14.

4258 Words
《Donne-moi l'accord.》 Dadju ft Burna boy. ____________ [ Oumou Marie ] - Al.. Moïse : Je te rappelle. Bip. Il m'a raccroché. Ok, il doit être occupé. .. : même, quand tu rentreras, on verra quoi faire. C'était Cynthia, elle venait de s'asseoir aussi dans le salon, ayant le téléphone à l'oreille. Je fixe ma télé mais décidément elle voulait que je m'intéresse à sa conversation. Cynthia : Mais Moï, tu ne m'as rien dit au sujet de ta décision. Elle parle avec lui ? Cynthia : Dis-moi au moins quoi.. Une vive curiosité m'a fait relever la tête vers elle vu qu'elle arrêta subitement de parler, je conclus qu'il venait de la couper avant de lui raccrocher. Cynthia : Quoi ? Tchrr. J'ai dit quoi moi ? Elle me regardait mal et j'ai tourné la tête et à cette seconde près l'appel de Moïse s'afficha sur mon écran. Je souris. - Oui allô. Moïse : Allô, désolé d'avoir raccroché, j'étais en communication. - Non ne t'excuse pas, ce n'est pas grave. Tu m'avais appelé !? Moïse : Oui, tu fais quoi ? - Rien, juste devant la télé et toi ? Moïse : Je prends une pause. - Ah ok. Moïse : Je voulais te prévenir que je ne rentrerai pas tôt donc si tu avais l'idée de m'attendre, ne te donne pas cette peine. - T'inquiète, je n'y pensais même pas. Moïse : Anh ? Je rigole puis me mets à prendre le chemin de la chambre, l'autre me regardait trop. - Je plaisante, j'y pensais vraiment mais je me demandais aussi l'heure à laquelle tu pouvais rentrer. Mais t'inquiète j'attendrai le temps qu'il faut pour t'accueillir comme il se doit. Moïse : C'est mieux comme ça. - Je croyais que tu ne voulais pas que je me donne cette peine. Moïse : Oui mais.. - Mais tu souhaites voir ta femme t'attendre. Moïse : Par contre, si tu te sens fatiguer tu dors. - Oui. Moïse : Allez bye, prends soin de toi. - Oui, toi aussi. Moïse : Merci. J'attends qu'il raccroche avant de reprendre le chemin du salon. Dans le couloir je croise Ana, elle a rebroussé chemin après m'avoir très mal regardé, je l'ai suivie dans sa chambre. Ana : Sors de ma chambre. - Non. Ana : Maman ! - Tu fais bien de l'appeler comme ça on discutera entre filles toutes les trois. Ana : Tu veux quoi ? Sors. - Ce que je veux, c'est que tu te comportes bien avec moi. Je ne suis pas ton ennemie Ana. Ana : Alors sors de nos vies. - Tu ne m'aimes vraiment pas ? Ana : Non, je te déteste. Ces mots m'ont traversée l'être alors que je n'attendais pas non plus le miracle qu'elle me dise autre chose car je savais déjà qu'elle ne me portait pas dans son cœur mais entendre l'aveu d'une petite fille sur le fait qu'elle te déteste, c'est déchirant. Je ne savais plus où me mettre, comment me reprendre, comment faire face à un mot aussi dur que détester, j'étais entrain de me prendre un v*****t coup. Ana : Si t'es là c'est pour que papa et maman ne se remettent jamais ensemble. Et..et.. Elle s'arrête de parler en intensifiant son regard qui se pose sur mon ventre. Ana : Et tu cherches aussi à faire prendre nos places comme pour maman. Je te déteste, va-t-en ! Comme pour encaisser tout ceci, je respire en passant ma main sur ma bouche puis sur le front. Je ferme une seconde les yeux en prenant mon souffle. - ..Ana, tu sais que tes parents étaient séparés avant même que je n'arrive, n'est-ce pas ? Ana : .. - N'est-ce pas que tu le sais ? Ana : Va-t-en. - Je ne prends la place de personne et personne ne va prendre vos places, à toi et à ton frère. Votre père vous aime énormément. Ça ne te plairait pas d'avoir des petites sœurs ou des petits frères avec qui jouer ? Ana : Non ! MAMAN ! - Tu es sûre ? Parce que c'est génial d'avoir des petites sœurs surtout que vous serez des.. Ana : MAMAN ! JE LE