17.

2356 Words
《Then only for a minute, I want to change my mind cause this just don't feel right to me. I wanna raise your spirits, I wanna to see you smile but know that means I'll have to leave.. Lately, I've been, I've been thinking, I want you to be happier. I want you to be happier, so I'll go, I'll go.》 Marshmello ft Bastille "Seulement qu'une minute ensuite, je veux changer d'avis parce que ça ne me semble pas juste. Je veux te remonter le moral, je veux te voir sourire mais je sais que ça signifie que je devrais partir.. Dernièrement, j'ai, j'ai pensé, je veux que tu sois heureuse. Je veux que tu sois heureuse, alors je vais partir, je partirai." _____________ Je laisse doucement échapper un rire, je n'y crois pas. Je regardais toujours devant moi et Eva me souriait, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire aussi, je n'arrivais pas à cacher ma joie. Je mets ma main droite sur le visage. Je rêve ou deviens-je folle ? N'est-ce pas sa voix ? Cette voix que je n'ai pas entendu en direct, c'est-à-dire de vive voix sans téléphone ni rien, depuis longtemps ? Main sur le visage et poignet collé sur la bouche pour cacher mon sourire je tourne doucement les yeux vers la personne, vers elle, elle, ma sœur qui m'avait tant manqué, ma sista d'amour. Elle était partie pour.. attendez que je vous explique que ma tête, mes yeux et mon corps se sont doucement tournés vers la personne qui me fait me perdre, vers cette personne qui me manquait tant, vers cette personne dont l'entente de la voix m'a placée entre ciel et terre, et cette personne n'est nulle autre que monsieur Camara, mon époux. Yafama, Pardon, Sorry, Balma, Perdón pour la blague ? Si je saute dans ses bras est-ce qu'on m'en tiendrait compte ? Un sourire scotché sur le visage et le regard sur lui, j'étais restée à ma place. Je n'oserai pas me tenir là dans ses bras, en plus devant tout le monde, non. Je ne faisais que le regarder saluer et passer s'asseoir à côté, face à moi, mon rire a finit par se faire entendre de tous, on lisait ma joie sur le visage. Gênée, je me lève. - Je vais boire. Maman : Tu vas donner à boire à ton mari ou tu vas boire ? - Je lui donne à boire, oui je vais le faire, j'y vais oui..euh oui.. Eva euh ..c'est où ? Et là j'entends ces deux femmes rire, elles se moquaient de moi on dirait. Moïse : Je n'ai pas soif. Reviens. Sa voix, je l'aime. Il rigolait aussi. Je ne vois pas pourquoi ils rigolent tous. Je m'assieds à nouveau et ne faisais que le regarder même si je voulais détourner mes yeux qui ne cédaient pas, je ne veux pas qu'on imagine des choses. Je ne le dévore pas des yeux. Il est beau en vrai. Mais qu'est-ce qui t'arrive Dily ? On entre dans la voiture après cinq minutes de discussion entre lui et elles mdr. Il démarrait, je le regarde et commence à rigoler de nouveau. Moïse : Tu vas juste rire et sourire ? Je veux t'entendre. Si je parle maintenant c'est sûr que c'est pour bafouiller. Moïse : La cause de ton silence ? - Bafouillage ! Moïse : Anh ? - Ma bouche ne fera que bafouiller, tu ne comprendras rien, attends que je me remette de mes émotions. Moïse : Elle m'aime tant cette femme ! - Plus que tu ne peux l'imaginer. Moïse : Tu parles normal là. _en rigolant - Arrête de te moquer. Moïse : Ok j'arrête. Il me saisit la main et me regarde vite fait. Moïse : Tu m'as manqué, je rêvais de ces retrouvailles. - Moi aussi. Je ne soupçonnais même pas ta venue. Moïse : J'ai fait comme toi. - Tu sais. Moïse : Oui ? - Arrête-toi sur le côté. Moïse : Que je me gare ? - Oui. Il le fait et je le prends direct dans mes bras en me penchant vers lui de sur mon siège. - Je ne pouvais plus m'en empêcher. Merci d'être venu, je suis aux anges je t'assure. Moïse : Je sais. _en me caressant le dos J'essaie de me détacher et il me tenait fermement donc on est resté comme ça encore une minute avant de rependre la route. Sous un air de Sidiki Diabaté qui passait en boucle à la radio dans la voiture on s'approchait de la maison. Moïse : Ne doussoukouni. (Mon petit cœur). Je regarde vers lui et il me fixait en souriant. C'est moi qu'il appelait comme ça ou quoi ? Non je crois que c'est la chanson de Sidiki qu'il disait, parce