Chapitre 14 Amyliana L’air extérieur me fait stopper net dans ma course pour fuir ce lieu que je hais tant. L’air chaud ne sèche pas mes larmes, il ne les calme pas, il ne fait que les accentuer. Je ne parviens plus à parler, je ne parviens plus à respirer, je crois que je suis en train d’agoniser sur le trottoir qui longe la prison. Comme si le temps s’était mis en accord avec mon état d’esprit, comme s’il avait vu à quel point se joue en moi la plus grosse tempête émotionnelle de ma vie, l’orage se met à gronder, les nuages noirs sont poussés par le vent qui se lève soudainement. Je tremble, je m’adosse contre le mur de vieilles pierres alors qu’April me lâche la main pour rejoindre Adrian, assis à quelques mètres de nous, sur un banc délavé par le temps. Dans un mois… Dans moins d