DÉTESTE TON BÉBÉ ! SORS ! Franchement je ne sais plus que faire, Ana n'est pas le genre d'enfant qu'on amadoue. J'essaie de prendre sa main et elle la retire hâtivement puis se mette à me repousser. Sa mère entre et court vers elle, Ana s'agrippe à Cynthia en commençant à pleurer. Ana : Je veux qu'elle s'en aille. Cynthia : Qu'as-tu fait à ma fille ? - Je voulais juste lui parler. Cynthia : Ah oui lui parler ! Pour lui dire quoi anh ? Que cherches-tu donc à faire ? - À m'entendre avec ma fille, voilà ce que je cherche à faire. Cynthia : Ce n'est pas ta fille. Ok ? - En fait toi Cynthia tu cherches quoi ? Tu n'as toujours pas trouvé d'appart ? Pourquoi c'est maintenant que tu veux récupérer Moïse ? Il a fallu qu'il se marie pour que tu t'intéresses de nouveau à lui ? Cynthia : C'est toi qui es venue te mettre entre nous. - Le "vous" là était et est de l'histoire ancienne donc tu devrais avoir honte de vouloir être ici. Cynthia : C'est toi qui dois avoir honte à créer de force une famille qui n'est pas la tienne. - Déjà je ne force rien, tout se fait naturellement et si Ana ne veut toujours pas de moi, ok pas grave, c'est son droit et je vais le respecter mais par contre je ne cesserai pas pour autant de la considérer. Cynthia : Elle n'a pas besoin de ta considération. - Pas tant qu'on vivra ensemble. Crois-moi le mieux pour tous c'est l'entente. Tu es assez mature pour savoir ce qui est bien et mal, et sans te manquer de respect je crois ne pas avoir besoin de te rappeler que c'est mal de vouloir te mettre entre un couple marié mais vas-y comme je te l'ai déjà dit fais-toi plaisir, de mon côté je ferai pareil. Suite à mes paroles je sors de sa chambre et me dirige dans la cuisine me servir un verre d'eau. Tout le temps je me dis me préoccuper que de Moïse mais je n'y arrive pas, je veux m'entendre avec ses enfants, je ne veux pas qu'il y ait des tensions entre eux par ma faute. Et voilà déjà Ana qui pense que je cherche à prendre leurs places comme si cela était possible, aucun enfant ne peut prendre la place d'un autre pour les parents. Je finis mon verre et me dirigeais vers notre chambre quand j'ai changé de direction vers celui d'Isaac. Sur un coup de tête, j'ai ouvert la porte sans penser à taper. - Isaac ? Mais qu'est-ce que tu fais ? Isaac : Azy sors de ma chambre. Tu fais quoi ? J'ai été lui arracher ce qu'il fumait, l'odeur de la fumée m'étant insupportable j'ai commencé à tousser et Isaac non plus ne voulait pas renoncer à son poison, il se débattait pour me le retirer. Je commençais à me sentir mal à cause de l'odeur mais j'étais déterminée à ne pas céder. - Tu te détruis et je ne vais pas te laisser faire. Isaac : Et en quoi ça te regarde ? Tu as fini de faire les yeux doux à mon père ? Quoi il te met bien là mai.. - ISAAC ! Je ne te permets pas, Ok ? Isaac : Ne crie pas dans mes oreilles et donne-moi mon splif, m***e ! - Non, quand tu reprendras tes esprits on parlera. Je m'apprêtais à sortir quand il force pour arracher et je ne me laissais pas faire, on se débattait encore quand Cynthia et Ana ont débarqué dans la chambre, je lui disais d'arrêter que je ne céderai pas et d'un mouvement brusque Isaac m'arrache sa cigarette en me poussant fortement ce qui me fait me cogner la tête sur le bord de sa table en tombant. Mes yeux se ferment intensément sous le coup de la douleur et par réflexe mes deux mains se glissent sur mon ventre, de justesse je ne suis pas tombée sur le ventre puis je mets la main gauche sur le front du côté où je me suis cognée tout en me relevant doucement à l'aide de ma main droite. Les trois autres ne faisaient que me regarder, les enfants sans savoir quoi faire et Cynthia l'air intrigué. Isaac : Je n'ai rien fait, je n'ai rien fait maman. Il semblait apeuré et sa mère essayait de le rassurer. Isaac : Je lui avais dit de me le donner, dit-il avant de partir en courant. Cynthia : Isaac ! Cynthia sort de suite pour sûrement le rattraper et la petite Ana était toujours sur place à me regarder avant de courir aussi. Je m'en vais rejoindre notre chambre tout en massant mon front pour qu'il ne se forme pas de bosse, ça me faisait vraiment mal, je m'étais cognée pas qu'un peu mais avec fracas. En rejoignant le lit, le fait d'avoir inhalé cette fumée et la douleur du cognement me faisait vaciller, ma tête tournait et sans que je ne sache comment j'étais déjà sur le lit, je venais d'y tomber en plein ventre. .. : Tu voulais gagner quoi en jouant le rôle du Bon Samaritain ? Cynthia m'avait poussé. Je me redressai sur le lit. Elle avait de la colère dans ses yeux et la tonalité de sa voix faisait bien l'entendre. Cynthia : N'est-ce pas une ruse pour tourmenter mes enfants ? Déjà Ana maintenant Isaac. Quoi ? Tu cherches à le faire perdre, à le mettre mal avec son père ? J'imagine déjà que tu vas lui raconter la scène et faire la victime alors que c'est toi qui es allée le chercher dans sa chambre. Je t'assure que s'il arrive quelque chose à mon fils vu son état ça serait de ta faute, toi et toi seule. Tu seras la seule coupable et je te ferai la misère. Tout ce que je voulais c'était l'aider, je ne prévoyais pas qu'il serait v*****t avec ce qu'il fumait, je ne voulais pas que les choses se passent comme ça et encore moins à le faire fuir tout apeuré. Cynthia : Je te préviens tu t'éloignes de MES ENFANTS ! JE T'INTERDIS DE TENTER QUOI QUE CE SOIT D'AUTRE AVEC EUX, SALE PROFITEUSE DE m***e. PLUS JAMAIS TU NE T'APPROCHES D'EUX, RESTE DANS TON COIN C'EST MIEUX SINON JE NE RÉPONDRAI PAS DE MOI. Elle s'en va en claquant la porte de manière à me faire sursauter, je prends ma tête entre les mains et mes larmes se mirent à couler sans que je ne sache comment. Il suffit de rien pour que tout parte en vrille, y'a juste quelques minutes que je rigolais avec Isaac. La tournure des événements eurent raison de moi, je déteste faire du tort et là je vois que c'est ce que je viens de faire en voulant faire du bien. Je me sentais encore plus mal en plus de la douleur que je ressentais, de la chaleur me montait dans tout le corps et les larmes coulaient toujours, ma tête se mit à doucement se poser sur l'oreiller et à l'espace d'une seconde je perdis toute notion.. [ Moïse ] - Non je ne rentre pas, comme je l'ai dit on finira ce travail ensemble. Attendons que la patiente se réveille. Rachid : Je croyais t'avoir entendu dire ce matin que tu ne ferais plus d'heures supplémentaires. - Oui mais je ne peux non plus pas arrêter du jour au lendemain. J'en ai déjà parlé au supérieur. Rachid : Déjà ? - Oui et on essaie de voir comment s'arranger. Rachid : Ah oui tu as fait vite, il t'est arrivé quoi ce week-end ? - Qu'est-ce qui peut m'arriver ? Tu es dérangé. Rachid : Ah pour que tu attaques la semaine comme ça avec de nouvelles résolutions et que tu portes cette alliance que je n'avais plus revu depuis ton retour. Il t'est forcément arrivé quelque chose. - Et pourtant rien, juste que je réalise certaines choses. Rachid : Moi je te dis que tu t'es sûrement pris un coup, un coup de foudre quand ta femme t'est tombée dessus comme ça à l'improviste. - Vous délirez trop vous les sénégalais. Rachid : Oui c'est ça. En tout cas, elle a l'air bien et je vois que tu m'avais raconté n'importe quoi sur elle. - Vas-y la ferme, je ne la découvre que maintenant aussi. Rachid : Hum que maintenant ? Donc tu veux me dire que pendant tout ce temps.. - Je n'avais pas son temps. Rachid : N'importe quoi toi, tu maries et engrosses l'enfant des gens et tu n'as pas de temps pour elle. - Tu parles trop Rachid. Je tourne la tête et vois mon téléphone qui s'éteint, je le prends, je venais de manquer l'appel de Cynthia et pas qu'un seul appel d'ailleurs. Au moment où je m'apprêtais à lancer, son appel s'affiche de nouveau. - Qu'y a-t-il ? J'avais dit plus tard. Cynthia : C'est Isaac, je ne le retrouve pas, je le cherche depuis tout à l'heure mais rien. Viens s'il te plaît. - Calme-toi, il ne doit pas être loin. Appelle le, il doit sûrement traîner dans le quartier. Il n'est que 19 heures et tu le connais. Cynthia : C'est qu'il n'était pas bien, il est sorti presqu'en s'enfuyant tout apeuré, il venait de se disputer avec cette satanée Marie et ..et il avait fumé d.. - QUOI ? Il avait fumé de la d****e c'est ça ? Cynthia : Ne te fâche pas s'il te plaît, retrouvons le au plus vite, il ne va pas bien.. - J'arrive. _en raccrochant Rachid : Qu'est-ce qui se passe ? Je prends mes clés et me dirige vers la sortie. - J'ai une urgence. Au bout de quelques minutes de trajet j'arrive à la maison, Cynthia me tombe dans les bras tout en balbutiant des mots. - Tu n'exagères pas un peu ? Il ne lui est rien arrivé, il recommence juste ses bêtises et ce n'est pas comme ça qu'on réglera le problème donc reprends toi. Cynthia : Tu ne comprends pas, tu n'as pas vu comment il était, la peur dans ses yeux parce qu'il croyait avoir fait mal à cette pimbêche que tu appelles femme. - Lui faire mal comment ? D'ailleurs c'est quoi cette affaire de dispute entre les deux ? Cynthia : Demande la comment elle a fait pour le chercher. Je ne dis rien et pars retrouver Dily dans la chambre, elle dormait. Je me disais tantôt qu'elle avait bonne mine quand je vis des traces de larmes séchées sur son visage. Je me mets donc à la réveiller mais rien. - Dily ? Je dépose mes clés et tapote ses joues mais toujours rien. Je cours me saisir d'eau dans la salle de bain et la réveille avec. Elle ouvre doucement les yeux en prenant sa respiration, elle tousse puis pose les yeux ailleurs que vers moi. Je crois qu'elle s'était évanouie, j'avais eu peur pendant un centième de secondes. Et dire que je m'attendais à la voir m'accueillir toute radieuse. - Qu'est-ce que tu as ? Ça t'arrive de souvent t'évanouir ? Je pose ma main sur son front dont la température était plutôt bonne, ma main en glissant constate une bosse et je tourne son visage vers moi puis je la vois. - Comment tu t'es faite ça ? Marie : .. - Marie ? Marie : ..je suis tombée. - Tu es tombée ? Et comment ? C'est en rapport avec ta dispute avec Isaac ? Marie : Dis-moi il est rentré ? - On le cherche actuellement. Que s'est-il passé ? Marie : ..je suis désolée, je voulais juste qu'il arrête de consommer ce joint. J'aurais dû m'y prendre autrement. Cynthia : Ou juste t'occuper de ce qui te regarde. ***Deux heures après, 21h09*** - Ok merci. Je raccroche. - Il n'est pas non plus là-bas. Cynthia : Tout ça c'est de sa faute. - Ça suffit maintenant. Cynthia : Non, ça ne suffit pas. Elle se ruait sur Dily quand je l'ai arrêté. On était tous dans le salon. - J'AI DIT ÇA SUFFIT ! Cynthia : .. Ana : Papa.. - Pas maintenant. Ana : .. - Tu arrêtes tout ça, tu crois que c'est le comportement à prendre ? En plus devant Ana ? Cynthia : Je ne veux plus la voir près de mes enfants c'est tout. Ordonne la de bien se tenir loin de nous. Mon téléphone sonne et je le prends, je venais de savoir où était Isaac. J'ai été le récupéré, il était devant l'hôpital, c'était Rachid qui l'avait vu en rentrant. Je ne lui ai rien