Marcher dans la pénombre, sans lampe, n’est d’ailleurs pas une mince affaire : car si à vélo on peut rouler sur une bouse de vache et n’encourir ainsi que les foudres de sa grand-mère : « Ça empeste ! Où as-tu été courir ? Ce n’est pas possible, tu rentres dans les étables, par ma foi ! », à pied, on prend le risque de glisser dedans et de s’en mettre plein le fond de culotte ! Faute de clôture, la plupart des paysans rentrent leurs vaches à la tombée de la nuit. À l’arrivée, celles-ci, se délestant sans doute d’un trop plein d’herbes, lâchent de longs chapelets de bouses dans les rues du village, rendant ces dernières dangereuses ! Personne n’en fait état car « c’est comme ça depuis toujours ». Sa grand-mère, qui l’attend et qui le voit arriver en tirant son vélo, s’inquiète : — Qu’est

