XXXVLa mère Barbeau fut bien étonnée de voir Sylvinet sans fièvre, et elle lui donna vitement à manger, dont il profita avec un peu d’appétit. Et, comme il y avait six jours que, cette fièvre ne l’avait point lâché, et qu’il n’avait rien voulu prendre, on s’extasia beaucoup sur le savoir de la petite Fadette, qui, sans l’éveiller, sans lui rien faire boire, et par la seule vertu de ses conjurations, à ce que l’on pensait, l’avait déjà mis en si bon chemin. Le soir venu, la fièvre recommença, et bien fort. Sylvinet s’assoupissait, battait la campagne en rêvassant, et, quand il s’éveillait, avait peur des gens qui étaient autour de lui. La Fadette revint, et, comme le matin, resta seule avec lui pendant une petite heure, ne faisant d’autre magie que de lui tenir les mains et la tête bien d

