— Allons ! Vous avez vos petits-enfants, et surtout votre petite-fille, Alicette. Vous l’adorez, je le sais, vous ne me parlez que d’elle. Elle sent le vieillard embarrassé. Bien sûr qu’il savait qu’il allait devoir affronter ce genre de question, mais sans doute avait-il l’intention de le faire à sa manière. Cette demande directe de Marie Lagagne le prend de court. — Hum, Alicette… elle nous a bien déçus… Le nous implique l’ensemble de la maisonnée Vergnal et donne à Marie une idée de l’ambiance lourde et pesante qu’il doit y régner. Les repas doivent y être sinistres. Entre Jean qui habituellement ne dit pas grand-chose, Raymonde qui, en tant que mère, doit se sentir coupable de ne pas l’avoir surveillée et le vieux qui rumine sa rancœur… Pauvre petit Paul ! Elle se dit que la prochai