dit, j'attends qu'on rentre et qu'il reprenne ses esprits pour bien le réprimander. Quand on franchit le seuil de la porte, on assiste à une scène que j'aurais dû prévoir connaissant le tempérament de Cynthia.. je ne devais pas la laisser seule avec Marie mais la réaction de cette dernière m'a étonné à un tel point que ça m'a touché. Au moment où l'on pénétrait la porte d'entrée Cynthia giflait Dily sur sa joue gauche et quand je me précipitais vers les deux, Dily lui tendait sa joue droite. Cynthia : .. Tout le monde s'était tu à la vu de ce geste, je reprends mes esprits et me place devant Cynthia en saisissant doucement la main de Dily pour la mettre derrière moi comme pour la défendre alors qu'elle avait déjà su comment reagir. - C'est la première et la dernière fois que tu oses la frapper ! Cynthia : .. - Compris ? Cynthia : .. - Compris oui ou non ? Cynthia : ..oui. - Bien. Allons Dily. Je prends donc le chemin de notre chambre avec elle, toujours ma main dans la sienne. On rentre et je la fais asseoir sur le lit en me mettant à son niveau tout en face. - Laisse-moi voir ta joue. Je tiens son visage par le menton et la scrute. - Ça va ? Marie : oui. - Et ça ? Dès que je touche la bosse elle émet un aïe en prenant mon bras, j'ai compris que ça lui faisait mal. - Attends que j'y mette quelque chose. J'ai été prendre une crème et je la mettais dessus avec soin comme il le faut. - Dis ? Marie : oui ? - Tu pleurais pourquoi ? Marie : ..je ..je vous ai causé du tort. Je rigole. - Tu as voulu juste bien faire, tu ne vas pas t'en prendre la tête quand-même ? Marie : Je suis désolée Moïse. - Ne t'inquiète pas. Vas-y, on va manger et je te donne un comprimé pour la douleur. Marie : Je n'ai pas faim. - Comme toujours, mais tu vas le devoir, j'ai peur pour mes enfants moi. Marie : .. - Et je te veux en pleine forme aussi donc je ne veux pas arriver à table sans te savoir derrière moi entrain de me suivre. Je la vois me regarder, je lui souris et me relève pour partir puis je reviens sur mes pas, tiens sa nuque et lui fais un bisou sur le front avant de repartir. [ Oumou Marie ] Durant tout le reste de la nuit, il a été tendre avec moi, il était au petit soin parce que je n'avais pas le moral. Si on m'avait dit que Moïse pouvait devenir aussi doux comme un agneau, surtout délicat dans ses gestes avec moi, je ne l'aurais jamais cru. Depuis hier, je le vois d'une autre manière qui ne me fait que l'aimer davantage. Si j'ai réussi à avoir des sentiments pour lui alors qu'il m'était indifférent, imaginez comment deviennent mes sentiments maintenant qu'il est attentionné. Cette nuit j'ai dormi plus près de lui que jamais, et je me suis réveillée dans ses bras. La journée a débuté bien et près de dix heures il m'a fait venir à l'hôpital pour voir une gynéco pour faire un bilan sur ma santé, vu ma chute de la veille. Et il voulait aussi assister au moins à une échographie de ma grossesse car ce n'était pas possible du moment où on habite dans deux continents différents. Durant l'échographie, lui il était émerveillé en voyant nos bébés et moi en le regardant lui dans son émerveillement. On va avoir une fille et un garçon. Après la visite chez la gynéco, on a pris le déjeuner ensemble dans un restaurant près de l'hôpital puis il m'a raccompagnée à la maison. Aux environs de quinze heures moins, je fus surprise de le voir à la maison. On a passé l'après-midi devant la télé dans la chambre, à regarder des anciennes épisodes de La Casa de Papel. Il n'arrêtait pas de me prendre la main et de la caresser, il ne voulait pas la lâcher et je n'en voyais pas non plus d'inconvénients. Un moment après, près de deux heures, mes