qu'on écoutait son Ne Nikani, les paroles* qui passaient là lui auraient-elles inspiré ? *Diarabi, i ye ne nikanikani de ye ... Ne Doussoukouni doussoukouni nikanikani de ye.. Moïse : P'tit cœur te va ? Je rigole. Il est sérieux comme ça.. On arrive, il se gare et on rentre dans la maison. Il avait son bras autour de mon cou. Moïse : Quand j'ai foulé le sol de la maison ce matin, si je ne voyais pas que tout était comme quand j'étais parti j'aurais cru me trouver dans une autre maison, je t'assure que j'ai tout de suite été apaisé. Une douceur agréable m'avait accueillie, une délicate odeur d'encens m'emportait, j'ai senti ta présence partout même si tu n'étais pas là et j'ai regretté d'avoir décidé de venir pendant que tu étais sorti car ton accueil à cet instant m'aurait sûrement encore plus comblé et serait bien plus chaleureux que ce que la maison m'avait fourni. Il savait que je passais la journée chez mes parents aujourd'hui. - Tu es là depuis le matin ? Moïse : Depuis 10h, je voulais te surprendre en allant te chercher. J'ai compté les heures, je me retenais comme pas possible et quand c'est enfin arrivé il a fallu un fichu bouchon. - Et ce n'est toujours pas de l'amour ça ? Moïse : P'tit cœur, tu commences à trop parler. Prends-moi juste dans les bras et profite de ma présence. Je ne me fais pas prier mais s'il m'aime qu'il me le dise, je veux l'entendre. Il me reste moins de trois mois avant l'accouchement. Moïse : C'est mieux comme ça. Je veux juste qu'on reste comme ça. - Je dois aller faire le dîner donc pas maintenant même si je le veux aussi. Moïse : Tu te reposes ce soir. Tout est sous contrôle, on a juste à nous enlacer puis au moment du dîner, on se préparera et on ira manger avec tout le monde. Les enfants sont déjà là-bas et ils ne viendront ici que demain. Si tu n'as pas encore remarqué nous sommes seuls, il n'y a personne. La maison n'est rien qu'à nous. ***Quatres semaines plus tard*** Durant deux semaines, Moïse était resté, les enfants n'avaient fait qu'une semaine pour but les cours. Ce séjour avec Isaac et Ana n'était plutôt pas mal vu qu'ils restaient chacun de leurs côtés, je n'essayais pas coûte que coûte de me rapprocher d'Ana, non. Mais je ne l'ignorais pas non plus, je lui parlais souvent et elle me répondait vite fait quand elle n'était pas remontée pour rien et chose incroyable elle m'a souri une fois sans s'en rendre compte, c'est arrivé la veille de leur retour, j'avais dit qu'elle était belle je crois, on venait d'un dîner au restaurant en famille. Quand elle s'est rendue compte qu'elle me souriait, elle a tout de suite changé l'expression de son visage et est montée dans sa chambre. Avec Isaac, c'était bien, on n'avait pas repris la même complicité mais on a pris un bon chemin pour. Et le meilleur pour la fin, avec monsieur Moïse, c'était magique, magnifique, fabuleux et tout leur synonyme. Deux beaux semaines qui m'ont fait oublier les premières semaines dignes de calvaire de notre mariage. Rappelez-moi de souvent oser ! Car si je n'avais jamais pris l'initiative d'aller le rejoindre sous l'influence de ma Eva, on ne serait sûrement jamais arrivé à ce niveau où nous sommes aujourd'hui. Je remercie Dina et mon audace. Franchement j'ai pleuré quand mon mari est reparti. C'est dur cette situation, cette situation d'avoir son mari à des milliers de kilomètres. La vie d'une femme d'émigré n'est jamais facile, trop de manque, trop de pensées, trop de choses. Moi, j'ai même de la chance maintenant que mon homme me considère, qu'il ne m'oublie pas, qu'il m'appelle tous les jours et me mette bien. Je ne vais pas m'attarder sur ce sujet triste car actuellement je suis au baptême des nouveaux bébés de la famille, nos jumelles qui sont entrées dans nos vies y'a quelques jours. [ Emmanuel ] La scène que j'avais devant moi, me faisait penser loin dans le passé. Flashback -Tu as intérêt à ce que ça soit des jumeaux. Eva : Mdr tu es fou. Donc c'est moi qui décide. - En tout cas je veux des jumeaux deh. Eva : On va prier alors. _en rigolant - T'es une quadruplée non ? Donc c'est la moindre des choses que j'attends de toi. *** Je place mes mains sur son ventre. - J'ai hâte