Le matin gris de novembre enveloppait la maison des Martinez dans une brume épaisse, comme si le monde extérieur reflétait la tempête intérieure de Stella. Assise sur son lit, les genoux ramenés contre sa poitrine, elle fixait son téléphone, désormais éteint et posé à l’autre bout de la pièce. Les notifications avaient continué à affluer toute la nuit – des messages de soutien, des moqueries cruelles, des collègues curieux – jusqu’à ce qu’elle le mette en mode avion pour échapper au chaos. Les photos, ces images qu’elle avait envoyées à Dixon dans un moment de vulnérabilité amoureuse, étaient partout, accompagnées du pseudo @DixonCarterNY. Chaque mot du tweet – “Pas mal, non ?” – tournait en boucle dans sa tête, un poignard planté dans sa confiance. En bas, Rosa faisait les cent pas dans

