PVD de Diane
À la sortie du resto où Alain venait de me donner rendez-vous, Hugo m'appelle, m’informant qu’il souhaitait que je passe la nuit avec lui dans sa maison.
Ça tombe bien, après le rejet d’Alain, j’ai besoin de me changer les idées. Je ne peux pas croire qu’il ait refusé de sortir avec moi ; j’étais prête à quitter Hugo pour lui. Je suis sûre qu’il reviendra sur sa décision et qu’il acceptera. Les bons moments qu’on passe au lit vont lui manquer. Il ne peut pas me quitter ainsi, sinon qu’est-ce que je deviendrai ?
Je me suis un peu montrée distante avec Hugo depuis que je couchais avec son père ; pour un rien, je m’emportais. J’ai réalisé avec Alain que je n’aimais pas vraiment Hugo, mais le confort matériel qu’il me donne me convient trop pour que je le quitte.
Environ 15mn de route plus tard, j’arrive chez mon petit ami. Je sonne et je n’attends pas longtemps avant qu’il ne m’ouvre. En voyant son visage, je constate immédiatement qu’il est contrarié. Malgré tout, il fait un effort pour m’embrasser doucement.
Une fois que je suis à l’intérieur, hors de son champ de vision, je lève les yeux au ciel. Il m’énerve avec sa délicatesse envers moi. Si c’était Al, il aurait enfoui ses doigts dans mes cheveux et sauvagement pris possession de mes lèvres jusqu’à ce qu’elles soient enflées.
Il me débarrasse de mon sac et de mon manteau après quoi il prend ma main et se dirige avec moi dans la salle à manger.
Il avait cuisiné.
Je souris devant le dîner aux chandelles qu’il avait pris le soin de préparer pour moi. Le quitter pour une stupide question de morale ? Ça, jamais.
Il tire ma chaise afin que je m’installe. La maison était plongée dans le noir avec des bougies placées dans des zones stratégiques qui constituaient la seule source lumineuse. L’ambiance était romantique, mais la mauvaise humeur d’Hugo gâchait un peu le décor. Je me demande bien ce qui a pu le mettre dans un tel état ; il avait pourtant l’air détendu au téléphone.
Nous commençons à manger et lui qui d’habitude aime me raconter sa journée avec bonne humeur, reste silencieux.
-Si tu m’as fait venir ici pour supporter ta mauvaise humeur, je te préviens, je pars
Il lève les yeux vers moi et me fixe.
-Ce n’est rien, ça va me passer
-Oui, mais en attendant ça gâche le moment qu’on est en train de passer
Il soupire.
-Est-ce qu’au moins je peux savoir ce qui te met dans un tel état ? Tu m’avais pourtant l’air détendu au téléphone tout à l’heure
Il soupire avant de déclarer :
-Mon père m’a appelé, il veut me voir le plus tôt que possible
Je le regarde surprise.
-Je pensais que tu ne t’entendais pas avec lui.
-C’est toujours le cas. Apparemment il doit me parler en urgence mais comme je t’avais donné rendez-vous, je lui ai dit que je n’étais pas disponible
Je suis sûre qu’il va lui parler de nous. Il avait l’air sérieux tout à l’heure en me demandant de quitter son fils sauf que moi aussi j’étais sérieuse lorsque je lui ai dit que je ne le ferais pas.
Je prends soudainement un air désolé et fais semblant de ne plus avoir l’appétit en repoussant mon assiette.
Hugo fronce légèrement les sourcils.
-Un problème? Qu’est-ce qui ne va pas ma belle?
Je tourne la tête d’un côté.
-Je… je… Je ne voulais pas t’annoncer ça comme ça mon chou mais…. Ton père me fait des avances
Il allait porter son verre à ses lèvres, mais il s’arrête net dans son geste.
-Quoi? Mais enfin, qu’est-ce que tu racontes Diane?
-Tout a commencé l’autre jour, mercredi. Il m’a appelé pour me demander de l’aider à organiser les préparatifs pour ton anniversaire. Je devais le retrouver sur son lieu de travail…
Je vois Hugo serrer le poing et ses traits se durcir sous l’effet de la colère.
-Alors, alors…. Il m’a enfermé et a commencé à me toucher mais heureusement ta mère a frappé à la porte. Tout à l’heure il m’a écrit pour me donner rendez-vous mais je n’y suis pas allée. Hugo, j’ai peur
J’éclate alors en sanglots et il vient me bercer.
-Pourquoi tu ne m’en parles que maintenant ?
-Je pensais que c’était un malentendu mais… Je pense qu’il va te dire du mal de moi pour essayer de nous séparer
Je sanglote toujours.
-Chut, ne dis pas de bêtises ma chérie. Je ne laisserai personne nous séparer, tu m’entends…
Il quitte son siège pour venir s’agenouiller devant moi et prend mon visage en coupe.
-… Personne!
Alors qu’il pose les lèvres sur les miennes pour me donner un léger b****r, je le retiens pour approfondir notre étreinte. Lorsque je glisse la main sur sa chemise pour commencer à le caresser, il m’arrête.
-Après ce que mon père t’a fait, tu te sens prête à faire ça ?
Mon Dieu, il m’énerve !
-Avec toi, je suis prête à tout
Il se laisse alors aller et nous montons dans sa chambre. Il me caresse, fait balader sa main sur mon corps sans jamais me déshabiller.
C’est moi qui commence à le déshabiller et il défait maladroitement le nœud de ma ceinture. Il a les mains moites ; c’est toujours comme ça lorsqu’on couche ensemble.
Une fois qu’on est nu, il se dirige avec moi vers le lit. Je me détache alors de lui. Il me regarde un peu perdu.
-Un problème?
Non mais quel idiot! Je passe une main rageuse dans ma crinière.
-Pourquoi on le fait toujours sur le lit Hugo ! À chaque fois, on le fait là ! On peut aussi le faire debout ou assis ou dans la voiture. Je veux de la diversité Hugo !
-Je suis désolé ma douce, je ne voulais tout simplement pas que tu aies mal
Et puis quoi encore !
Je me dirige alors vers l’une des fenêtres, me place dos à lui, écarte les jambes et me penche afin qu’il ait une vue très détaillée sur mon entre-jambe.
-Viens, viens Hugo. Prends-moi comme ça
Je le vois hésiter avant qu’il ne se décide enfin à avancer et entrer en moi. Il y va doucement, très doucement, trop doucement.
Mais quel gâchis! C’est à moi de le stimuler.
Après quelques minutes dans cette position, je me place sur le lit en écartant les jambes. Hugo commence ses mouvements lents et contrôlés. J’approche alors mes lèvres de son oreille et me met à gémir bruyamment en l’incitant à aller plus vite. Je lui griffe légèrement le dos et il rogne.
-Humm… Allez plus vite ! Ah… Plus fort….
Il accélère la cadence et je commence à être excitée.
-Oh oui… Comme ça. Encore plus fort! Montre-moi tout ce que tu as!
Cette fois, il perd le contrôle et commence à me donner de rapide et puissant coup de reins. Que c’est bon! Je gémis bruyamment tandis qu’il me tient fermement les hanches. Au bout de quelques minutes, nos corps sont luisants de sueur. Je n’ai jamais vu Hugo me faire l’amour avec autant de fougue.
Pour la première fois depuis que je suis en couple avec Hugo, je jouis et c’est divin. Après qu’il a joui à son tour, il m’embrasse sur la joue et se laisse tomber sur le lit en me ramenant près de lui. Nous nous endormons tous deux ; lui, fatigué et moi, le sourire aux lèvres.