de voir ton ventre grossir. Eva : Même moi ! Et encore plus hâte de tenir mon bébé. - Nos bébés, bête. Eva :Aïe. Je l'avais pincé. Elle me donne une tape pour se venger. - Bah quoi ? C'est comme ça que vous excluez les gens. C'est à titre de rappel ce pincement. Eva : T'exclure ? Jamais n'amour. En plus tu vas voir je vais te refiler tous les boulots avec le bébé. - Mdr, les bébés. Eva : Tu es fou mais ok daddy les bébés. _en rigolant - Bah oui, bon vous là les jumeaux vous avez intérêt à être forts et à bien vous tenir parce que votre mère là c'est une fragile donc on ne dérange pas maman. _en parlant à son ventre Fin flashback Elle avait eu des bébés simultanément en fin de compte, des jumelles et non des jumeaux et surtout d'un homme qui le mérite amplement. Je ne méritais pas Eva, ni d'atteindre un tel bonheur avec elle. Je lui étais toxique et dire que je ne le savais pas serait un mensonge de plus de ma part. Je le savais mais l'égoïste que je suis ne voulait pas l'admettre ni lâcher l'affaire. Je les regardais sur l'autel de l'église, j'étais bien loin derrière une porte. Elle était radieuse avec son mari, leurs bébés dans des bras autour d'eux et le prêtre qui s'apprêtait à les baptiser. Depuis ma conversation avec son mari, j'ai commencé à me faire à l'idée de m'éloigner d'elle pas pour cet homme mais pour elle car même si j'ai réagi comme si de rien n'était, à travers ses mots j'ai su que je devais laisser cette perle à celui qui connaissait sa vraie valeur pour qu'elle ne perde pas son éclat et pour ne pas entraver à son bonheur. Je devais laisser là mon égoïsme. Dès que ce dernier était arrivé à sa voiture ce jour là, je l'avais retrouvé pour lui dire qu'ils n'entendront plus parler de moi, du moins pour les importuner, ni de ma femme et que je le faisais pour elle car elle le méritait, elle avait eu son lot de malheur et elle doit être heureuse avec celui qu'elle appelle son "TOUT". Ce mot en lui seul réunit tout ce que je n'étais pas, ne suis pas et ne serai jamais. Je me retournais pour partir quand je tombe nez à nez sur Jean, il était devant moi. Jean : Que fais-tu encore ici ? Tu as déposé ta mère, tu devrais être parti depuis bien longtemps non ? - Pourquoi vois-tu le mal partout ? Essaie de te canaliser un peu, c'est le conseil d'un frère. Je m'en allais et ne t'inquiète pas je l'aime tellement que je n'obstruerai plus jamais à son bonheur. Elle mérite d'être heureuse et c'est ce que je veux. Aurevoir John. Sachez tous que je ne vous importunerai plus, il n'est jamais trop tard de reconnaître ses erreurs et de savoir quand se retirer. Excusez-moi d'avoir été comme je suis. Maintenant je m'en vais de vos vies. J'ai regardé vers Eva, elle souriait radieusement, je souris à mon tour avant de m'en aller. J'ai pris ma voiture et me dirigeais chez moi sur un air de Let her go de Passenger. Et oui je l'ai laissé partir et je ne dois m'en remettre qu'à ma personne. "Staring at the ceiling in the dark Same old empty feeling in your heart Love comes slow and it goes so fast Well you see her when you fall asleep But never to touch and never to keep 'Cause you loved her too much and you dive too deep 'Cause you only need the light when it's burning low Only miss the sun when it starts to snow Only know you love her when you let her go Only know you've been high when you're feeling low Only hate the road when you're missing home Only know you love her when you let her go And you let her go.. " "Regarder le plafond dans le noir Le même vieux sentiment vide dans ton cœur L'amour vient lentement et il va si vite Et bien tu la vois quand tu t'endors Mais ne jamais la toucher et ne jamais la garder Parce que tu l'aimais trop et que tu plonges trop profondément Parce que tu n'as besoin de la lumière que lorsqu'elle brûle Tu ne manques de soleil que lorsqu'il commence à neiger Tu ne sais que tu l'aimes que lorsque tu la laisses partir Je sais seulement que tu es haut quand tu te sens faible Je déteste la route seulement quand tu manques à la maison Tu ne sais que tu l'aimes que lorsque tu la laisses partir Et tu l'as laissé partir.." ________
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD