La grotte nous accueille dans un souffle d’air frais et humide, une gueule d’ombre qui semble vouloir nous protéger du ciel devenu hostile. Le SUV est garé au plus profond de l’anfractuosité, moteur coupé, ses phares mourants révélant les parois de calcaire brut. C’est le moment où la fatigue devrait nous terrasser, mais l’adrénaline de la traque nous maintient tous sur le fil. Le silence est différent ici. Il est lourd, minéral, chargé de l'écho de nos respirations. Hendrix est déjà en mouvement. Il n'a pas besoin d'ordre, ni même de lumière. Je l'observe sécuriser le périmètre avec une efficacité qui me glace le sang. C’est une machine de guerre, chaque geste est calculé, précis, rodé par des années de terrain. Mais ce n’est pas seulement son métier ; je sens que cette vigilance est

