle était avec sa mère. C'était bien une voix que Leïla n'avait jamais entendue auparavant et cette voix d'inconnu était une voix masculine. Quand Leïla leva la tête en direction d'où lui parvenait la voix, elle vit un visage qui lui était point familier. Eh bien, c'était un inconnu qui l'observait de cette ruelle située juste en face de sa fenêtre, qui était juste séparée du jardin par cette clôture en béton. Et ce dernier venait de lui adresser des propos touchants. Mais pas si touchants que ceux que Leïla venait d'émettre inconsciemment envers sa mère aux cieux. Leïla lui avait accordé à peine d'importance, pas parce qu'elle voulait paraître arrogante, mais parce qu'elle revenait toute brusque de son monde imaginaire. De l'autre bout de sa porte, au fond du couloir, se tenait un agent de sécurité de son père qui fonçait tout droit vers sa chambre. Dans le jardin, un autre g*****e s'était déjà présenté en faisant le guet pour qu'elle ne produise pas un foutu ou stupide coup de ces envies suicidaires qu'ont souvent les adolescents qui ne maîtrisent plus la cour de leur vie ou bien qui souffrent de dépression. Par la porte arrière du petit jardin qui donnait accès sur la ruelle, se tenait un autre agent de sécurité qui l'ouvrait et un autre qui avait déjà contourné presque la moitié du périmètre en ayant pris le départ du portail principal vers cette ruelle pour interpeller cet inconnu qui interloquait avec la fille du sénateur. "Éeeeh, mulâtre, que fais-tu là?" S'adressait l'un des gardes du corps du grand sénateur à l'homme qui se tenait à côté d'une moto Yamaha YZF-R 125. Ce g*****e en avait du culot de se présenter aux gens de cette manière. En effet, c'était le chef de sécurité, John Scott. L'inconnu n'avait toujours pas pipé mot. À suivre... Sidoine BDH Atanya
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