Dimanche 10 décembre 2006 Mylène rêva encore d’une cité mystérieuse entourée de fortifications en ruines, d’un monument qui ressemblait étrangement à l’abbatiale Saint-Saulve. Mais il n’y avait âme qui vive. Rien. Le vide. Le coq ne chanta pas, elle se réveilla naturellement, toute seule. Elle ouvrit les yeux, un cadre lumineux entourait le volet, il faisait jour dehors. Elle tenta de se redresser, sans vraiment y parvenir tant la tête lui tournait, tant les tempes étaient douloureuses. Mylène resta allongée sur le dos un petit moment mais elle ne se sentait pas très bien. Elle fut prise d’une nausée soudaine, et dut malgré tout se lever et se précipiter vers la bassine en émail qu’elle savait sur la coiffeuse en acajou. Elle ne se libéra que d’une substance bileuse qui lui brûla la gorg

