— Alors comme ça, vous avez eu la visite des gendarmes ? — Décidément, on ne peut rien garder pour soi ! Je ne l’ai pourtant raconté à personne. — Il n’y a que moi qui sois au courant, puisque moi aussi j’ai eu la visite du grand Pilepoil, qui me l’a dit. Marie a décidé de ne pas finasser avec le vieux, car elle le sait bien plus malin qu’il n’en a l’air. — Ah ! c’est vrai… Pilepoil ! C’est comme ça qu’on l’appelle celui-là… Il a l’air bien brave, mais ne doit pas être si bête que ça ! — Oui, c’est aussi mon avis. Mais était-ce une raison pour lui dire tout ce que vous avez vu ? Ça peut faire des histoires ? Parfois on fait battre des gens pour moins que ça ! — Oh, ça oui. Mais certains, il ne leur faut pas grand-chose… et avec les gendarmes il vaut mieux dire les choses que vouloir

