Mais le lendemain, à la troisième veille du jour, un second coureur parut, encore plus haletant et noir de poussière. Le Grec lui arracha des mains un rouleau de papyrus chargé d’écritures phéniciennes. On y suppliait les Mercenaires de ne pas se décourager ; les braves de Tunis allaient venir avec de grands renforts. Spendius lut d’abord la lettre trois fois de suite ; et, soutenu par deux Cappadociens qui le tenaient assis sur leurs épaules, il se faisait transporter de place en place, et il la relisait. Pendant sept heures, il harangua. Il rappelait aux Mercenaires les promesses du Grand-Conseil ; aux Africains, les cruautés des intendants ; à tous les Barbares, l’injustice de Carthage. La douceur du Suffète était un appât pour les prendre. Ceux qui se livreraient, on les vendrait com

