CHAPITRE 6

1344 Words
POV DE MÉLANIE Je me réveille, le corps en compote, je n'ai aucune envie de sortir de mes draps. C'est après avoir reconnu les lieux que tout se met en place dans ma tête : je suis chez Donovan. Le petit-déjeuner… m***e, moi qui pensais que l'essai se passait bien et que j'avais mes chances. Après un brossage de dents rapide et un rinçage du visage, je descends précipitamment et croise Donovan. Armé d'une poêle, il venait de faire sauter ce qui semblait être un pancake, qui, après un élégant retournement, est retombé dans la poêle. Allait-il me punir pour l’avoir laissé cuisiner ? Bien que ses punitions ne soient pas désagréables, je me surprends à sourire sans m'en rendre compte. . _ À quoi penses-tu, Mélanie ? Mon nom prononcé de cette manière me semblait étrange, peut-être parce que, contrairement à la plupart des gens qui m'appellent Mel, il l’utilisait en entier. — Euh... rien, monsieur. — Nouvelle règle , lorsque je t'appelle Mélanie, tu peux me dire ce que tu veux, il n'y aura pas de conséquences. Tu es libre de t'exprimer. — D'accord, monsieur. — Alors viens manger, Mélanie. POV DE DONOVAN Cette règle était inédite. J'avais toujours veillé à établir une certaine distance entre mes partenaires et moi, afin qu'elles comprennent que notre relation se limitait à un cadre strictement sexuel. Il était rare qu'elles partagent un repas avec moi, et lorsque cela arrivait, c'était pour les récompenser. Cependant, cette jeune femme m'agréait particulièrement. J'avais envie de découvrir sa vie, son parcours. _ Alors, Mélanie, parle-moi de toi. Sa surprise se lisait sur son visage comme dans un livre. J'aimais bien ses mimiques, la façon dont ses yeux sortent de ses orbites lorsqu'elle est surprise. Comment elle humidifie ses lèvres avant de parler, comment elle gémit lorsque je la pilonne, comment ses petits doigts s'incrustent dans ma chair lorsqu'elle jouit. _Alors, je veux être juriste fiscaliste. J'adore cuisiner et manger. J'adore aussi les mangas. _ Quoi ces dessins animés japonais ? Elle reposa ses couverts et me lança un regard indigné. _ Monsieur, les mangas ne sont pas des dessins animés, affirma-t-elle, prête à s'exprimer avec véhémence si je tentais de la contredire. _Tu aime bien ma bite, Mélanie, dis-je. Elle se mit à rougir, une nuance que j'aimais particulièrement voir sur son visage. _Oui... mon... monsieur, murmura-t-elle doucement. _Parle plus fort, je n'entends rien. tu avais une bien plus forte voix hier dans la chambre. Elle a rougi encore davantage, ce qui réveilla mon membre _Oui, monsieur ! _Et vos parents ? Ce genre de détail n'était pas mentionné dans son dossier, car, contrairement à elle, je n'accordais aucune importance à la filiation de mes autres soumises. _Ils sont décédés. Merde, je venais de jeter un froid, elle se referma tout de suite comme une huître. _Moi aussi mes parents sont décédés, dans un accident de voiture. Ça, tout le monde le savait, ça avait fait la une. Ce que personne ne savait, c'est que j'étais aussi dans la voiture. _Mon père est mort d'une cirrhose du foie et ma mère d'un cancer. Merde, pauvre enfant, je n'aurais pas dû aborder le sujet. Mais au moins, je savais. _Je suis désolée, Mélanie. POV DE MÉLANIE Ah non, c'est moi qui suis désolé, Donovan Carlson. Quand j'en aurai fini avec toi, tu sauras ce que c'est que de souffrir. J'en avais trop dit sur mes parents, j'aurais dû mentir. Il ne pourra jamais savoir la vérité. Moi-même, j'avais dû me faire passer pour quelqu'un d'autre pour obtenir des réponses. _ Et si on prenait notre bain ensemble ? dit-il avec un sourire. Je ne pus m'empêcher de sourire aussi. Comme il m'avait habillée la veille, il me déshabillait. Nous quittons la baignoire pour prendre la douche. Le robinet au-dessus de nos têtes laissait couler l'eau à travers ses nombreux orifices. Dans mon dos, il ne cessait de titiller mon cou ; il venait de me claquer les fesses. Il me retourna et mon mètre cinquante se transforma en mètre quatre-vingt-dix, car il venait de me soulever, mettant nos têtes à la même hauteur. Le temps semblait s'être arrêté. Il se rua sur mes lèvres et les engloutit. Il demanda l'accès à ma bouche, que je lui donne. Il s**e doucement ma lèvre inférieure ; j'ouvre les yeux lorsqu'il lâche ma bouche, puis me donne un regard perdu avant de se reprendre. Il venait de me pénétrer. Il reprit à nouveau mes lèvres, m'empêchant de gémir ; je le faisais dans sa bouche. Il enferma mon cou de sa main , pour intensifier notre b****r. Je venais de jouir, pas lui , mes cuisses tremblaient déjà. Enfin, il venait de jouir. _J'aimerais bien te b****r encore et encore, mais j'ai peur d'abîmer ta jolie chatte. Dit-il, essoufflé contre mon oreille. Lorsqu'il me fait descendre, j'ai les jambes en coton. Heureusement qu'il le remarque et me soutient. Il me douche toujours avec délicatesse. Je n'ai pas vu le temps passer, il est déjà 11 h quand nous sortons de la douche. — Je veux manger de la viande. — D'accord, monsieur. Il s'approcha de moi et m'embrassa avec douceur avant de disparaître derrière la porte, sûrement pour aller dans son bureau. C'était quoi ce b****r ? Il embrassait aussi bien qu'un dieu. Cet homme savait tout faire, ma parole. POV DE DONOVAN Non, non, non, non, non, non ! Ce sont les seules pensées qui remplissaient mon esprit : pourquoi l'ai-je embrassé ? Cette femme devait être une sorcière. C'était une limite que je n'avais jamais franchie avec mes 17 autres soumises. Et le pire, c'est que j'ai adoré. Je ne voulais plus arrêter une nouvelle transgression de plus pour elle. Il fallait qu'elle parte pour que je puisse bien réfléchir, me mettre les idées au clair. Je commençais même à me demander si c'était moi le dominant ou elle. J'ouvre ma boîte mail pour consulter mes messages, rien de nouveau. Je réponds à deux ou trois messages, je passe quelques appels. Je peux déjà sentir la bonne odeur du steak frit. J'entends quelqu'un frapper à ma porte. _Entrez. _Monsieur, le repas est prêt, c'est meilleur chaud. Je hoche simplement la tête pour signifier que j'ai compris, mon téléphone à l'oreille. Je n'écoutais plus mon interlocuteur, son parfum avait eu le temps de s'infiltrer et de rester, malgré le fait qu'elle soit partie. _Donc, tu as pris une cuisinière. Merde, j'oubliais que je parlais avec mon petit frère, il avait sûrement entendu sa voix. _De quoi je me mêle ? À plus. Je mets fin à l'appel immédiatement, malgré ses objections. Mon repas était prêt et elle m'attendait debout. _ Vous pouvez aller manger dans la cuisine. Je constate à son expression qu'elle s'attendait à partager le repas avec moi. Sans dire un mot, elle se prépara une assiette et disparaît dans la cuisine. Je prenais cette décision pour son propre bien ; si elle avait encore été dans mon champ de vision, je n'aurais pas pu me contenir et l'aurais prise sur cette table, elle avait déjà suffisamment fait ce week-end. Je devais garder à l'esprit son inexpérience et sa condition physique. Elle devait être épuisée. De plus, lundi, elle avait cours. Je devais lui laisser du temps également pour ses cours et ses révisions. Le repas fini, je lui ordonne de faire une petite sieste. Une heure plus tard, quand je vais vérifier, elle dort déjà. Je m'occupe de ranger la cuisine et de mettre les assiettes dans le lave-vaisselle. Elle se réveille trois heures plus tard et se prépare déjà à partir. Conformément à notre accord, elle devait rentrer chez elle dimanche à 16 heures. _ Très bien, Mademoiselle Porter, je vous souhaite un bon retour. Je vous appellerai avant la fin de la semaine pour vous communiquer le verdict. C’est tout ce que je lui dis avant qu’elle ne quitte la maison, sous les aboiements de Reina, qui semblait peut-être réticente à la voir partir. Je la suis des yeux jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans la voiture.
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