3.

3751 Words
- Tu ne veux pas te maquiller ? Dili : Je suis déjà maquillée tu vois. - Justement je ne vois rien. Dili : ... - C'est vrai que je n'en fais pas beaucoup non plus mais pour toi c'est pire. Aller, remets une petite couche. Dili : Eva xaah. [ Eva Madina Niamé(Traoré) 28 ans Malienne Mariée avec un enfant Gestionnaire des Ressources Humaines ] - Fais pas la désirée avec moi hein, ton mari t'attend donc faut qu'il voit comment t'es magnifique et la chance qu'il a de t'avoir. Elle, c'est ma belle sœur. Une merveilleuse femme avec un cœur en or. J'ai de nombreuses belles sœurs toutes gentilles mais Oumou les dépasse tous vu qu'elle fait partie de mes meilleures amies. Auparavant, j'avais tant cherché dans ma vie ce genre de relation que maintenant que je l'ai, ça me semble irréel. Bref son fiancé est rentré hier et aujourd'hui enfin ce soir ils se rencontrent en face à face pour la première fois. Dili : Ça va maintenant. - Non attends. Elle soupire et je rigole. - Tu peux parler hein. Dili : ... - Comment tu m'énerves des fois à être calme et ne rien dire. Dili : Parler pour quoi dire ? - Bah faut se bouger un peu. D'habitude les Oumou sont des pipelettes et les plus nangaraba mais toi souvent j'ai envie de te frapper. Dili : Vas-y alors. - Pff, bon on y va. On se lève et sort de la chambre pour rejoindre tout le monde dans le salon de ma belle-mère. Je rentre la première et vois un homme vraiment très bien mis, de toute façon nobody ugly. Il est parfait pour ma Dilika. Il discutait avec les parents. On s'avance et le salue en prenant sa main. Je pars m'asseoir près de mon Aimé qui a mon petit prince à côté de lui et Dili au lieu de s'asseoir à la place libre près de son homme, elle vient s'asseoir près de nous. J'avoue elle est timide en plus y'a les parents, mon petit beau-papa, mon prince est l'homonyme de mon beau-père, passe se mettre sur les pieds de sa tante. ... : Excusez-moi. Il se met débout et s'en va répondre à l'appel qu'il venait de recevoir. J'ai direct regardé Dili, ah oui sa voix ! On le suit du regard. Elle ne pouvait pas mieux tomber. Un téléphone sonne, il s'avère être aussi celui de M. Camara. [ Oumou Marie ] Un téléphone sonne de sur le canapé où était Moïse, je suppose que c'est le sien donc je me lève avec mon neveu dans les bras et saisis le portable afin d'aller lui remettre. Je sors du salon puis le trouve sous la véranda. Je m'avance et il était de dos. L'appel se coupa avant que je n'arrive près de lui, il était toujours au téléphone et parlait d'une douce voix comme pour dorloter. Lui : Alors dis-moi ce que tu veux. ... : .. Lui : Je t'apporte ça après. Ok ? ... : .. Lui : Promis. ... : .. Le téléphone se remet à sonner et avant que je ne l'interpelle il se tourne vers moi tout en parlant. Lui : Moi aussi princesse. Euh maintenant soit sage. Je rentre bientôt. Je lui tends son téléphone, il finit avec l'autre mais l'appel du second était déjà coupé. Lui : Merci. Je lui fais un léger sourire et retourne sur mes pas. Je m'arrête à l'entente de sa voix. Lui : Je relance cet appel puis on y va. - Pas de problème, dis-je avant de regagner le salon. Dix minutes plus tard, il vint me chercher et on s'en va ensemble dans sa voiture. Moïse : Euh au fait je sais que ce n'était pas prévu mais ça ne te dérange pas si on passe dans ma famille ? - ...non. J'ai déjà rencontré ma belle famille parce que je connais déjà mon beau-père et qu'on m'avait fait appel là-bas y'a deux jours, mais ma belle-mère n'y était pas, elle vient d'arriver du vieux continent avec mon fiancé vu qu'elle était chez lui. Ma rencontre officielle avec elle était prévue pour demain contrairement à ce soir. Moïse : Merci bien. - De rien. Il roule encore deux minutes avant de se tourner vers moi. Moïse : Tu ne sais pas où on peut trouver de la glace sur cette route ? - Sur cette route ? Euh à la première alimentation qu'on