* * * Ce n’est que quelques jours après ce « haut fait » que l’adjudant Pierre Malaigne se présenta enfin devant la maison de Marie Lagagne. Il avait encore une fois laissé le jeune en faction, mais lui avait fait jurer de ne plus faire de zèle ! Lui, comme à son habitude, il traversa le village, de son pas tranquille, les mains glissées sous le ceinturon. Comme il est 5 heures, Pierrot est devant la maison en train de jouer sur son vélo bleu, tandis que Marie Lagagne, « toupine » comme elle dit dans sa cuisine. — Bonjour Pierre ! lance Pilepoil. Ça se passe bien les vacances ? — Bonjour, heu… Monsieur. Oui, oui. Pierrot se demande soudain si son vélo est en règle… La Marie a entendu et reconnu la voix, elle s’est mise sur le pas de la porte. « Manquerait plus qu’il rentre ! Que dirai