paupières se sont alourdies et je me suis endormie sans savoir comment. Quand je me réveillais il était presque vingt heures, je me suis coulée un bain avant de rejoindre tout le monde dans le salon, je salue juste et m'en vais dans la cuisine pour boire. Je tiens vraiment à me tenir éloigner, cette fois-ci il n'est pas question que je passe en outre de ce que je m'étais dite c'est-à-dire me fixer que sur mon mari. Et en parlant de lui il venait tout juste de se mettre derrière moi à me parler dans le cou. Moïse : Je t'ai déjà dit que j'aimais l'odeur de ton parfum ? Je rigole et il me fait tourner vers lui. Moïse : Sinon, je te le dis maintenant. J'aime beaucoup. - Merci. Moïse : Alors bien reposé ? - Oui, très bien. Moïse : Tant mieux, vas-y dîne et prends des forces. Je reste là pour te surveiller, gare à toi si.. .. : Papa ? Moïse : Oui chérie. Moïse : Bon je t'ai à l'œil de là-bas. Sache que j'ai des yeux partout donc tu finiras ton assiette. Je rigole et il s'en va répondre à l'appel d'Ana et je me sers quelque chose. Pendant que je mangeais, Isaac passe et n'osait pas relever la tête pour me regarder, il me demande de l'excuser puis s'en va de suite sans attendre de réponses de ma part. Vers vingt-trois heures, Moïse me rejoint dans la chambre pour définitivement rentrer, je discutais sur w******p avec quelques-unes de mes sœurs, Eva et Farida aussi, ce sont mes sœurs aussi. Plus tôt dans la soirée j'avais pris les nouvelles de mes parents et de mes beaux-parents, ma belle-mère m'a demandé si je comptais déménager comme ça, je lui ai rassuré que je rentrais samedi. .. : Tu fais quoi ? - Je discute avec mes sœurs. Moïse : Tu en as beaucoup à ce que j'ai compris. - Mdr oui. Moïse : Hum ok. Il s'assied à côté de moi sur le lit. Moïse : Tu rentres samedi ? Tu ne m'as rien dit. - Oui, j'ai oublié de te le dire, désolée. Moïse : Ce n'est pas grave mais tu ne me donnes même pas le temps de profiter de ma femme. J'enlève mes yeux de sur l'écran de mon téléphone. - Tu auras tout le temps quand tu me retrouveras au pays. Moïse : Ça risque de prendre des mois ceci. Je remets les yeux sur l'écran. Moïse : Au moins deux mois. - Alors on est mardi, samedi reste encore loin. Et d'un geste je vois mon portable retiré de mes mains et Moïse à moins d'un centimètre de moi. Moïse : Donc je ne compte pas perdre de temps, si tu le permets. Sans que je ne dise quoique ce soit, il était déjà entrain de m'embrasser. ***Deux jours plus tard, jeudi, 18h45*** .. : Vu que tu es là ce mois-ci tu veux que je te donne l'argent en espèces ici ou ? - Tu peux le mettre sur le compte. Moïse : Ok, je te l'envoie demain. Je te laisse cuisiner ne mousso. (ma femme) Je rigole et il me quitte en souriant après m'avoir fait la bise sur la joue vite fait. Je vois Cynthia entrer dans la cuisine. Cynthia : Comme ça madame est une vraie profiteuse. - .. Cynthia : Ça ne m'étonne pas. Rien qu'à te voir on peut tout de suite imaginer que tu es avide d'argent. Imagination oui ! Mais je ne gâcherai pas ma salive. - .. Elle reste à parler pendant encore une bonne minute mais je ne fis pas cas. Cynthia : Très bien, je vois que tu as appris la leçon de t'éloigner. - .. Cynthia : Ignore moi comme tu veux, j'ai juste hâte de te voir partir pour ne plus avoir à voir ta sale tête. Et ne t'inquiète pas Moïse est dans de très bonnes mains. Ne la calcule pas Dily ! Prends sur toi comme tu le fais si bien. **19h27** Je rentrais récupérer mon téléphone dans notre chambre quand j'y sortis de suite après y avoir mis les pieds, la scène que je venais de voir m'a durement pincée le cœur. ___________
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