trouvera, ils doivent sûrement vendre des glaces de Sandra. Moïse : Ah je vois, merci, on s'arrêtera là-bas avant d'y aller. - Ok. Puis le silence régna dans la voiture et je regardais par la vitre. Je suis nulle pour lancer la conversation et lui non plus n'avait pas l'air de vouloir converser. Très vite on trouve une alimentation, il descend faire ses achats et remonte. Moïse : C'est ma fille qui me prend la tête, elle fait des caprices. - Je comprends bien, enfant rime avec caprice. Moïse : Pour elle c'est pire, elle fait même des chantages émotionnelles pour avoir ce qu'elle veut s'il te plaît. Je laisse échapper un petit rire, ils sont tellement éveillés les enfants d'aujourd'hui ! En tournant la tête, nos regards se croisent et il me fait un sourire. Je fuis son regard et baisse les yeux. Il démarre la voiture. Moïse : Elle me contrôle cette petite, j'arrive très rarement à lui résister à mon grand age surtout quand elle me fait les yeux doux, ce n'est pas une enfant elle, elle... Il continue à parler d'elle tout en roulant, souvent je sentais son regard sur moi et je le regardais aussi pour pas qu'il pense que je me désintéresse de ce qu'il dit alors que personne ne peut être indifférente à l'entente de tous les mots qu'il disait à propos de sa fille, limite ses yeux brillaient car un sourire rayonnait son visage dans tout son monologue puis il commença à parler de son fils. C'est la première fois que je l'entends vraiment parler comme ça. Ça se voit que c'est un père aimant. Je ne faisais que le fixer, je n'entendais même plus ce qu'il disait. Moïse : Et toi ? - ...euh..moi ? Moïse : Oui. Tu aimes les enfants ? - ..les enfants ? Moïse : Oui les enfants. Est-ce une question qu'on pose même ? Du coup je retrouve ma voix car ce sont mes amours les enfants. -Qui ne les aime pas ? Pour ma part tous ceux qui n'aiment pas les enfants devraient être enfermés dans un asile. Il faut être fou/folle pour ne pas les aimer. Les enfants, c'est le bonheur même avec les cris et les coups de tête. Moïse : J'aime bien ta manière de penser. - C'est mon mode de vie en fait. Moïse : Ah ! J'aime. Je lui souris et il tourne la tête vers la route. Moïse : Ma vie se limite à mon travail et à mes deux enfants. À part eux, tout le reste est sans importance pour moi, absolument tout. Je le regarde et il fixait toujours la route sans aucune expression du visage. Cette déclaration en dit peut-être long. On arrive chez eux et je le suis dans la maison, on arrive dans leur salon, y avait tonton Jo et un garçon, qui ressemble plutôt à Moïse sûrement son fils, je ne connais pas ses enfants car il m'a ni envoyé ni montré aucune photo d'eux et par oubli et manque de temps je n'ai rien cherché sur lui sur les réseaux sociaux. Nous : Bonsoir. Tonton Jo : Ah ma fille ! Bonsoir. Je m'approche et prends leur main à chacun, mon beau-père m'invite à m'asseoir et je m'assieds. T.Jo : Tu as vite retrouvé la maison Moï ? Moïse : Oui c'était pas trop compliqué, l'explication était claire. T.Jo : Bien alors. Moïse : Elle est où ta sœur Isaac ? Isaac : Avec mami dans l'autre maison. Moïse : Ok. Viens on les rejoint. Isaac : Non je reste avec papi. Moïse : Comme tu veux alors. Il partait quand son père l'interpelle. T.Jo : Vas-y avec ta femme non ? Moïse : J'y vais à pied. T.Jo : C'est à deux pas d'ici. Elle t'a dit qu'elle ne sait pas marcher ? Isaac : C'est elle que papa va épouser ? T.Jo : Oui, c'est elle. Isaac : Ah. Cet "ah" était plutôt neutre, j'aurais voulu savoir ce que ce jeune garçon de 16 ans pouvait bien sous-entendre. Moïse : On y va Marie. Je m'exécute en le suivant. Il était bien pressé, j'essaie de tenir le rythme. Trois minutes plus tard on arrive dans la maison en question, d'où la voix d'une petite fille raisonnait. Elle : Non papa a dit qu'il va rentrer bientôt ! Je vais pas me coucher maintenant et c'est ici que je veux rester. Hier on a dormi avec papa ici. Moïse : C'est qui qui parle comme ça ? Elle voit son père et vient hâtivement à sa rencontre. Je souris. Ma future belle-mère se tourne vers nous et je m'approche d'elle pour la saluer. - Bonsoir tantie. Tantie Odette : Bonsoir, répondit-elle intriguée. Moïse : C'est elle, Marie. Tantie Odette : Ah je vois. Tu vas bien ? - Oui et vous ? T.Odette : Bien. Moïse : Je t'ai amené ta glace poupée. Sa fille : Paapa ! M'appelle plus comme ça j'ai dit... surtout devant des gens. Moïse : D'accord, je m'excuse ma princesse. T.Odette : Elle n'est pas mal ta fiancée, Moï. Sa fille relève la tête vers moi et me regarde un long moment. Elle tourne la tête vers son père en lui tendant la main. Elle : Ma glace papa. Son père la lui donne et elle se met à le regarder aussi. Elle : Le reste c'est pour moi non ? Pourquoi tu me donnes qu'une ? Moïse : Non je t'ai acheté qu'une, demain on ira en acheter ensemble. Elle : Ok, dit-elle en prenant le chemin pour partir. Moïse : Tu vas où Ana ? Ana : Je monte. Moïse : Ana ! Elle ne répond pas et s'en va, son père la suit. Maintenant dans le salon y'a que ma belle-mère et moi. Elle avait un sourire au coin qu'elle effaça. T.Odette : Assieds toi. Je m'exécute et elle commence à bien me regarder, cette famille ne fait que me regarder depuis que je suis là. Cette dernière après m'avoir scruté me pose des questions. Quand elle finit, elle s'en alla dans l'autre maison. Je me demande si je suis la bienvenue. Après une vingtaine de minutes assise seule dans ce salon, je vois passer celui avec qui je suis censée passer la soirée. Il revient sur ses pas, sûrement parce qu'il venait de me voir aussi. [ Moïse Camara 40 ans Malien Célibataire avec deux enfants Médecin ] Je partais à la cuisine me chercher un verre d'eau quand je m'aperçois vite fait que Marie était au salon. Je reviens sur mes pas. Sans mentir je l'avais à moitié oublié cette femme. - Oh tu as dû t'ennuyer seule ! Désolé. Marie : Non ce n'est pas grave. - Ok, viens je te sers un verre d'eau. Elle se lève et me suit dans la cuisine. - Ça fait longtemps que ma mère est partie ? Marie : Oui un peu. - Ah, mais vas-y assieds toi, fais comme chez toi enfin c'est chez toi. C'est ma maison et vu qu'elle sera ma femme c'est la sienne également, peut-être même qu'elle sera plus la sienne que la mienne. Elle s'assied je lui sers avant de me servir puis je m'installe à côté d'elle et engage la conversation, on commence à réellement converser. Ça se voit qu'elle est très réservée peut-être même trop à mon goût. - Ah j'oubliais ! Je me dirige vers le réfrigérateur et prends deux glace. J'en avais acheté pour nous ainsi que les enfants. - Tiens c'est pour toi. Marie : ...mais non garde la pour les enfants. - Je l'ai acheté pour toi donc prends le. Je saisis sa main, elle me fixe et je place la glace dans sa main. - Vas-y mange. Marie : Merci. Je me réinstalle et attaque la mienne, cette femme n'avait toujours pas ouvert la sienne. - Tu veux que je te l'ouvre ? Elle rigole et je lui souris. Elle dit non mais je la lui prends quand-même et la lui rends après l'avoir ouvert. Elle commence à manger. - Comment on dit déjà ? Marie : Quoi ? - Ah oui je me souviens "fen min kadi denmisenni da a kadi môgôkôrôba fana da." (Ce qui est délicieux à la bouche des enfants l'est aussi à celle des adultes.) Puis je rigole et elle fait pareil, je m'arrête une seconde et l'observe, elle a une belle bouille d'ange cette jeune femme, y'a encore de l'innocence dans ses regards et gestes. J'aime bien son physique. - Attends ! Elle arrête de rigoler et me regarde, j'avance ma main et nettoie délicatement avec mon pouce le coin de ses lèvres. - Y'a de la glace. Ma main est toujours en contact avec son visage, elle relève la tête et mon regard se plonge dans ses yeux. Je retire doucement ma main en caressant son visage, elle baisse les yeux en tournant