Sur le seuil de Khamon, on aperçut Hamilcar. Il se retourna en criant à ses hommes de s’écarter. Il descendit de son cheval ; et, du glaive qu’il tenait, en le piquant à la croupe, il l’envoya sur les Barbares. C’était un étalon orynge qu’on nourrissait avec des boulettes de farine, et qui pliait les genoux pour laisser monter son maître. Pourquoi donc le renvoyait-il ? Était-ce un sacrifice ? Le grand cheval galopait au milieu des lances, renversait les hommes, et, s’embarrassant les pieds dans ses entrailles, tombait, puis se relevait avec des bonds furieux ; et pendant qu’ils s’écartaient, tâchaient de l’arrêter ou regardaient tout surpris, les Carthaginois s’étaient rejoints ; ils entrèrent ; la porte énorme se referma derrière eux, en retentissant. Elle ne céda pas. Les Barbares vi

