IX Un soir, après avoir fait un whist, madame Ritter me dit à l’oreille qu’elle avait besoin de me parler en secret à l’insu de son mari, de son gendre et de sa fille, et qu’elle m’attendrait chez elle le lendemain à trois heures. Je voulus l’interroger, elle mit la main sur ses lèvres. Je ne dormis guère de la nuit, car je n’avais pas à me méprendre sur le sujet de la communication annoncée. Que savait-on ? Tout était là. Je me rendis chez madame Ritter à l’heure indiquée. En me voyant, le domestique laissa paraître qu’il m’attendait, et il me fit entrer dans le boudoir, dont il referma la porte sur moi. J’avoue que j’étais tremblant ; mon cœur, serré dans un élan, ne me laissait pas respirer. Je trouvai madame Ritter en pleurs. Dès qu’elle me vit, elle se jeta dans mes bras, m’embr