la tête. Je retire donc complètement ma main. - Tu es belle. Marie : ... - Tu l'es je le répète. Marie : ..merci. - Tu peux me regarder tu sais. Je ne suis pas moche je crois. Elle fait un rire timide, je place ma main sous son menton et relève sa tête. - Je t'intimide ou quoi ? Vas-y lâche toi, je ne suis pas difficile. ... : Papa. Je me retourne et y avait Isaac à la porte. - Oui. Isaac : Mami dit qu'elle t'appelle mais tu ne réponds pas. - Ah oui, mon téléphone est en haut. Isaac : Pour une fois qu'il n'est pas dans tes mains. - Toi ne recommence pas. Isaac : J'ai rien dit pff. - Bref, je vais le chercher. Attends moi Marie. [ Oumou Marie ] Moïse : Bref, je vais le chercher. Attends moi Marie. - Oui. De toute façon où vais-je aller ? Il s'en va et son fils s'avance vers moi et se met à me regarder aussi, je dépose ma glace. Isaac : T'es pas jeune pour mon père ? Surprise par sa question avant que je ne réponde il prit la parole de nouveau. Isaac : Enfin ça ne me regarde pas, c'est ton choix. Donc on doit t'appeler comment ? - C'est comme tu veux. Tu veux m'appeler comment ? Isaac : Ça te dit si je t'appelle "la femme de mon père" ? J'ai fait les gros yeux, ah oui c'est comme ça. Isaac : Tu vois que c'est pas comme je veux, dit-il en rigolant. - En fait tu es un taquineur. Isaac : Hum il se peut. Bref prise de contact fait et le résultat est plutôt bon. Je rigole. À première vu c'est un garçon qui s'en fout de tout vu comment il me regardait. Isaac : Mais crois pas que le tout est gagné. Tu as l'air juste sympa donc j'ai vérifié, la suite on verra. - Ok, on verra. Isaac : Si on a le temps bien-sûr. - Pourquoi ? Isaac : On retourne la semaine prochaine avec ma sœur, c'est la rentrée pour nous. - Ah je vois. Vous ne serez pas là pour le mariage alors ? Isaac : Non. Espérons que le marié aussi soit présent ! - ... Isaac : Je plaisante. Tu peux rigoler. Il se retourne pour partir puis il s'arrête un moment. Isaac : En fait pourquoi tu veux te marier avec papa ? - ... Est-ce que je suis consciente de la réponse à cette question ? Isaac : Quel idiot je fais ! Tu dois l'aimer. Pour l'instant ça serait tôt, on ne se connaît pas. Il n'a pas été avec moi quelqu'un qu'on peut détester mais je ne crois pas non plus avoir des sentiments pour lui. Isaac : Lui par contre il n'aime personne, il semble inhumain je te dis. J'espère pour toi que ça serait différent car c'est un égoïste cet homme. - ... Isaac : Je ne blague pas cette fois-ci. Je le regarde partir. Que dois-je comprendre ici ? Une minute plus tard Moïse vient avec sa fille sur le dos qui rigolait avant de me voir. Ana : Ah elle est toujours là elle ! Moïse : Tu arrêtes toi. Ana : Bref désolée. Moïse : Viens on va partir. On te raccompagne ensemble. - Ok. Moïse : Et je vais me rattraper sur cette soirée. *** Il s'est rattrapé et pas que sur cette soirée mais sur tous les points, on discute plus ensemble au téléphone, il ne prend plus d'éternité pour répondre aux messages et il est bien plus aimable quoique je m'aperçoive souvent qu'il n'est pas totalement intéressé ou peut-être c'est parce que j'ai du mal à le saisir, à saisir son caractère. Des semaines se sont passées et il m'a rendu plutôt contente de me marier avec, il me donne envie de partager ma vie avec lui bien qu'il soit assez mystérieux enfin je ne suis pas loin de l'être aussi vu que je ne laisse rien paraître. J'ai fêté mes 29 ans et lui ses 41 ans, il se trouve que le lendemain de mon anniversaire est le sien donc il m'a invité et on les a fêté ensemble. Il est maintenant assez gentil pour moi. *** Cette fois il n'y a plus de retour en arrière, notre acte de mariage vient d'être signé à la mairie il y'a plus de deux heures. Nous sommes à la réception, au déjeuner, moi seule sur la table d'honneur, mon mari entrain de discuter ça et là, les deux autres mariés (le cousin de mon mari et sa femme) ensemble dans les bras de l'un et de l'autre entrain de faire le tour des tables. Je m'ennuyais vite fait à vrai dire quand Farida, mon amie vint à mes côtés. Farida : T'es bien pensive hein madame Camara. - Mais non. Farida : Mais si. Tu fais quoi même seule ? Vas-y près de ton mari non ? - Je suis fatiguée. Farida : Fatiguée ? Ça n'a même pas commencé. - Sérieux, je veux aller même à la maison, me reposer avant la cérémonie du kounkoli. Farida : Je ne te connaissais pas si paresseuse hein enfin juste un peu. Bon bref on se lève puis tu rejoins ton homme. Elle me traîne avec elle, on part rigoler avec quelques membres de la famille et des amis puis elle me pousse à aller rejoindre Moïse. Il était avec quelqu'un que je pense reconnaître enfin je le reconnais on s'est salué et il s'est avéré être le cousin de Moïse. Il me sourit. Moïse : Oui ? - ..non rien. Il se penche et me parle à l'oreille. Moïse : Tu n'as pas besoin de me coller enfin de venir à moi car je le ferai tout seul si besoin attends donc ce soir. Il finit en souriant et je ne savais plus quoi dire ni que penser de lui ou de ses mots. ... : Moïsé tu sembles bien heureux hein ! Je comprends aussi, c'est l'effet Marie. Je tourne la tête vers Kassim, toujours perdue par Moï. Moïse : N'est ce pas que vous vous connaissez vous ? Kassim : Oui oui, on était dans le même lycée. - Je retourne m'asseoir. Moïse : Oui vas-y. *** De mes premiers approches avec lui jusqu'au jour du mariage je devais comprendre que cet homme n'avait pas trop de temps pour moi, comme il l'avait dit son travail et ses deux enfants sont ce qui importent pour lui. Je l'ai compris quand après notre nuit de noce, après être devenu sa femme dans tous les sens du terme, deux jours plus tard soit le troisième jour de notre kôgnôso en plein jour même, il prit un billet d'avion pour quitter le pays disant pour une urgence. Il m'a en quelque sorte abandonner dans la chambre nuptiale. Cela fait maintenant quatre semaines que je suis installée chez mon mari, et durant ces semaines il m'a appelé que deux fois. Mon beau-père même ne sait plus comment me faire face, il pensait que son fils était de retour pour un long moment. Ma belle-mère après m'avoir accueilli dans ma maison pour juste être présente pour les minansiri et les tilé tan ni duru est repartie rejoindre son fils. En tout, en un mois et une semaine de mariage aucune célibataire n'a rien à m'envier. Ça en valait peut-être la peine que je me marie avec lui ? Cet homme s'en fout de moi, même après m'avoir fait sienne, il ne culpabilise même pas. J'aurais peut-être dû refuser cette prochaine demande. Pourquoi a-t-il demandé à son père de lui trouver une femme pour l'abandonner ? Devant tout le monde je continue d'avoir mon visage souriant alors qu'à l'intérieur cette situation me dépasse car il fallait mieux que je reste célibataire que d'avoir été séduite, charmée par un mari que sur papier pour finir avec un vide car je commençais à avoir des sentiments pour ce type. Épouser une femme et partir sans donner signe de vie, voilà que ma vie est devenue plus triste que je ne l'imaginais. De tel mariage devrait cesser ! [ Eva Madina ] - Arrête de courir ! Ce petit, il ne fait que courir dans toute la boutique. Il veut me faire courir aussi mais il a intérêt à arrêter avant que je ne m'énerve vraiment, j'ai déjà fini mes achats, Dili m'attends chez elle et lui il fait des bêtises tchrr. Je me précipitais à sa poursuite quand je fonce sur un homme. Il me rattrape faisant que sa main se pose sur mon ventre. L'homme : Attention ! À l'entente de cette voix qui me semble un peu familière je relève la tête et vois quelqu'un que j'aurais voulu ne pas croiser. Il me regarde intensément et je retire direct sa main de sur mon ventre et m'éloigne. Ce dernier m'attrape par la main. ... : Attends Eva ! _______________
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